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Aspects généraux

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Aspects généraux

L’eau constitue un élément essentiel de tous les écosystèmes terrestres. L’eau douce est une ressource renouvelable, mais finie dans ses quantités disponibles, inégalement répartie à la surface de la planète (une proportion importante d’États connaissent une situation chronique de déficit hydrique) et dans le temps (variabilité des phénomènes climatiques), et parfois techniquement et/ou financièrement difficile d’accès.

L’accroissement de la population, l’évolution des niveaux et modes de vie et le développement des activités économiques (industrie, agriculture), tous synonymes d’une augmentation des volumes d’eau consommés, peuvent entraîner la surexploitation des ressources disponibles et la dégradation de leur qualité si des mesures de durabilité ne sont pas mises en œuvre. La gestion des ressources en eau est ainsi confrontée au double enjeu de la croissance économique et de la préservation de l’environnement, dans une approche intégrée de développement durable.

Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement est la première cause de mortalité dans le monde : en 2008, 1,1 milliard de personnes sont encore privées d’un accès adéquat à l’eau potable et 2,6 milliards sont sans accès à un assainissement décent. L’eau insalubre est en effet un vecteur ou un agent aggravant de certaines des maladies les plus répandues et les plus meurtrières (paludisme, dengue, choléra, etc.) ; elle affaiblit la force de travail, perturbe la fréquentation scolaire, les femmes et les enfants en étant les principales victimes.

La gestion des ressources en eau, depuis leur protection jusqu’à leur valorisation, doit donc être placée dans un cadre général de développement durable permettant de contribuer à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) : lutte contre la pauvreté, préservation de la santé publique, développement de l’éducation et renforcement du rôle des femmes, protection de l’environnement (sols, biodiversité, écosystèmes), sécurité alimentaire (irrigation et productivité agricole), sécurité énergétique (hydroélectricité). Dans cette approche intégrée, les bénéfices économiques des investissements faits en eau et assainissement sont importants : 1 dollar investi permet d’économiser 9 dollars en productivité du travail et coûts de santé.

Par ailleurs, l’évolution du climat se traduit par un accroissement de la variabilité hydrologique entraînant la multiplication d’événements extrêmes (sécheresse, inondations), l’accroissement des inégalités dans la disponibilité des ressources (stress hydrique dans certaines régions) et l’apparition de phénomènes irréversibles (fonte des glaciers). Ces changements rendent nécessaire l’intégration de la gestion des ressources en eau dans le cadre des politiques d’adaptation au changement climatique.

Enfin, les ressources en eau sont, le plus souvent, des ressources partagées : les deux tiers des grands bassins fluviaux et des aquifères sont internationaux. Potentiellement source de conflit, c’est en tout cas un frein au développement en l’absence de coopération pour la gestion de ces ressources. La bonne gestion partagée, ou gestion intégrée des ressources en eau, est désormais un concept clef, reconnu par la communauté internationale, qui tente de mettre en place des instruments de gestion de ces ressources partagées, tels que la convention des Nations-Unies pour l’utilisation des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation de 1997 (non encore en vigueur).

Depuis la Conférence des Nations Unies sur l’Eau de Mar del Plata (1977), qui a été à l’origine de la 1ère Décennie internationale de l’eau potable et de l’assainissement (1981-1990), une volonté politique de promouvoir la question de l’eau s’est affirmée dans plusieurs enceintes. La « Déclaration du Millénaire » de l’Assemblée Générale des Nations-Unies (2000) a fixé plusieurs objectifs, connus sous le nom d’OMD, dont celui de « réduire de moitié, d’ici à 2015, la proportion de la population mondiale qui n’a pas accès à l’eau potable et à un assainissement de base ». Le plan d’action de Johannesburg, adopté lors du Sommet mondial sur le développement durable (2002), a renforcé les engagements sur la gestion de l’eau au niveau mondial.

À mi-parcours du terme fixé pour l’atteinte des OMD (2015), il apparaît que si la cible sur l’eau potable sera atteinte en moyenne mondiale, de nombreux pays africains et d’Asie du Sud accusent un retard sérieux. Malgré la mobilisation de « l’année internationale de l’assainissement » en 2008, la cible assainissement ne sera cependant pas atteinte. La situation est préoccupante et les inégalités entre grandes régions, ainsi qu’entre villes et campagnes sont très fortes.

À consulter

- Le CIRAD au cœur d’un nouveau Centre d’excellence sur l’eau en Afrique Australe (octobre 2009)

- Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) relatifs à l’eau et l’assainissement :
www.g8.fr/evian/…/eau_-_plan_d_action_du_g8.html

- Partenariat sur l’eau et l’assainissement avec l’Afrique (sommet G8 de l’Aquila)
www.g8italia2009.it/…

- 4ème Forum mondial de l’eau à Mexico :
www.worldwaterforum4.org.mx/home/home.asp

- 5ème Forum mondial de l’eau :
www.worldwaterforum5.org/

- L’assainissement comme une filière

- Stratégie interministérielle eau et assainissement, Documents d’orientation stratégique

- Agence française de développement (AFD) :
www.afd.fr

- Les collectivités locales françaises :
http://cncd.diplomatie.gouv.fr/

- Le Partenariat Français pour l’Eau :
www.partenariat-francais-eau.fr

Mise en ligne : 26.11.09

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