2 ans après leur implantation chez le singe, des cellules iPS efficaces contre la maladie de Parkinson

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Japon | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie | Médecine individualisée
1er septembre 2017

Jun Takahashi et son équipe du Center for iPS Cell Research and Application (CiRA) de l’Université de Kyoto ont utilisé la technique des cellules iPS pour reprogrammer des cellules en neurones dopaminergiques, ceux-là mêmes qui sont affectés dans la maladie de Parkinson.

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Les singes ayant bénéficié de la thérapie cellulaire ont vu leurs symptômes parkinsoniens diminuer dans les deux années suivant l’implantation des cellules iPS. Credit : Misaki Ouchida, Center for iPS Cell Research and Application, Kyoto University

Deux ans après l’implantation de ces neurones obtenus à partir de lignées cellulaires humaines dans le cerveau de singes atteints de la maladie de Parkinson, les résultats de l’étude révèlent d’une part que ces neurones sont toujours fonctionnels dans le cerveau des singes et qu’ils participent même à une réduction des symptômes de la maladie.

D’autre part, aucune survenue d’événements adverses dans l’organisme n’a été observée, pas de développement de tumeurs ni de rejet par le système immunitaire, ce qui encourage les scientifiques à réfléchir à un prochain essai clinique chez l’Homme.

Cela dit, plusieurs scientifiques appellent dors-et-déjà à plus de réserve, jugeant qu’une période de seulement deux ans est relativement courte pour conclure d’une sécurité complète d’un tel traitement thérapeutique.

Source : Tetsuhiro Kikuchi, et al. Human iPS cell-derived dopaminergic neurons function in a primate Parkinson’s disease model. Nature, 2017 ; 548 (7669) : 592.

Rédaction : Thibaut Dutruel, ch.mission.sdv chez ambafrance-jp.org

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