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Santé : l’action de la France dans le cadre des Nations unies

Les enjeux internationaux en matière de santé nécessitent d’être traités à l’échelon multilatéral, d’autant que les maladies franchissent de plus en plus facilement des frontières. Les questions sanitaires sont universelles et ont autant d’importance pour les pays riches que pour les plus pauvres : outre les enjeux de sécurité (lutte contre les flambées épidémiques) et de société (promotion de la couverture sanitaire universelle, c’est-à-dire de l’accès de tous, sans discrimination et sans risque d’appauvrissement, à des services de santé essentiels de qualité), l’amélioration de la santé est une condition du développement.

Trois des huit objectifs du millénaire pour le développement concernent directement la santé

- réduire la mortalité infantile  : six infections sont à l’origine de 90% des 9 millions de décès d’enfants ;

- améliorer la santé maternelle : 500 000 femmes meurent chaque année pendant leur grossesse ;

- combattre le VIH/SIDA, le paludisme et autres maladies en inversant la tendance d’ici 2015 : pour deux personnes mises sous traitement, on compte encore cinq nouvelles infections.

Pour répondre à ces enjeux, la France soutient l’action de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette institution spécialisée des Nations unies est l’autorité directrice et coordinatrice des travaux ayant un caractère international dans le domaine de la santé. La France et l’OMS ont conclu, le 2 décembre 2013, un accord-cadre de partenariat pour la période 2014-2019. Cet accord vise à mieux promouvoir leurs priorités communes, telles que la lutte contre les urgences épidémiques, les objectifs du développement liés à la santé, l’action sur les facteurs de risques et le renforcement des systèmes de santé.

Dans le contexte de son engagement dans la lutte contre le VIH/SIDA, la France soutient aussi le Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA), qui coordonne les efforts de onze organismes des Nations unies.

La France est également un contributeur important en santé mondiale à travers trois fonds verticaux en santé, qui financent des interventions et médicaments d’importance vitale, en complément de l’action de l’ONU :

- le Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme (dont la France est le 2e bailleur) ;

- la Facilité internationale d’achat de médicaments UNITAID (1er bailleur) ;

- l’Alliance globale pour les vaccins et l’immunisation GAVI (4e bailleur souverain).

Dans le cadre de l’initiative née en 2010 au sommet du G8 de Muskoka (Canada), la France s’est engagée à consacrer 500 millions d’euros supplémentaires à la santé maternelle et infantile entre 2011 et 2015. L’OMS, l’UNICEF, l’UNFPA et ONU-Femmes figurent parmi les partenaires prioritaires de la France pour mettre en œuvre cet engagement.

Enfin, la France joue un rôle moteur dans la gouvernance mondiale de la santé à travers le groupe "Diplomatie Santé", aux côtés de l’Afrique du Sud, du Brésil, de l’Indonésie, de la Norvège, du Sénégal et de la Thaïlande. Ces sept pays réunis par leur engagement commun en faveur d’une attention accrue aux enjeux de diplomatie sanitaire portent chaque année à l’Assemblée générale des Nations unies une résolution portant sur la santé mondiale et la politique étrangère.

L’agriculture et la sécurité alimentaire

La France est particulièrement impliquée sur les enjeux agricoles et de sécurité alimentaire. Elle contribue notamment, depuis 2008, au renforcement du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA), instance de gouvernance réunissant les Etats, les organisations internationales, le secteur privé et la société civile.

La France a soutenu le choix de l’année 2014 comme Année internationale de l’agriculture familiale. Au sein du système des Nations unies, elle s’engage également en faveur des thèmes de l’agro-écologie, des investissements responsables dans l’agriculture, et de la lutte contre les pertes et gaspillages alimentaires. Les questions agricoles revêtent une importance clé, tant pour le développement économique que pour la sécurité alimentaire. Le premier des objectifs du millénaire pour le développement vise ainsi à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim entre 1990 et 2015 (évalué à 842 millions en 2013).

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (OAA ou FAO) est l’institution spécialisée chargée de promouvoir l’agriculture, la nutrition, la foresterie, les pêches et le développement rural. Elle sert de centre mondial d’information et de connaissances sur l’alimentation et l’agriculture et a un rôle normatif important (Codex alimentarius).

Une autre institution spécialisée, le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) travaille à éradiquer la pauvreté rurale dans les pays en développement. Le FIDA soutient des projets locaux en lien avec les gouvernements, les donateurs et les ONG, pour faciliter l’accès des ruraux aux marchés, à la technologie ou aux ressources naturelles.

De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) vient en aide aux personnes victimes de l’insécurité alimentaire, notamment dans les zones touchées par des conflits ou des catastrophes naturelles, en leur fournissant de l’assistance alimentaire.

Mise à jour : décembre 2013

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