Des robots sous-marins à Venise

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21 septembre 2017

Le projet européen subCULTron a permis de concevoir un système de robots sous-marins interconnectés en mesure de recueillir des données sur l’habitat sous-marin de façon très innovante. Les robots sont capables d’assimiler les changements de l’environnement dans lequel il se trouve et de s’y adapter pour mieux enregistrer les données sur la biodiversité.

Le test des prototypes de robots sous-marins a eu lieu vendredi 15 septembre 2017 dans les eaux de la lagune de Venise. Le projet, financé par l’Union Européenne dans le cadre du programme Horizon 2020, est dirigé par Thomas Schmickl, professeur à l’Université de Graz, mais il implique des scientifiques de six différents pays, notamment des chercheurs italiens de l’Institut des sciences marines du Cnr (Ismar-Cnr), du consortium CORILA et de l’École Supérieure Sant’Anna de Pise. Ces robots représentent une application très innovante d’intelligence artificielle individuelle et collective qui les amène à se comporter et à agir comme un vrai banc de poissons.

À ce jour, trois prototypes ont été réalisés et testés. Les aMussel (moules artificielles), des cylindres d’une longueur de 50 cm et un poids d’environ 2 kg, gèrent la mémoire collective à long terme du système, permettant la mémorisation des données. Les aFish (robots-poissons), sont doués d’une intelligence qui leur permet d’explorer et de contrôler les changements de l’environnement sous-marin, en communiquant avec les autres robots. Les robots-poissons se déplacent de façon autonome, comme un vrai banc de poissons, en fonction des données que chaque robot recueille de façon individuelle.

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Le troisième prototype, aPad (nénuphar artificielle), constitue la plateforme de soutien pour les autres deux typologies de robots aquatiques : ils les transportent d’une position à l’autre suivant des coordonnés GPS transmises par les satellites. En outre, ils accumulent de l’énergie à travers les panneaux dont ils sont couverts et grâce à cette énergie ils rechargent les aMussel et les aFish.

Les scientifiques peuvent suivre étape par étape les mouvements des robots à travers les téléphones portables, à partir desquels ils peuvent aussi leur donner des ordres et recevoir des feedback. Ce projet intégré donnera donc la possibilité d’utiliser les petits robots dans les canaux vénitiens pour acquérir les données sur la biodiversité, mais cette technologie pourra probablement être utilisée et développée dans d’autres domaines.

Source : https://www.cnr.it/it/nota-stampa/n-7658/i-pesci-robot-alla-conquista-dell-arsenale

Plus d’informations : http://www.subcultron.eu/

Rédacteur : Rossana Moselli, rossana.moselli[a]institutfrancais.it

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