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Siège des institutions européennes - Réaction de Thierry Repentin (15 octobre 2013)

"La commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen a adopté hier le rapport d’initiative de MM. Hafner et Fox visant à remettre en cause le siège du Parlement européen, situé à Strasbourg. Je tiens à souligner que le rapport sur lequel le vote s’est fondé contient nombre d’arguments erronés.
Aux termes des traités, « le Parlement européen a son siège à Strasbourg, où se tiennent les douze périodes de sessions plénières mensuelles » , ce qu’a rappelé un arrêt de la Cour de Justice de l’Union européenne de décembre 2012. Ajoutons que les chiffres avancés dans ce rapport sur le coût de la localisation du Parlement européen sont remis en cause par les données du Secrétariat général du Parlement européen lui-même. Les arguments utilisés par les co-rapporteurs pour remettre en cause le siège du Parlement européen sont donc contestables et contestés.

A quelques mois des élections européennes, la priorité de tous les acteurs européens devrait être de se mobiliser pour apporter des réponses concrètes aux préoccupations des citoyens européens plutôt que de se perdre en vaines querelles institutionnelles.

S’agissant de l’accessibilité du siège de Strasbourg, le gouvernement français s’est mobilisé pour améliorer l’accessibilité aérienne et terrestre de Strasbourg depuis l’ensemble des capitales européennes, dans le cadre du contrat triennal 2012-2014 « Strasbourg : capitale européenne ». Ces efforts, auxquels s’ajoutent ceux des autorités locales strasbourgeoises, se poursuivent dans le cadre d’un groupe de travail mis en place fin juillet 2013, qui réunit les acteurs politiques locaux, nationaux et européens pour en assurer la coordination et l’efficacité. Je participerai moi-même à une réunion de ce groupe dans les tout prochains jours.

La France est très attachée au respect des dispositions du Traité, qui traduisent la volonté des bâtisseurs de l’Europe de construire une Europe polycentrique. Le choix de la ville de Strasbourg comme ville d’accueil du Parlement européen est l’exemple le plus évident de cette volonté. La France refusera par conséquent toute modification des traités sur ce point. Cette position, nous l’avons dit à plusieurs reprises, n’est pas négociable."


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