Mali (Q&R- Extrait du point de presse - 6 septembre 2012)



Q - L’annonce par un diplomate français d’une demande malienne d’intervention de troupes ouest-africaines pour libérer le nord du Mali n’a pas été confirmée par Bamako et la présidence ivoirienne affirme même que le Mali a requis l’aide de la CEDEAO mais pas le déploiement de combattants étrangers. À votre connaissance, Bamako a-t-il explicitement demandé une intervention de troupes de la CEDEAO ? La prochaine étape va-t-elle se dérouler devant le Conseil de sécurité ?

R - Le Secrétaire général de la présidence malienne a confirmé la requête formelle du président Traoré aux pays de la CEDEAO, en vue d’une action concertée pour aider l’armée malienne à lutter contre le terrorisme et à reconquérir le Nord du pays. Cette demande constitue une étape indispensable pour que le Conseil de sécurité des Nations unies autorise une opération de stabilisation au Mali. Le Conseil de sécurité, dans sa résolution 2056 sur le Mali, s’est déclaré prêt à examiner plus avant un appui de la CEDEAO à la stabilisation du Mali une fois les objectifs, moyens et modalités de déploiement précisés.

Le 26 septembre prochain, une conférence de haut niveau consacrée au Sahel, présidée par le Secrétaire général des Nations Unies et destinée à accroître la mobilisation internationale, se tiendra en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. La France y participera.