Les bons réflexes à adopter pour lutter contre le commerce illégal d’espèces sauvages

Vous n’en êtes pas forcément conscient mais, en tant que consommateur, vos choix influencent l’ampleur des trafics. En adoptant un comportement responsable, vous évitez d’offrir un débouché aux produits issus du braconnage.

Réfléchissez-y à deux fois avant d’acheter

À l’étranger, n’achetez jamais d’animaux vivants, d’ivoire, d’objets en écaille de tortues, de peaux de grands félins ou de dents de tigres (liste non exhaustive !).

En cas de doute concernant la composition des produits ou leur origine, exigez des informations crédibles sur la provenance et la composition des articles issus de la faune ou de la flore (ex : coquillages, maroquinerie, bois). Abstenez-vous de ramener dans vos bagages orchidées, de cactus, ou coraux collectés lors de votre séjour. Ayez conscience que les produits locaux à base d’espèces sauvages, même en vente libre à l’étranger, sont souvent interdits d’importation.

Pour vérifier le statut réglementaire d’une espèce, vous pouvez solliciter les autorités CITES locales ou consulter le site internet CITES du Ministère chargé de l’environnement.

Évitez également les denrées alimentaires et médicaments dérivés d’espèces sauvages protégées

Par exemple :

  • Plats à base de viande de singe ;
  • œufs de tortues marines ;
  • soupe d’aileron de requins ou de nids d’hirondelles, etc.

Ceci d’autant que les conditions de traitement des aliments, comme la viande de brousse par exemple, ne respectent souvent pas les normes sanitaires et peuvent générer des maladies graves.

  • Médecine traditionnelle contenant de la poudre de corne de rhinocéros, d’os de tigre, d’écailles de pangolin, etc. qui menacent directement la survie des espèces et dont l’efficacité thérapeutique n’est pas scientifiquement établie.

Signaler ces spécimens lorsque vous en rencontrez

A votre consulat et ambassade, aux autorités touristiques (direction de votre hôtel, tour opérateur ou office de tourisme), aux autorités CITES locales, voire à des ONG environnementales locales si vous en connaissez.

Il existe aussi des applications mobiles gratuites comme :

Wildscan (surtout pour l’Asie) ou Wildlife Witness, qui peuvent vous aider à identifier des spécimens rencontrés, savoir si leur commerce est légal et dans le cas contraire, signaler une potentielle infraction aux autorités régionales.

Mise à jour : septembre 2016

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