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La Commission du Développement Durable des Nations-Unies (CDD-ONU)

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Aspects généraux

La Commission du Développement Durable des Nations-Unies (CDD-ONU) a été créée en 1993 par le Conseil économique et social, à la demande de l’Assemblée générale des Nations Unies, pour :

- assurer le suivi et la mise en œuvre des engagements pris lors du Sommet de la terre à Rio, en 1992, regroupés dans l’Agenda 21 [1] et examiner les progrès accomplis dans ce cadre aux niveaux national, régional et international.

- renforcer la coopération internationale en matière de développement durable ;

- rationaliser la capacité intergouvernementale de prise de décisions dans les domaines de l’environnement et du développement durable.

Après le Sommet mondial du développement durable de 2002, elle s’est également vue confier le suivi et la mise en œuvre du plan d’application de Johannesburg, étant ainsi confirmée dans son rôle de forum à haut niveau, pour le développement durable, au sein du système des Nations-Unies.

La CDD est composée de représentants de 53 États membres des Nations Unies, choisis pour 3 ans par le Conseil Économique et Social des Nations Unies. Un tiers est élu chaque année, et les membres sortants sont rééligibles.

La CDD se réunit annuellement au mois de mai, en une session officielle de deux semaines au siège des Nations Unies à New York. D’autres Etats, organisations des Nations Unies, ou organisations intergouvernementales et non-gouvernementales accrédités peuvent assister aux sessions en tant qu’observateurs.

Enjeux et échéances

En 2003, lors de la onzième session, la CDD a arrêté un programme de travail jusqu’en 2017, bâti sur la base de cycles thématiques de deux ans:la première année du cycle est consacrée à l’examen des progrès accomplis en vue de respecter les engagements et les objectifs liés au développement durable ; c’est l’année de la session d’examen. La deuxième année est axée sur les décisions relatives aux mesures à prendre pour surmonter les contraintes, les obstacles et les barrières qui entravent le processus de mise en œuvre. C’est l’année de la session directive.

Le programme de travail s’articule comme suit :

- 2004/2005 : eau, assainissement, établissements humains
- 2006/2007 : énergie pour un développement durable, développement industriel, pollution de l’air/atmosphère, changement climatique
- 2008/2009 : agriculture, développement rural, sols, sécheresse, désertification, Afrique
- 2010/2011 : transports, produits chimiques, gestion des déchets, mines, Cadre décennal de programmes sur des modes de consommation et de production durables
- 2012/2013 : forêts, biodiversité, biotechnologies, tourisme et montagnes
- 2014/2015 : mers et océans, ressources marines, petits états insulaires en développement, gestion des catastrophes et vulnérabilité aux catastrophes
- 2016/2017 : Évaluation globale de l’application d’Action 21, du Programme relatif à la poursuite de la mise en œuvre d’Action 21 et du Plan d’application de Johannesburg

Chaque cycle traite également de problématiques transversales comme l’éradication de la pauvreté, le changement de modes de consommation et de production, la santé, la protection des ressources naturelles, les initiatives régionales, les cadres institutionnels du développement durable, l’égalité des genres, ou l’éducation.

Pour plus d’informations :

Le site de la Commission du Développement Durable des Nations Unies (en anglais)
www.un.org/esa/dsd/csd/csd_index.shtml

Autres liens

- Conseil économique et social
www.un.org/french/ecosoc/

- Assemblée générale des Nations Unies
www.un.org/french/ga/index.shtml

Mise en ligne : 2.03.10

[1] L’Agenda 21 est un plan d’action pour le XXIème siècle, qui encourage la coopération dans le domaine de l’environnement et demande aux différents acteurs de se mobiliser pour appliquer les principes de la déclaration de Rio : ses quarante chapitres, détaillent les champs d’application du développement durable. Il formule des recommandations dans des domaines aussi variés que la pauvreté, la santé, le logement, la pollution de l’air, la gestion des mers, des forêts et des montagnes, la désertification, la gestion des ressources en eau et de l’assainissement, la gestion de l’agriculture et des déchets. Ce plan préconise des stratégies à long terme qui intègrent des études d’impact sur l’environnement.

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