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La recherche et l’innovation au coeur de la stratégie marine gouvernementale

Norvège

Actualité
Norvège | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
24 février 2017

Le gouvernement norvégien souligne l’importance de la recherche et de l’innovation pour le développement des industries marines et maritimes.

Mardi 21 février, à Bergen, la première ministre Erna Solberg et la ministre de l’industrie Monica Mæland ont annoncé le lancement de la nouvelle stratégie marine gouvernementale, visant à promouvoir la croissance et l’emploi dans les différents secteurs de l’industrie marine et maritime : aquaculture, transport maritime, pétrole, biotechnologies. D’autres ministres ont présenté cette stratégie simultanément dans d’autres villes de Norvège : Terje Søviknes, ministre du pétrole et de l’énergie, à Stavanger, et Per Sandberg, ministre de la pêche, à Tromsø.

Le gouvernement a pour objectif de développer l’élevage piscicole à grande échelle, soutenir la culture des macroalgues, multiplier les projets d’énergie éolienne en mer, accroître la prospective biomarine, financer la recherche en Arctique et en Antarctique, et favoriser l’extraction de minéraux marins. Le secteur maritime représente 250 000 emplois et une création annuelle de valeur à hauteur de 760 milliards de NOK. Selon les prévisions de l’OCDE, l’économie marine devrait être doublée d’ici 2030.

Arvid Hallén, directeur administratif du conseil national de la recherche, salue la place prépondérante accordée à la recherche et l’innovation dans cette initiative.

Il souligne la vision globale embrassée par la stratégie gouvernementale, qui permet d’intégrer les problématiques économiques, sociales et environnementales ; ainsi que l’importance donnée aux coopérations européennes pour la recherche et le développement des technologies marines et maritimes, telles que le programme JPI Oceans.

De son côté, le gouvernement cite en exemple l’action du Conseil National de la Recherche dans sa politique de coopération entre l’industrie et la recherche scientifique. Le programme DEMO 2000, par exemple, a permis de tester et commercialiser de nombreuses techniques dans le domaine de l’exploitation pétrolière. Un programme similaire de démonstration devrait être mis en place pour le reste du secteur marin.

Article original
Chiffres : DN 22/02/17 p 18, Klassekampen pp 10-11

Rédactrice : Camille Crapart

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