Des collégiens à l’Université Ben Gourion du Néguev

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Israël | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
13 avril 2017

Voilà près de vingt ans que des collégiens déambulent à l’Université Ben Gourion du Néguev située à Beer Sheva, au Sud d’Israël. Que viennent faire ces élèves à l’université ? Ces collégiens font partis du programme Kidoumatika leur permettant d’étudier les mathématiques avec des professeurs et doctorants de l’université.

L’idée est de réunir des élèves des villes du sud du pays, provenant d’environnements socio-économiques très variés, et de leur offrir une occasion de développer leurs aptitudes intellectuelles dans un cadre à la fois informel et de haut niveau. Ce sont les mathématiques qui ont été choisies pour ce faire, en particulier parce qu’elles ne nécessitent quasiment pas de prérequis et peuvent donc être travaillées de concert par un groupe d’élèves hétérogène.

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Crédits : Université Ben Gourion du Néguev

Aujourd’hui, Kidoumatica regroupe 550 élèves de 10 à 17 ans, provenant d’une centaine d’écoles différentes. Le programme se déroule dans les locaux de l’Université Ben Gourion, par groupes pris en charge par un professeur assisté d’un étudiant. L’objectif est de stimuler la réflexion et la créativité des élèves de façon informelle. Ils découvrent de nouveaux domaines dans le champ des mathématiques, visitent des musées et participent à des concours nationaux et internationaux. La majorité des élèvent suivent ce programme pour une durée supérieure à un an. Et la demande ne cesse d’augmenter : cette année, 1200 élèves ont candidaté à ce programme pour seulement 250 places disponibles pour des débutants. Les élèves viennent de différentes localités du Sud. On compte également des élèves issus des communautés bédouines. 40% d’entre eux sont des filles, une proportion importante comparée au faible nombre de filles comptées au sein des filières mathématiques dans les études supérieures

D’autres programmes de ce type existent en Israël, tel que le programme Alpha qui regroupe différentes universités et permet à des élèves de travailler une fois par semaine dans un laboratoire de recherche avec un étudiant en sciences expérimentales.
Ces initiatives apportent un bénéfice immédiat aux élèves et, à plus long terme, un bénéfice aux institutions d’accueil qui reverront certainement dans leurs murs quelques-uns de leurs filleuls dans les années à venir. Certains étudiants ont également déjà écrit des publications ou même des thèses sur ces nouvelles méthodes éducatives.

Rédacteur : Tirtsa Ackermann, VI chercheuse à l’Université hébraïque de Jérusalem

Sources :

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