Nuages marins et climat : les effets des tensioactifs organiques sur l’albédo et sur les précipitations

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Italie | Science de la terre, de l’univers et de l’environnement : énergie, transports, espace, environnement
21 juillet 2017

Récemment publiée sur “Nature”, une étude approfondie sur le processus de formation des nuages marins et du rôle des tensioactifs organiques

Dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique , la science essaie d’élaborer de nouveaux modèles pour reproduire les processus de formation et évolution des nuages afin de mieux comprendre les dynamiques du climat.

Une étude focalisée sur les nuages a été menée par une équipe de chercheurs de l’Institut de Sciences de l’Atmosphère et du Climat du Conseil National des Recherches (Isac-Cnr) de Bologne, coordonnée par Maria Cristina Facchini. Les résultats viennent d’être publiés dans un article sur la revue scientifique Nature sous le titre “Surface tension prevails over solute effect in organic-influenced cloud droplet activation”. L’étude est le fruit de collaborations avec d’autres centres de recherche et universités en Europe et en Amérique.

Les nuages jouent un rôle très important dans le bilan radiatif, c’est à dire la différence entre le rayonnement solaire absorbé par la Terre et celui réfléchi vers l’espace, et cet équilibre contribue à définir la température moyenne de notre planète. Grâce à cette recherche, une compréhension plus approfondie des processus de formation des nuages sera possible.
En effet, cette recherche confirme - du point de vue expérimental - des hypothèses avancées il y a plusieurs années par la coordinatrice même de cette récente étude, concernant le rôle des tensioactifs organiques présents dans les poussières atmosphériques sur la création des nuages. Il a ainsi été découvert que les composés tensioactifs organiques d’origine marine créent de manière beaucoup plus efficace que d’autres particules les gouttes qui vont former les nuages. Ces particules, riches d’éléments organiques, permettent la création de nuages avec une quantité considérable de gouttes qui sont donc plus réfléchissants et moins aptes à déclencher des précipitations. La combinaison de ces deux facteurs a un effet de refroidissement sur le climat.

Source : https://www.cnr.it/it/comunicato-stampa/7548/certe-nuvole-riflettono-di-piu

Plus d’informations :
http://www.nature.com/nature/journal/vaop/ncurrent/full/nature22806.html?WT.feed_name=subjects_microbiology

Rédacteur : Chiara Pellegrino, chiara.pellegrino[a]institutfrancais.it

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