Un nouveau bilan de santé de l’Atlantique du Nord-Est dressé par la Convention OSPAR (29 juin 2017)

Trois semaines après la Conférence des Nations unies sur l’ODD14 « Vie aquatique » se tenait, du 26 au 29 juin 2017 à Cork (Irlande), la Commission de la Convention pour la protection de l’Atlantique du Nord-Est dite Convention OSPAR (pour OSlo-PARis).

Les quinze gouvernements, dont la France, et l’UE, parties à cette convention, se réunissaient pour approuver l’évaluation intermédiaire de l’état du milieu marin dans cette vaste zone qui s’étend sur 13,5 millions de km², depuis l’Arctique au Nord jusqu’aux Açores au Sud, soit 4% des océans de la planète.

A l’occasion du 25e anniversaire de la création d’OSPAR, cette évaluation (en anglais), constitue un pas significatif dans la connaissance et le suivi de l’état environnemental de l’Atlantique du Nord-Est et l’amélioration des mesures prises en faveur de sa protection. Elle est le fruit du travail de plusieurs années, effectué par les experts scientifiques et les administrations des Parties pour élaborer puis renseigner une série de 47 indicateurs relatifs à la biodiversité et aux écosystèmes, aux substances dangereuses et à l’eutrophisation, l’impact des activités humaines, l’industrie offshore ou encore les substances radioactives. Des chapitres thématiques abordent également les enjeux socio-économiques ou les impacts du changement climatique.

Depuis la précédente évaluation OSPAR en 2010, le réseau d’aires marines protégées dans la zone OSPAR a été considérablement étendu de 289 aires marines protégées et représente désormais près de 6% de la zone. En revanche, l’évaluation a confirmé l’ampleur de la pollution par les déchets marins. Ce sujet est au cœur de la coopération régionale et de la politique française en faveur de la protection du milieu marin.

Dans une année 2017 très portée sur les enjeux océaniques, OSPAR ajoute une pierre à l’édifice de la protection internationale des océans en rappelant le rôle essentiel des conventions de mers régionales pour la préservation de la biodiversité et des écosystèmes marins.

La France est partie à la convention OSPAR de 1992, issue de la Convention d’Oslo sur la prévention de la pollution marine par les opérations d’immersion (1972) et de la Convention de Paris sur les rejets d’origine tellurique (1974).

Depuis 1998, OSPAR traite aussi des activités humaines non-polluantes qui peuvent avoir un effet négatif sur la mer dans le cadre d’une annexe sur la biodiversité et les écosystèmes (1998).

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