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Colloque « Excision, les défis de l’abandon » (6 février 2014)

Organisé au centre de conférences ministériel du MAE à l’initiative du collectif « Excision, parlons-en ! », ce colloque a permis un rassemblement inédit d’actrices et d’acteurs publics et privés, d’élus, de chercheur-e-s, de praticiens, de militants et de journalistes pour appréhender la problématique des mutilations sexuelles féminines.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement et Yamina Benguigui, ministre déléguée chargée de la Francophonie, ont rappelé que la promotion et la défense des droits des femmes est l’un des axes majeurs de la diplomatie française. Dans ce cadre, la lutte contre les violences faites aux femmes compte au nombre des priorités de l’action extérieure de la France.

Anne-Marie Descôtes, directrice générale de la mondialisation, des partenariats et du développement, a rappelé que le 6 février coïncidait avec la journée internationale de mobilisation contre l’excision, intitulée « Tolérance zéro contre les mutilations sexuelles féminines ».

Christine Lazerges, présidente de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, a présenté l’avis consultatif de la CNCDH sur les mutilations sexuelles féminines, publié en novembre 2013 : prévenir les crimes ; protéger les victimes ; et sanctionner les auteurs des mutilations, ainsi que ceux qui y ont consenti.

Les tables-rondes et les débats ont été menés dans un souci de réaffirmer les principes de la France en matière de lutte contre l’excision, d’échanger les bonnes pratiques pour plus d’actions conjuguées de la part des acteurs du développement, et d’accroître l’expertise disponible sur cet enjeu crucial de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, de violations des droits de l’Homme et de santé publique.

La France a été le premier pays, en 1983, à faire application d’une loi pénale relative à l’excision. En 2013, les sanctions ont été alourdies : désormais, inciter un mineur à subir une mutilation sexuelle ou bien inciter quelqu’un à commettre une telle mutilation sur un mineur est un délit. Par ailleurs, les victimes résidant en France disposent désormais d’une protection juridique, quand bien même les mutilations ont été commises à l’étranger.

Pour en savoir plus :

- Le colloque « Excision, les défis de l’abandon » Le point sur… n° 91, mars 2014


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