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Virus Ebola : actions de la France

Infographie "Virus Ebola - Epidémie en Afrique de l’Ouest : actions de la France"

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Version accessible de l’infographie "Virus Ebola - Epidémie en Afrique de l’Ouest : actions de la France" - (PDF, 41.7 ko)

Soutien aux autorités de Guinée, du Libéria et de Sierra Leone

Dès le début de l’épidémie de fièvre hémorragique liée au virus Ebola à Conakry, le ministère des Affaires étrangères et du Développement international s’est mobilisé en soutien aux autorités guinéennes :

- A la demande des autorités guinéennes et avec l’appui du Centre de crise, des missions d’expertise et de conseil ont été mises en place dans le domaine de la santé publique ;

- Une subvention de 150 000€ a été accordée à la Croix-Rouge française pour organiser des activités de désinfection, de suivi des cas contacts et de sensibilisation auprès des communautés en Guinée forestière, en appui à la Croix-Rouge guinéenne ;

- Des équipements médicaux ont été livrés en Guinée afin d’aider au tri des patients et d’améliorer le suivi des cas contacts ;

- Nos ambassades en Guinée (également compétente pour le Sierra Leone) et au Libéria sont en contact permanent avec les structures de veille sanitaire et de soins mises en place dans chacun de ces pays ;

- Nous soutenons les efforts de l’OMS sur place, notamment pour coordonner les moyens additionnels qui ont été déployés et des équipes françaises ont été intégrées dans celles de l’organisation internationale. De son côté, l’agence humanitaire européenne ECHO a débloqué 1 100 000 euros ;

- L’Institut Pasteur de Dakar appuie également les capacités de détection et d’analyse virale, accompagné d’une équipe de la Cellule d’intervention biologique d’urgence de l’Institut Pasteur de Paris ;

- A Conakry, les dispositifs aéroportuaires ont été renforcés (information, formation, équipement notamment portique de détection thermique) ;

- Le gouvernement français a proposé aux autorités guinéennes de réorienter une partie de son contrat de désendettement et de développement vers un soutien au renforcement du système de santé national ;

- La Guinée bénéficie d’un soutien de 30 millions d’euros apporté par l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne dans le cadre d’un programme consacré notamment au renforcement des services de santé dans la région de Guinée la plus touchée par l’épidémie.

- Au Libéria, Médecins sans frontières a dépêché à notre demande une équipe spécialisée chargée de mettre en place un centre d’isolation doté de kits de protection des personnels soignants et d’appuyer les équipes d’experts européens déjà sur place, notamment de l’Institut Pasteur. Nous rendons hommage à l’ensemble des organisations non gouvernementales qui, sur le terrain et dans des conditions difficiles, accomplissent un travail remarquable.

La France participe activement à l’effort européen et international pour combattre l’épidémie

- Elle est partie prenante de l’aide apportée par l’Union européenne (UE), qui s’élève désormais à 11,9 millions d’euros et permet de soutenir les actions menées sur place par les ONG, les instituts de recherche et les laboratoires ;

- Elle a fortement soutenu la décision de la Banque mondiale d’investir 200 millions d’euros dans l’appui de court et moyen termes aux systèmes de santé d’Afrique de l’Ouest ;

- Elle contribue aux efforts de l’OMS pour coordonner les réponses et renforcer la sécurité sanitaire au niveau international, notamment à travers son bureau à Lyon.

Protection de la communauté française

Le ministère des Affaires étrangères et du Développement international est par ailleurs mobilisé pour assurer la protection de nos compatriotes dans la région.

- Dès la fin du mois de mars, les fiches "Conseils aux voyageurs" de la Guinée et du Libéria ainsi que des pays limitrophes ont été actualisées : elles donnent désormais des informations générales sur le virus et renvoient vers une page spéciale sur laquelle figurent des recommandations d’hygiène, ainsi que des conseils en cas de symptômes.

- Les communautés françaises dans la zone (3 000 en Guinée, une centaine au Libéria et en Sierra Léone) sont tenues régulièrement informées par les postes diplomatiques de la nature de la maladie, des mesures de prévention et de l’évolution de l’épidémie. À quelques jours de la rentrée, des conseils de prévention sanitaire ont été donnés aux établissements scolaires en Guinée et au Nigéria ;

- Compte-tenu de l’évolution de l’épidémie et de la situation des systèmes de santé au Libéria et en Sierra Léone, les pouvoirs publics recommandent aux Français résidents dont la présence n’est pas indispensable de quitter ces pays ou de surseoir à leur retour de vacances. Ils recommandent à la société Air France de suspendre temporairement sa desserte de Freetown. En revanche, l’évaluation de la situation sanitaire en Guinée et au Nigéria, invite à maintenir les dessertes dans ces deux pays ;

- Face à cette épidémie, l’État veille à garantir aux ressortissants français que tout sera mis en oeuvre pour les soigner en France, dans l’hypothèse où ils seraient atteints. À cette fin, le gouvernement a identifié et recensé les moyens civils et militaires d’évacuation susceptibles d’être le cas échéant mobilisés.

Veille active du réseau diplomatique et consulaire

Nous sommes vigilants sur les risques de propagation du virus hors de ses foyers actuels. Notre réseau diplomatique et consulaire exerce une veille très active et les contacts sont permanents entre le ministère des Affaires étrangères et du Développement international, les autorités sanitaires, le ministère des Affaires sociales et la compagnie Air France qui poursuit ses rotations régulières dans la région à partir de Paris.

Pour en savoir plus :

Données au 28 août 2014


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