Scolarisation

Les établissements scolaires français en Roumanie

Lycées bilingues préparant au baccalauréat à mission bilingue francophone

Un accord intergouvernemental (2006) encadre le fonctionnement de 29 sections bilingues réparties sur l’ensemble du territoire et, depuis 2008, le ministère roumain de l’Education délivre un baccalauréat bilingue à mention francophone. Les élèves de ces sections bénéficient d’un cursus spécifique dont une matière partiellement enseignée en français. Ce baccalauréat facilite les études dans les filières francophones de Roumanie, les établissements universitaires français et favorise la mobilité étudiante vers la France.

Voir le site dédié à l’enseignement bilingue : Vizavi.

Lycée français de Bucarest "Anna de Noailles"

Le lycée Anna de Noailles fait partie, comme une vingtaine d’autres établissements, des établissements conventionnés AEFE (qui lui apporte à ce titre un appui technique et pédagogique) de la zone de l’Europe du Sud-Est et assure sa mission de scolarisation sous l’égide de l’Ambassade de France en Roumanie. Il accueille 1025 élèves de la maternelle à la terminale. Il est homologué par le ministère français de l’Education nationale et l’enseignement qui y est dispensé est conforme aux programmes officiels définis par ce ministère et appliqués dans l’ensemble des établissements scolaires français, en France et dans le monde entier. Les élèves et les familles ont donc la garantie d’une continuité dans la scolarité de leurs enfants. Ainsi, une famille de retour en France après un séjour en expatriation pourra inscrire ses enfants conformément à la décision du conseil de cycle ou de classe du lycée Anna de Noailles dans un établissement public ou privé sous contrat.

Ecole française "Pitesti-Renault" (Mission laïque française)

Créée en 2000, l’école de Pitesti scolarise selon les années une quinzaine d’élèves.

Cinq enseignants sont chargés de dispenser et d’encadrer les cours. Dès le primaire, les élèves bénéficient d’un enseignement de l’anglais et du roumain. Celui-ci est complété par l’enseignement de l’espagnol pour les élèves de quatrième et troisième.

Les élèves de l’école primaire, y compris de maternelle, suivent les cours en enseignement direct. Les élèves du collège travaillent avec le CNED et sont encadrés par trois professeurs.

Accueillie au sein d’une école roumaine, Scoala Marin Preda, dans le centre de Pitesti, l’école Renault permet à ses élèves d’avoir des activités communes avec des élèves roumains (sport, arts plastiques) et de participer de façon régulière à des spectacles organisés par l’Alliance française de Pitesti.

Pour plus d’informations sur la scolarisation dans le système français à l’étranger, vous pouvez consulter le site de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Enseignement supérieur

Il est possible de poursuivre des études universitaires dans les départements de français des universités et dans les filières francophones des universités. Il y a actuellement 23 filières universitaires francophones, avec des cours dispensés en français, à consulter sur la carte interactive des filières universitaires francophones en Roumanie (https://ro.ambafrance.org/spip.php?article2868).

Les étudiants étrangers doivent payer des droits de scolarité, souvent élevés. Dans la plupart des cas, il est nécessaire de passer les concours d’entrée à l’université.

On dénombre actuellement en Roumanie 56 établissements d’enseignement supérieur publics accrédités (49 établissements civils et sept universités militaires), 29 institutions privées accréditées, 28 en cours d’accréditation (et de ce fait provisoirement autorisées mais ne pouvant faire passer d’examens) et six écoles académiques post-universitaires.

L’accès à l’enseignement supérieur est conditionné par l’obtention du baccalauréat. La procédure d’admission dans les universités d’Etat se fait sur la base d’un examen avec un nombre déterminé d’étudiants pouvant être admis à titre gratuit. Le nombre de « places gratuites » est déterminé chaque année pour chaque établissement par le ministère de l’Education. Chaque institution fixe les conditions à atteindre dans chaque domaine d’études et élabore les épreuves d’admission. Le recteur est responsable de ce processus et autorise l’admission des étudiants. Les institutions sont par ailleurs autorisées à admettre un certain nombre d’étudiants payants (les étudiants étrangers entrent dans cette catégorie). Les frais de scolarité pour les étudiants « payants » sont très variables et peuvent facilement atteindre 4000 euros (exemple des places payantes pour une année à l’Université de Médecine et Pharmacie Carol Davila de Bucarest).

Ce système de numerus clausus profite aux universités privées vers lesquelles les étudiants se tournent. En effet, un quart environ des étudiants roumains est inscrit dans une université privée. Ces dernières ont émergé au début des années 90 au moment où le nombre d’étudiants a explosé. Elles occupent actuellement une place non négligeable dans le paysage de l’enseignement supérieur. De plus, en conformité avec la loi, la majorité des enseignants des universités privées sont des enseignants du secteur public.

La loi du 24 Juin 2004 (loi n°288/2004) portant sur la réorganisation des études universitaires n’apporte pas de modification majeure à l’organisation de l’enseignement supérieur mais introduit le découpage obligatoire des études en trois cycles distincts : Licence, Master, Doctorat et le système européen de crédits d’étude transférables (ECTS), déjà en vigueur dans la plupart des universités roumaines liées à des programmes européens.

Mise à jour : décembre 2013

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