Villes sans bidonvilles au Maroc



  • Subvention : Agence française de développement (AFD)
  • Bénéficiaire : Maroc
  • Année de création : 1999
  • Thématique d’intervention : Villes et territoires durables

Contexte Depuis les années 1960, le Maroc connaît un fort exode rural. Comme dans bien d’autres pays en transition économique avancée, la part de la population urbaine a fortement augmenté, passant de 29% en 1960 à 41% en 1980, pour atteindre les 57% en 2002. Cette évolution a été trop rapide pour être parfaitement maîtrisée, dans un pays où le revenu par habitant n’était encore que de 960 euros par an en 2002. Les logements insalubres, l’habitat clandestin et les bidonvilles se sont fortement développés dans les grandes villes.

Objectif du projet Le gouvernement marocain a décidé de lutter contre l’extension des "cités de la joie". Afin de pallier la carence en terrains réglementaires, il a élaboré un projet englobant 13 opérations prioritaires d’aménagements de terrains sur 10 communes au total. Le projet a été confié à l’Agence nationale de lutte contre l’habitat insalubre (ANHI), organisme qui fournit aux populations défavorisées des terrains destinés à la construction de logements économiques.

La moitié des opérations du projet mené par l’ANHI a pour objectif la réinstallation d’habitants de bidonvilles. Les lots viabilisés sont remis aux "bidonvillois" pour un prix très modeste, représentant un tiers du coût de revient et avec des règlements fortement échelonnés.

Dans son second volet, le projet de l’ANHI permet d’anticiper et de prévenir la constitution de nouveaux bidonvilles en rendant de nouveaux terrains viables et constructibles. Une partie des lots est alors réservée aux familles modestes, pour leur offrir une alternative abordable au logement insalubre. Ces lots sont proposés au coût de revient.

Aujourd’hui, 11 opérations sur 13 sont en phase d’achèvement. 75% des lots ont déjà trouvé un acheteur et presque tous les lots de résorption ont été attribués. Entre 23 000 et 27 000 habitants des bidonvilles ont été relogés.

Mise en œuvre du projet

  • Maître d’ouvrage du projet : l’Agence nationale de lutte contre l’habitat insalubre (ANHI)
  • Bénéficiaires du projet : "bidonvillois" marocains

Financement Subvention de l’AFD : prêt de 15 millions d’euros à l’ANHI qui a permis de financer près de 70% des opérations d’aménagement.