Au Japon, des robots pour gérer les catastrophes naturelles

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Japon | Sciences et technologies de l’information et de la communication : TIC, télécoms, micro-nanotechnologies, informatique
23 juin 2017

Le Japon est un pays qui fait face depuis toujours à des contraintes naturelles exceptionnelles. Face à la menace constante constituée par les tremblements de terre, tsunamis et typhons que subit le pays, de nouvelles initiatives tirant parti de l’expertise japonaise en robotique voient le jour, notamment depuis le tremblement de terre du Tohoku qui avait dévasté la région en 2011.

Une équipe de chercheurs, dont certains issus de l’Université du Tohoku, ont élaboré un robot destiné à la gestion de catastrophes naturelles comme les tremblements de terre. Cette équipe a innové en proposant un robot en forme de serpent, le premier du genre à pouvoir soulever sa tête, avec un corps recouvert de poils courts et mobiles qui lui permettent d’avancer à 10 cm/s.

Le corps de ce « serpent » fait 8 mètres de long et pèse 3 kilos. Sa tête est équipée d’une caméra, et le robot peut soulever l’extrémité de son corps jusqu’à une hauteur d’environ 20 cm pour améliorer le champ de ses prises de vue.

Grâce à sa forme et ses capacités, le robot serait utilisé pour la recherche de personnes et l’analyse de l’état de bâtiments suite à des effondrements. Il a aussi été testé sur le site de la centrale nucléaire Fukushima-Daiichi, très endommagé suite au tsunami causé par le tremblement de terre du 11 mars 2011.
Il est envisagé de mettre en service le robot d’ici trois ans, les tests ayant mis en avant des pistes d’amélioration.

Toujours dans le domaine de la gestion des catastrophes naturelles, et plus particulièrement celle du site de Fukushima, c’est le groupe Toshiba qui a dévoilé récemment un nouveau robot qui devrait sonder les parties immergées des zones endommagées et contaminées par les déchets radioactifs. Il a été développé en collaboration avec l’International Research Institute for Nuclear Decommissioning (IRID).

Le robot en question est de forme cylindrique, avec 13 cm de diamètre pour 30 cm de longueur. Il est équipé de deux caméras, l’une à l’avant capable de pivoter à 180° et l’autre fixée à l’arrière de l’appareil, de lumières et d’un dosimètre. Il est piloté via un câble et devrait être capable d’opérer pendant 10 à 20h d’affilée. Il a aussi été conçu pour résister à des niveaux élevés de radioactivité.

Les efforts qui ont été faits lors de missions précédentes d’envoi de robots dans le réacteur numéro 3 afin de localiser les débris radioactifs n’ont encore jamais été couronnés de succès. Certains robots se sont retrouvés pris au piège dans des obstacles, d’autres ont été trop endommagés par le niveau de radioactivité pour arriver au terme de leur mission. Ce petit robot aquatique devrait être testé à la centrale dès mi-juillet.

Sources
The Japan Times, ’Japanese team develops snake-like robot to help in disasters’
Nikkei Asian Review, ’Toshiba makes underwater robot for Fukushima monitoring’
Japan Today, ’Swimming robot to probe damage at Fukushima nuclear plant’
News On Japan, ’Toshiba unveils submersible video robot to probe reactor 3 at Fukushima No. 1 plant’

Rédacteur
Emma-Louise SCAPPATICCI – ch.mission.stic[at]ambafrance-jp.org

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