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La prévention des risques zoo- et phyto-sanitaires

La production agricole et alimentaire, incluant l’élevage, la pêche, les productions animales et l’aquaculture, est menacée en permanence par l’action de germes (virus et bactéries), de parasites et de ravageurs des cultures. Cette menace concerne les êtres vivants (animaux et végétaux) et les produits qui en sont issus. De plus, certaines maladies, les zoonoses, peuvent se transmettre de l’animal à l’homme, ou vice-versa. Ainsi, la maîtrise des risques sanitaires et phytosanitaires (prévention, surveillance, évaluation, réponse rapide) est une contrainte de base de la sécurité alimentaire et de la résilience des populations des pays en développement. Elle a également un impact économique, commercial et sanitaire, et ce dans tous les pays.

Selon l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), 60% des maladies infectieuses chez l’homme sont zoonotiques (pouvant se transmettre de l’animal à l’homme ou inversement) et 75% des infections humaines émergentes sont d’origine animale.

La maîtrise des risques sanitaires et phytosanitaires inclut la mise en place de politiques nationales et régionales qui ont pour finalité la surveillance, la prévention, l’évaluation et la gestion de ces risques afin de construire des réponses rapides et parfois d’urgence. Le transfert du savoir (formation, vulgarisation) est également au cœur du dispositif de lutte. Les acteurs mobilisés sont issus du secteur public (incluant les laboratoires de diagnostic), de la société civile (ONG) et du secteur privé (les producteurs, les laboratoires pharmaceutiques).

Les plans d’action prennent en compte les normes, standards et lignes directrices élaborées dans le cadre multilatéral, notamment par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Codex Alimentarius, la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces institutions disposant de plusieurs réseaux mondiaux d’alerte rapide facilitent les interventions, à la demande des pays membres. C’est le cas en particulier de la lutte contre le criquet pèlerin, du Sahel jusqu’au sous-continent indien, ou contre la grippe aviaire hautement pathogène en Asie.

Un volet financier important est également traité par les institutions financières internationales. La Banque mondiale, le Fonds international de développement agricole (FIDA), ainsi que les banques régionales de développement, affectent des concours financiers importants à la maîtrise de ces risques.

Exemple d’action de la France

Depuis la création de l’OIE à Paris, le 25 janvier 1924, la France a été étroitement associée à la lutte contre la peste bovine, une maladie contagieuse redoutable pouvant détruire 90% du cheptel touché. Le 25 mai 2011, ce fléau a été la première maladie animale officiellement reconnue, par l’OIE et la FAO, comme éradiquée de la planète.

Pour en savoir plus :

Mise à jour : mai 2014


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