Enquête sur les spin-offs issues des universités néerlandaises

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Pays-Bas | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
3 août 2017

Selon une étude publiée par un journal néerlandais, les universités aux Pays-Bas ont créé 65 spin-offs en 2016.

Le journal Het Financieele Dagblad a publié un inventaire des spin-offs issues des résultats de la recherche menée par les universitaires néerlandaises. Selon le journal, les universités néerlandaises (hormis l’Université Erasme de Rotterdam et l’Université Radboud de Nimègue qui n’ont pas participé à l’étude) sont à l’origine, en 2016, de 65 spin-offs ou entreprises créées uniquement sur la base des connaissances des universités.

Des divergences entre les universités

L’étude souligne de fortes différences entre les universités. Par exemple, l’Université de technologie de Delft est à l’origine de 13 spin-offs, alors que l’Université de Wageningen n’en a créé qu’une. Selon le journal, ces différences peuvent être expliquées tant par les domaines de recherche, certains domaines se prêtant moins à la valorisation des résultats de la recherche sous la forme de spin-offs, que par les stratégies des universités. Ainsi l’Université de Wageningen transfère ses résultats à des entreprises préexistantes au lieu de créer de nouvelles spin-offs.

Les spin-offs, une source de revenus limitée pour les universités

Au total, les universités néerlandaises comptent plus de 360 spin-offs et entreprises dans leurs portefeuilles. Ces spin-offs peuvent créer des revenus pour les universités sous différentes formes (exploitation de brevets, dividendes…). Selon le journal, la plupart des universités reçoivent en moyenne entre 70 000 et 300 000 € par an. Seules deux universités ont connu des succès importants avec leurs spin-offs et ont reçu plus de un million d’euros de revenus en 2016 : l’Université de Leyde (1,7 million €) et l’Université d’Utrecht (3,5 millions €).

Source  : Het Financieele Dagblad, “Beloon wetenschappers die een bedrijf opzetten met een bonus”, 07/07/2017

Rédacteur : Emilie Baffie, emilie.baffie[at]diplomatie.gouv.fr

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