Signature d’un accord de coopération entre le CEA et l’Université de Lettonie

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Lettonie | Politiques de recherche, technologiques et universitaires | Science de la matière : matériaux, physique, chimie, optique
27 juillet 2016

Le directeur des relations internationales du CEA, M. Frédéric Journès s’est rendu à Riga, le 5 juillet 2016, pour la signature d’un accord de coopération générale entre le CEA et l’Université de Lettonie représentée par son recteur le Prof. Indriķis Muižnieks. Cet accord porte particulièrement sur une coopération dans le domaine de la magnétohydrodynamique (MHD).

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De gauche à droite : M. Andis Geižāns (chef de cabinet au ministère de l’Education et des Sciences de Lettonie), Prof. Indriķis Muižnieks (recteur de l’Université de Lettonie), Dr Christian Latgé (CEA), M. Frédéric Journès (DRI/CEA), S.E.M. Stéphane Visconti (Ambassadeur de France en Lettonie), photo : Toms Grīnbergs, Université de Lettonie

Le 5 juillet 2016, au centre académique des sciences naturelles de l’Université de Lettonie à Riga, a eu lieu la signature d’un accord de coopération générale dans le domaine de la magnétohydrodynamique (MHD) entre le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) [1] d’une part et l’Université de Lettonie (UL) d’autre part. Le CEA était représenté par son directeur des relations internationales, M. Frédéric Journès accompagné pour l’occasion par le Dr. Christian Latgé, l’interlocuteur principal du CEA pour cette coopération. L’UL était représentée par son recteur, le Prof. Indriķis Muižnieks. La signature a été effectuée en présence de S.E.M. Stéphane Visconti, Ambassadeur de France en Lettonie et de M. Andis Geižāns, directeur de cabinet du ministre de l’Education et des Sciences de Lettonie.

Avant la signature, une réunion a permis de mettre en valeur la collaboration de plus de 20 ans entre les deux institutions que l’accord vient poursuivre et renforcer. Elle repose sur des actions telles que :

  • L’échange d’informations techniques
  • La participation commune à des programmes de recherche et études scientifiques
  • La formation de jeunes chercheurs et d’étudiants en préparation de thèse
  • Des publications communes dans les revues scientifiques
  • L’implication dans des réseaux liés à la MHD
  • L’organisation de conférences et de workshops, notamment la conférence internationale PAMIR
  • Les visites d’experts et de professeurs

Cette signature est une étape-clé dans la coopération scientifique franco-lettone qui avait été marquée par l’Initiative Ampère démarrée en 2001. Celle-ci avait, pour objectif, la mise en place d’un pôle d’excellence européen de recherche fondamentale et appliquée en MHD. N’ayant pas abouti, elle a tout de même permis un travail considérable de rapprochement entre des centres de recherche français et letton notamment le CNRS, le CEA et l’Institut de Physique de l’Université de Lettonie (IPUL) [2].

Fondé en 1946, l’IPUL est l’un des plus grands instituts au monde spécialisé en MHD fondamentale et appliquée. L’Institut effectue ainsi des études complexes de l’électrodynamique et de l’hydrodynamique de métaux liquides (notamment du sodium liquide) sous l’influence de champs électromagnétiques ainsi que des phénomènes de transferts masse/chaleur qui s’y produisent. Il accueille notamment depuis 2000 l’expérience « Riga Dynamo Experiment », premier dispositif démontrant le principe physique de génération du champ magnétique terrestre. Menée par le Prof. Agris Gailitis, l’expérience lui a valu une reconnaissance au niveau international. [3]

Complémentaires à celles des chercheurs français du CEA, les compétences des chercheurs lettons dans la discipline présentent un grand intérêt dans la recherche nucléaire se traduisant par des participations dans des projets de haut niveau technologique tels que le prototype de réacteur ASTRID, le projet ITER de réacteur à fusion thermonucléaire ou encore l’ESS (European Spallation Source).

Depuis le début des années 1990, plus de dix chercheurs lettons dans le domaine de la MHD ont pu bénéficier d’un financement de leurs thèses en cotutelle entre la France et la Lettonie par les bourses du gouvernement français. Ils représentent aujourd’hui la nouvelle génération de scientifiques lettons dans ce domaine.

Sources :

Rédacteur :

  • Simon Cousseau, chargé de coopération scientifique et universitaire à l’Institut français de Lettonie, simon.cousseau[at]institut-francais.lv

[1Site du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, http://www.cea.fr/

[2Site de l’Institut de Physique de l’Université de Lettonie, http://ipul.lv/

[3Médaille Petrus Peregrinus 2016 décernée à Agris Gailitis, http://www.egu.eu/awards-medals/petrus-peregrinus/2016/agris-gailitis/

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