Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, institution financière internationale (de droit suisse) créée en 2002 et basée à Genève, intervient dans environ 140 pays.

Depuis sa création, il a déboursé plus de 27 milliards USD pour lutter contre les trois pandémies (environ 50% pour le VIH/sida, 32% pour le paludisme et 18% pour la tuberculose).

Sa mission est de collecter puis d’allouer des ressources supplémentaires pour la prévention et le traitement de ces trois pandémies.

Ce partenariat entre gouvernements, société civile, secteur privé et communautés affectées s’inscrit dans une démarche novatrice de financements internationaux consacrés à la santé.

Lors de la cinquième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial tenue à Montréal en septembre 2016, les engagements des donateurs se sont élevés à près de 13 milliards de dollars pour le triennum 2017-2019. La France, membre fondateur et deuxième contributeur historique au Fonds mondial (avec une contribution cumulée d’environ 4,5 milliards de dollars), s’est engagée à verser 360 millions d’euros par an dans le cadre de ce nouveau triennum.

La spécificité du Fonds mondial tient à son mode de gouvernance partagée qui repose sur un partenariat public-privé. Son conseil d’administration regroupe des représentants des donateurs, des pays récipiendaires, des organisations de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques.

À Genève, le Secrétariat du Fonds mondial, qui regroupe environ 600 personnes, s’occupe de la gestion quotidienne ainsi que de la mise en œuvre de la stratégie et des politiques de l’organisation. Depuis avril 2017, la présidence et la vice-présidence du Conseil d’administration sont assurées respectivement par Aida Kurtovic (circonscription Europe de l’Est et Asie centrale) et l’Ambassadeur John Simon (circonscription américaine), nommés pour un mandat de deux ans. Trois comité permanents préparent et assurent le suivi des travaux du conseil d’administration : le comité de la stratégie, le comité de l’audit et des finances et le comité de l’éthique et de la gouvernance. La France est représentée dans les deux premiers comités.

Au niveau des pays récipiendaires, des instances de coordination nationale ont été mises en place. Ces instances, dont l’objectif est d’élaborer les demandes de subventions et de contribuer à leur suivi, réunissent des représentants des gouvernements et des partenaires techniques et financiers ainsi que, comme au conseil d’administration, des représentants des populations affectées et de la société civile. Le Fonds mondial finance des programmes nationaux et régionaux. À ce titre, il ne dispose pas de représentants dans les pays récipiendaires, s’appuie sur différentes structures locales pour suivre la gestion des subventions (instances de coordination nationale, agents locaux du Fonds, bénéficiaires principaux, sous-bénéficiaires).

Depuis 2011, des réformes ont été menées à bien afin de renforcer l’efficacité du fonctionnement du Fonds mondial et des subventions qu’il accorde (« Nouveau modèle de financement » permettant une prise en compte plus précise des besoins des pays).

Outre l’importance de son soutien financier, qui lui permet de bénéficier d’un siège à part entière au conseil d’administration, la France a apporté un soutien politique constant au Fonds mondial, notamment en contribuant à faire vivre les valeurs fondatrices du Fonds (rôle des communautés affectées et de la société civile, situation des pays fragiles et des populations clés, approche par les droits humains).

LES RÉSULTATS EN 2016 DEPUIS SA CRÉATION
  • Le Fonds mondial a décaissé plus de 31 milliards de dollars depuis sa création pour accélérer la fin du sida, de la tuberculose et du paludisme.
  • Près de 6,9 milliards de dollars ont été investis dans les pays francophones principalement en Afrique de l’Ouest ; les pays francophones représentent environ 20 % du portefeuille du Fonds mondial.
  • 20 millions de vies sauvées. Recul d’un tiers du nombre de personnes qui meurent du VIH, de la tuberculose et du paludisme depuis 2002 dans les pays où le Fonds mondial investit.
  • 9,2 millions de personnes sous traitement antirétroviral contre le VIH.
  • 15,1 millions de personnes ont reçu un traitement antituberculeux (la mortalité due à la tuberculose a reculé de plus d’un tiers depuis les années 90).
  • 659 millions de moustiquaires distribuées par les programmes de lutte contre le paludisme.
  • 60 % des dépenses du Fonds mondial profitent aux femmes et aux filles ; 1/3 des investissements vise le renforcement de systèmes de santé.

Mise à jour : juillet 2017

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