Santé

Etat sanitaire

Aucune vaccination n’est obligatoire pour le Mexique. Avant le départ, il est préférable d’être vacciné contre le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie, la fièvre typhoïde et l’hépatite A et B. Il est également recommandé d’être vacciné contre la grippe en période hivernale.

Il existe à Mexico certains risques liés à l’altitude et à la pollution atmosphérique. Une période d’adaptation est souvent nécessaire. Les difficultés respiratoires peuvent empirer, en hiver notamment. La gêne provoquée par la pollution et l’altitude dépend de l’état de santé personnel. Les personnes atteintes de maladies cardio-vasculaires ou respiratoires sont invitées à consulter leur médecin avant de séjourner dans la capitale ou dans tout autre site touristique en haute altitude. Il est également à signaler des affections oculaires liées à la pollution (conjonctivites, yeux secs, sensibilité particulière pour les porteurs de lentilles de contact). L’activité actuelle du volcan Popocatépelt peut entraîner en cas d’émission de cendres, dans les quartiers sud-est de la capitale, la partie sud-est de l’Etat de Mexico, la région orientale de l’Etat de Morelos et la partie occidentale de l’Etat de Pueble, des troubles respiratoires et oculaires.

Les maladies gastro-intestinales sont fréquentes chez les touristes ou nouveaux arrivants peu habitués aux traditions culinaires locales et peu précautionneux. Il est déconseillé de consommer des agrumes ou des fruits de mer dans des échoppes qui ne présentent pas toutes les garanties d’hygiène. Ne pas boire d’eau du robinet et préférer les eaux minérales en bouteilles, sans glaçon, et éviter de manger des glaces et des sorbets. Emporter avec soi des médicaments anti-diarrhéiques.

Le nombre de personnes touchées par le paludisme a beaucoup diminué depuis 2011. Les principales zones rurales impaludées demeurent : Etat de Tamaulipas, nord de l’Etat du Veracruz, Etat du Chiapas (côte océan Pacifique), Etat de Oaxaca (côte océan Pacifique), Etat du Michoacan, et Nayarit.

Il a au Mexique des foyers endémiques de dengue. On distingue la dengue classique et la dengue hémorragique, qui peut être mortelle. Il est à noter que le moustique vecteur du virus de la dengue ne survit pas à plus de 1200 m d’altitude. En 2012, l’Etat du Yucatán a été la principale région touchée par la dengue. Les autres Etats concernés sont : Etat de Michoacán, Etat de Oaxaca, Etat de, Quintana Roo et Etat de Tabasco.

Il n’existe pour la dengue ni vaccin, ni thérapeutique antivirale. Elle doit être soignée par l’utilisation exclusive de paracétamol, l’utilisation d’aspirine est à proscrire. Pour s’en protéger, seules les mesures de bon sens s’imposent : utilisation de produits anti-moustiques, protection par des moustiquaires, port de vêtements longs.

En tout état de cause, tant en ce qui concerne le paludisme que la dengue, il est préférable de consulter un médecin et de suivre ses recommandations avant de séjourner dans l’isthme de Tehuantepec et sur la côte de l’océan Pacifique ainsi que dans la péninsule du Yucatan. Dans ces régions, dont certaines sont les principales zones touristiques du pays, il est recommandé de renforcer les mesures de prévention : pantalons et vêtements à manches longues dès la tombée de la nuit, utilisation de produits anti-moustiques (insecticide, insectifuge (« repellent »), mousticaire…). Il convient bien entendu de consulter immédiatement un médecin en cas de fièvre.

Source : Conseils aux voyageurs

Soins sur place

Les hôpitaux et les cliniques privés offrent des soins de qualité dans la plupart des régions du Mexique mais sont généralement très onéreux et les soins doivent souvent être payés d’avance. Pour les personnes suivant un traitement médicamenteux spécifique, vérifier avant le départ que les médicaments sont disponibles au Mexique ou bien en emporter un stock suffisant accompagné de l’ordonnance médicale correspondante.

Les tarifs des soins sont plus élevés qu’en France tout comme les médicaments. Compter de 400 à 500 pesos pour la consultation d’un médecin généraliste et de 600 à 1000 pesos pour un spécialiste.

Avant le départ, consulter le médecin traitant. Il est indispensable de contracter une assurance rapatriement sanitaire. En effet, une journée d’hospitalisation au Mexique coûte en moyenne 1000 euros, un rapatriement vers la France coûte environ 10 000 euros. Il faut être conscient que les hôpitaux au Mexique refusent d’accepter des patients sans garantie financière. Il est fréquent qu’ils exigent des patients qu’ils signent un "voucher" de carte de crédit "ouvert" même si le patient est par ailleurs titulaire d’une assurance ou d’une protection mutualiste. Vérifier avec soin que l’assurance s’engage à couvrir, notamment l’hémophilie, et en garder une copie sur soi avec, à portée de main, les numéros de téléphone à appeler en cas d’urgence.

Pour une présentation des risques épidémiologiques ainsi que des conseils sur la médecine au quotidien, consultez les pages suivantes :

Mise à jour : septembre 2013

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