Multilatéralisme - Extraits du point de presse (13 octobre 2017)

Q - Après le retrait de l’accord de Paris, Washington se retire de l’Unesco, et va vraisemblablement décertifier ce soir l’accord nucléaire. Quelle est votre réaction face à cette remise en cause croissante du multilatéralisme ?

R - La France regrette le retrait américain et le projet de retrait israélien de l’UNESCO, organisation qui a compétence sur des sujets essentiels, comme l’éducation ou la protection du patrimoine culturel, qui concernent l’ensemble de la communauté internationale et ne peuvent être traités qu’à cette échelle.

S’agissant de l’accord sur le nucléaire iranien, la France réitère son attachement à l’accord de Vienne, auquel elle a contribué pour aboutir à un instrument solide, robuste et vérifiable, garantissant que l’Iran ne se dotera pas de l’arme nucléaire. Nous souhaitons sa pleine mise en oeuvre par toutes les parties. Nous n’avons pas de commentaire à faire sur une décision du président américain qui n’a pas, à ce stade, été officiellement communiquée.

Le multilatéralisme est la seule manière de régler les problèmes internationaux dans le respect de tous, par le dialogue et l’échange. Il est la seule manière de créer une paix durable, objectif consacré par la charte des Nations unies. Comme l’a dit le président de la République à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, "notre défi contemporain, celui de notre génération, c’est de savoir le refonder. C’est d’expliquer qu’aujourd’hui, dans le monde tel qu’il va, il n’y a rien de plus efficace que le multilatéralisme. Pourquoi ? Parce que tous nos défis sont mondiaux : le terrorisme, les migrations, le réchauffement climatique, la régulation du numérique, tout cela, nous ne les règlerons qu’à l’échelle de la planète, de manière multilatérale. À chaque fois que nous acceptons que ce ne soit pas le multilatéralisme, alors nous laissons la loi du plus fort l’emporter".

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