Le cancer du poumon chez les non-fumeurs fait deux fois plus de victimes à Taïwan qu’aux Etats-Unis

Taïwan

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Taïwan | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie
29 septembre 2017

Une étude vient de dévoiler que le taux de cancer du poumon chez les taïwanais non-fumeurs est deux fois plus élevé que chez les fumeurs Américains ou Européens. Les facteurs héréditaires et environnementaux seraient donc tout aussi responsables que le tabagisme du cancer.

Chaque année, Taïwan voit l’apparition de près de 10,000 nouveaux patients atteints du cancer du poumon, dont la mortalité est très élevée. Une étude, menée depuis 2015 par le professeur Yang Pan-Chyr de la National Taiwan University (NTU), le président Chen Yu-min de la Société du Cancer du Poumon de Taïwan, et des physiciens de plus de 20 hôpitaux taiwanais, vient de dévoiler que le taux de cancer du poumon chez les taiwanais non-fumeurs est deux fois plus élevé que chez les fumeurs Européens ou Américains.
Cette étude s’est principalement concentrée sur les non-fumeurs, qui ont des antécédents familiaux du cancer du poumon. C’est la première étude sérieuse faite sur le sujet à Taïwan. Celle-ci a révélé que sur les 6,465 personnes ayant subi les tests, 148 d’entre elles (soit 2,29%) avaient un adénocarcinome pulmonaire. Or selon les dernières observations épidémiologiques, les fumeurs sont de plus en plus souvent atteints par cette forme de cancer bronchique. En comparaison, grâce à un dépistage du cancer du poumon de l’Institut Américain National du Cancer, il a été découvert que seuls 1,03% des fumeurs avaient un adénocarcinome pulmonaire. Ce taux est similaire à celui de l’Europe.
En conclusion, le tabagisme n’est pas le seul facteur du cancer du poumon. Les antécédents familiaux et les expositions environnementales sont également des causes importantes.
Après le tabac, l’exposition domestique au radon représente la deuxième cause de cancer bronchique. Gaz rare naturellement radioactif, le radon est inodore et passe souvent inaperçu. Mais près de 6 à 15% des nouveaux cas de cancer du poumon seraient attribuables à ce facteur. La pollution atmosphérique figure également parmi les facteurs de risques environnementaux. Elle est due à des gaz (dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, ozone, etc.).
Et les personnes atteintes ou qui ont déjà été atteintes d’une affection respiratoire, ont un risque plus grand de développer un cancer bronchite. Si le tabac est un facteur de risque important, certains fumeurs ne développeront pas de cancer bronchite. Ainsi, l’existence d’une variabilité individuelle, qui serait transmise de façon héréditaire, paraît probable. A l’inverse, cette étude a permis d’identifier des anomalies génétiques, transmises d’une génération à l’autre, et qui pourraient favoriser l’apparition de cellules cancéreuses au niveau du poumon, en particulier chez les non-fumeurs.

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Rédactrice :
Morgane Schuhmann, morgane.schuhmann[at]diplomatie.gouv.fr
https://www.france-taipei.org/

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