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Le rôle moteur de la France et de l’Union européenne dans les négociations climatiques

La France s’est investie très tôt dans les négociations sur l’élaboration du futur régime climatique. L’adoption, en 2008 sous présidence française de l’Union européenne, du paquet énergie-climat apporte la preuve par l’exemple qu’une zone géographique entière, avec des situations économiques, des bouquets énergétiques et des potentiels différents, peut se fixer des objectifs et des politiques ambitieux de lutte contre le changement climatique.

Dès 2009, pour Copenhague, la France et l’Union européenne ont affiché une position forte :

  • obtenir un accord ambitieux, équilibré et compatible avec l’objectif de limitation à + 2 °C ;
  • un accord qui reprenne les principaux acquis du protocole de Kyoto et qui intègre des objectifs chiffrés contraignants et des objectifs sur des secteurs non pris en compte par le protocole (forêt, aviation, maritime…).La forte implication de l’Union européenne dans ces négociations multilatérales lui a permis de jouer en 2011, après les conférences de Copenhague et de Cancun, un rôle charnière à Durban et d’être à l’origine du compromis principal obtenu et au cœur d’une large alliance pour l’ambition collective. La mobilisation de sources innovantes de financement, pour répondre à l’objectif de 100 Mds $ par an d’ici 2020, constitue également un défi particulier à relever en liaison avec les travaux du G20 sur le financement climat, qui ont progressé sous présidence française en 2011. Enfin, la France porte l’objectif de rehausserà court terme le niveau d’ambition global qui est aujourd’hui insuffisant pour placer la communauté internationale sur une trajectoire compatible avec l’objectif de limitation du réchauffement à 2 °C.

En mars 2013, l’Union européenne a initié ses travaux visant à adopter un objectif de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Ainsi, la Commission européenne a publié un livre vert à ce sujet pour engager une réflexion sur le cadre législatif appelé à prendre le relais des politiques climat-énergie en vigueur au sein de l’Union européenne jusqu’en 2020. La France est très engagée dans ces travaux et soutient l’adoption d’un objectif de -40% d’ici 2030, par rapport à 1990. L’Union européenne entend par ailleurs rester à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique, et a également publié une communication consultative sur l’accord international de 2015 en mars 2013 afin de recueillir des contributions de la part des États membres mais aussi de la société civile dans toutes ses composantes (organisations non gouvernementales, collectivités territoriales, entreprises).

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Mise à jour : 14.11.13


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