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Les engagements de la France en faveur de l’égalité femmes-hommes

La Stratégie « Genre et développement 2013-2017 »

La France s’est dotée d’une stratégie « Genre et Développement ». Le principe d’égalité entre les femmes et les hommes est au cœur de notre dispositif d’aide au développement. Cette démarche implique une prise en compte des inégalités de genre de façon transversale ainsi qu’une mobilisation des opérateurs de développement à cette question.

La Stratégie « Genre et développement 2013-2017 » compte six objectifs :

Objectif 1 : Prise en compte du genre dans les instruments de financement

La dimension de genre est désormais un critère systématique de l’octroi du financement : 67 % des projets FSP/FSD examinés ont obtenu la note 1 ou 2 du marqueur genre de l’OCDE.

Objectif 2 : Appropriation des questions de genre par les agents et les services

Le nombre d’agents du MAEDI sensibilisé ou formé à l’approche genre s’élevait à 743, dernière formation de 2015 incluse. 46% des agents de catégorie A du MAEDI ont reçu une formation genre à l’automne 2015. De plus, 80 correspondants genre ou points focaux ont été nommés. Sous l’autorité des ambassadeurs, les correspondants élaborent chaque année un rapport sur la situation des femmes en précisant les avancées et/ou les reculs rencontrés dans le pays, effectuent un bilan des actions entreprises par le poste relatif à la défense des droits des femmes et à l’intégration du genre, en précisant les actions et les dispositifs financiers mis en place.

L’Agence française de développement (AFD) a adopté son cadre d’intervention transversal (CIT) sur « le genre et la réduction des inégalités femmes-hommes » au 1er semestre 2014. L’AFD a adopté un plan de sensibilisation et de formation de ses agents aux problématiques de genre. Le genre est intégré dans l’élaboration des feuilles de route sectorielles et dans les différents secteurs du développement. Les autres opérateurs sous tutelle du MAEDI doivent également inscrire l’approche du genre dans leur contrat d’objectifs.

Objectif 3 : Appui à la recherche et au plaidoyer

De nombreux colloques et conférences sur les thématiques relatives à l’égalité femmes-hommes ont été organisés en 2014 et 2015.

Le Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) « Femmes d’avenir en Méditerranée » (2014-2017) met l’accent sur la recherche en matière d’égalité par l’appui aux observatoires de l’égalité entre les femmes et les hommes en Euro-Méditerranée et de Think-tanks euro-méditerranéens sur l’égalité femmes-hommes.

Le FSP « Genre et cohésion sociale pour l’employabilité des femmes et des jeunes » (2013-2016) comporte un volet important sur la recherche, notamment sur les transformations sociales dans le monde arabe.

A divers degrés, un dialogue est noué avec les différentes institutions universitaires et de recherche sur les questions de genre et développement, tant au niveau des thématiques transversales que sectorielles (la gouvernance, les droits sexuels et reproductifs, l’éducation ou la lutte contre les violences en milieu scolaire). Le MAEDI entretient des relations soutenues avec les universités et les instituts de recherche, notamment à Toulouse, Marseille, Lyon ou Paris. Des programmes communs sont réalisés en partenariat avec Sciences Po Paris, l’ENA, l’INED/IRD, le CIRAD, etc.

Des financements ont été octroyés aux ONG militant en faveur de l’égalité femmes-hommes, notamment les réseaux Coordination Sud et Genre en Action ou bien à des associations assurant le plaidoyer international pour l’égalité.

La sensibilisation de la société civile aux thématiques « Genre et Développement » est aussi un des objectifs du MAEDI. Plusieurs événements et colloques ont ainsi été organisés en ce sens. A titre d’illustration, la journée de mobilisation autour « des violences faites aux femmes » dans le cadre de la journée internationale des Droits de l’Homme du 10 décembre 2013, la journée de réflexion « Genre et Développement » du 21 janvier 2014 en coopération avec les acteurs de la société civile, mais aussi le colloque « Excision, Parlons-en ! » du 6 février 2014, le colloque sur Pékin+20 en décembre 2014 ou encore la conférence intitulée « Femmes engagées pour le climat » le 16 octobre 2015.

L’AFD pour sa part, appuie des actions structurantes pour que les ONG s’approprient les outils de genre et intègrent cette approche dans leurs actions.

Objectif 4 : Insertion des enjeux au plan bilatéral

Les rapports adressés par les postes représentent une mine d’information sur la situation des femmes dans les pays partenaires. Les informations recueillies permettent une meilleure mise en œuvre des actions de la France. Les ambassades sont invitées à engager un dialogue constructif sur les droits des femmes, à promouvoir les valeurs universelles pour lutter contre les inégalités, contribuer au renforcement de l’autonomisation des femmes et assurer une meilleure coordination avec les délégations de la Commission européenne, les agences des Nations unies et les pays donateurs. La question de l’efficacité de l’aide au développement et de la redevabilité sont au cœur de ces orientations politiques sur le genre.

Objectif 5 : Insertion des enjeux de genre au plan multilatéral

5e pourvoyeur d’aide au développement, la France soutient la dimension de genre dans les enceintes internationales et appelle à l’intégration de l’analyse de genre, notamment au sein de l’ONU, de l’UE, du Fonds Mondial, du G7/G20 et de la Banque Mondiale.

La France a adopté le 16 avril 2015 son 2e plan d’action « Femmes, Paix et Sécurité ». Cette démarche préconise l’inclusion des femmes dans les processus de paix et de reconstruction, leur participation aux négociations et aux missions de maintien de la paix. La France a aussi été à l’initiative de la résolution de l’UNESCO pour la lutte contre les violences en milieu scolaire adoptée en avril 2015.

Objectif 6 : Traçabilité de l’aide au développement consacrée à l’égalité

L’OCDE distingue deux catégories de projets : ceux qui ont pour objectif principal la réduction des inégalités (marqueur du genre 2) et ceux dont l’impact sur la réduction des inégalités est significatif (marqueur 1).

Toutes les actions du MAEDI ont été notées en juin 2014 selon le marqueur genre. Pour l’année 2012, 23,8% de l’APD française était sensible au genre (marqueurs 1 et 2). Pour l’année 2013, 35% de l’APD française était sensible au genre. L’évaluation de l’année 2014 sera communiquée par l’OCDE en décembre 2015.

Les premiers résultats de la Stratégie Genre et Développement montrent qu’il existe une dynamique positive qui doit être poursuivie et renforcée. Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes se félicite des avancées en matière de prise en compte du genre dans l’action diplomatique titre de l’année « zéro » de mise en œuvre de notre stratégie 2013-2017.

Mise à jour : 08.02.2016


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