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L’Assemblée générale des Nations unies - Principal organe de délibération

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L’Assemblée générale est le principal organe de délibération. Ses pouvoirs et ses fonctions sont très étendus aux termes du Chapitre IV de la Charte. Elle fait des propositions aux États en vue de développer la coopération internationale dans des domaines très larges (politique, développement du droit international, économique et social, culture, éducation, santé publique, droits de l’homme, etc.).

L’Assemblée générale peut intervenir dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales dans le respect des compétences du Conseil de sécurité. Son rôle est également d’élire le Secrétaire général des Nations Unies (sur recommandation du Conseil de sécurité), les membres non permanents du CSNU ainsi que les membres du Conseil économique et social, du Conseil de tutelle, de la Cour internationale de Justice (CIJ) et du Conseil des droits de l’homme. Elle a le pouvoir de décision sur le budget de l’ONU. Elle est composée d’un représentant par État membre qui dispose d’une seule voix (selon le principe « un État, une voix ») afin de mettre sur un pied d’égalité tous les États membres, actuellement 192.

Le fonctionnement

Chaque année, l’Assemblée générale se réunit en session ordinaire de septembre à décembre. Après la clôture du débat général, l’Assemblée entame l’examen des questions de fond inscrites à son ordre du jour. Comme elle doit étudier un grand nombre de questions, elle en renvoie la plupart à ses six grandes commissions, selon les domaines de compétence de chacune. Les grandes commissions examinent les questions qui leur ont été renvoyées en essayant, dans la mesure du possible, d’harmoniser les positions des États et présentent ensuite des recommandations, sous forme de projets de résolution ou de décision, à l’Assemblée générale siégeant en séance plénière.

Les Sommets du Millénaire et du Millénaire + 5

Le Sommet du Millénaire s’est tenu au siège des Nations Unies à New York du 6 au 8 septembre 2000. Il a offert une occasion historique aux États Membres pour aborder « le rôle des Nations Unies au XXIe siècle ». Les discussions sur les défis à relever ont porté sur la pauvreté, la paix et l’environnement. Le Secrétaire général de l’époque, Kofi Annan, a demandé aux dirigeants de s’engager à atteindre un certain nombre d’objectifs d’ici l’année 2015. Il a formulé ces objectifs dans le cadre d’un plan d’action destiné à rendre la mondialisation profitable à tous. Parmi ces objectifs figuraient les « Objectifs du Millénaire pour le développement ».

Le Sommet a aussi été l’occasion de signer des accords internationaux, notamment relatifs à la Cour pénale internationale, aux mines terrestres, aux droits des femmes et des enfants, ainsi qu’au changement climatique.

Cinq ans plus tard, un nouveau Sommet s’est tenu à New York en septembre 2005, avant la 60e session de l’AGNU, pour établir un premier état des lieux au tiers du parcours. Malgré les progrès accomplis, le Secrétaire général de l’ONU a rappelé aux pays la nécessité de tenir leurs engagements, en particulier s’agissant des OMD.

Lors du Sommet de 2005, une Déclaration dite Millénaire + 5 a été adoptée. Elle a fixé les grandes orientations de la réforme de l’ONU, notamment en matière de paix et de sécurité (création de la Commission de consolidation de la paix, renforcement de la lutte contre le terrorisme), de développement (importance des sources innovantes de financement pour l’aide au développement, possibilité de créer une Organisation des Nations Unies pour l’environnement - ONUE), de droits de l’homme (reconnaissance du principe de la responsabilité de protéger les populations civiles du génocide, du nettoyage ethnique ainsi que des crimes de guerre et contre l’humanité, création d’un Conseil des droits de l’homme) et de gestion de l’Organisation.

Un sommet sur le suivi des Objectifs du millénaire pour le développement se tiendra à New York du 20 au 22 septembre 2010.

Les domaines de compétences des commissions :

- Première Commission : questions de désarmement et de sécurité internationale ;

- Deuxième Commission : économique et financière ;

- Troisième Commission : questions sociales, humanitaires et culturelles (chargée en grande partie, en pratique, de l’examen des questions relatives aux droits de l’homme) ;

- Quatrième Commission : questions politiques spéciales et de la décolonisation ;

- Cinquième Commission : questions administratives et budgétaires ;

- Sixième Commission : questions juridiques.

Les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)

- Eliminer l’extrême pauvreté et la faim

- Assurer l’éducation primaire pour tous

- Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes

- Réduire la mortalité infantile

- Améliorer la santé maternelle

- Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies

- Assurer un environnement durable

- Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

Les Objectifs sont construits sur des « cibles », indicateurs permettant de suivre les avancées dans chaque domaine et faisant l’objet d’un suivi par l’ensemble du système des Nations Unies, notamment par chacune des agences.

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