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Participation de Bernard Cazeneuve au "groupe informel de réflexion sur l’avenir de l’Europe" (Varsovie, 17 septembre 2012)

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Le ministre chargé des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, a représenté lundi 17 septembre 2012, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères à Varsovie, à l’invitation de M. Sikorski, ministre polonais des Affaires étrangères, pour participer à la dernière réunion du "groupe informel de réflexion sur l’avenir de l’Europe".

Ce groupe informel, lancé au début de l’année à l’initiative de M. Westerwelle, ministre allemand des Affaires étrangères, a fourni un important travail et donné lieu à des échanges de qualité. Les travaux du groupe informel ont mis en évidence l’engagement commun des participants à l’élaboration de notre avenir européen, ainsi que la richesse et la diversité des réflexions dans cette perspective. Ils constituent une contribution stimulante et utile aux réflexions qui se poursuivent au sein de l’Union européenne, sans pour autant s’y substituer.

Les difficultés que traverse actuellement l’Union européenne imposent de tracer des perspectives claires pour l’avenir et de donner un nouveau souffle au projet européen, afin de restaurer la confiance dans la construction européenne. Les efforts de la France et de ses partenaires européens doivent désormais se poursuivre dans le cadre des travaux conduits par M. Van Rompuy, président du Conseil européen, en vue de renforcer l’Union économique et monétaire. La France présentera ses propositions dans ce contexte.

Pour la France, la réponse à la crise économique et financière que connaît la zone euro et l’Europe dans son ensemble constitue le premier enjeu et la priorité immédiate. Cette réponse doit d’abord être donnée dans le cadre des traités actuels, dont l’entrée en vigueur est encore récente. Comme l’a indiqué le Président de la République à plusieurs reprises, chaque progrès dans l’intégration devra s’accompagner de pas supplémentaires dans la mise en place et l’utilisation d’instruments de solidarité. C’est dans ce cadre que, le moment venu, des adaptations des traités pourraient être envisageables, comme le couronnement de ce processus d’intégration solidaire.

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