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La résilience dans le cadre de la sécurité alimentaire

La résilience signifie dans le langage commun la capacité à rebondir et faire face à des chocs futurs. Dans les domaines de l’humanitaire et de l’aide au développement, ce concept vise à favoriser sur le long terme des outils de résistance aux chocs au-delà du traitement des situations d’urgence. C’est une approche intégrée qui vise à créer des synergies entre action humanitaire d’urgence et action de développement de plus long terme, entre adaptation au changement climatique, prévention des catastrophes naturelles et réduction de la pauvreté.

Les crises alimentaires au Sahel en 2005, 2008, 2010 et 2012, ont touché entre 10 et 18 millions de personnes selon les estimations des Nations unies.

La récurrence des crises alimentaires au Sahel et dans la Corne de l’Afrique a mis en exergue la nécessité de faire évoluer la réflexion autour de l’urgence et du développement. Partant du constat que l’aide humanitaire qui permet de surmonter une crise de façon ponctuelle prépare rarement les populations aux crises futures, la résilience entend traiter la question de la sécurité alimentaire de manière plus intégrée et durable. Elle apparaît comme une solution au cloisonnement fréquent des communautés de l’urgence et du développement, afin de donner aux populations les moyens de résister par elles-mêmes aux aléas et aux chocs.

Au lieu de considérer que le changement climatique, les catastrophes naturelles et la pauvreté sont des problèmes indépendants, la prise en compte de ces trois domaines simultanément peut contribuer à relever les défis liés au risque et au changement en ayant un impact direct sur la vie et le travail des populations locales. Construire la résilience signifie aussi éviter les duplications et la concurrence entre les programmes d’aide et les financements.

La résilience est désormais pleinement intégrée dans les programmes de la Banque mondiale, des agences des Nations unies et des gouvernements. L’Union européenne en a fait le socle de son initiative SHARE (Appui à la capacité de résilience de la Corne de l’Afrique) lancée en 2011 à la suite de la crise dans la Corne d’Afrique, et précurseur de l’initiative AGIR (Alliance Globale pour l’Initiative Résilience) au Sahel et en Afrique de l’Ouest, initiée en 2012 au Burkina Faso, et soutenue par la France.

Exemple de l’action de la France

La France a financé en 2013 au Niger un projet conjoint du Programme alimentaire mondial et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture visant à renforcer la résilience. Ce projet promeut la diversification agricole, la prévention et le traitement de la malnutrition et le renforcement des capacités du gouvernement pour exercer une veille de la sécurité alimentaire dans le pays. Près de 100000 personnes bénéficieront de ce projet.

Mise à jour : mai 2014


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