Explosion de candidatures des étudiants internationaux

Irlande

Irlande | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
6 septembre 2017

Les universités irlandaises ont enregistré un pic de candidatures de la part des étudiants internationaux. Selon les universitaires, le Brexit et l’élection de Donald Trump en 2016 pourraient expliquer ce boom.

Les universités irlandaises ont enregistré un pic de candidatures de la part des étudiants internationaux. Le plus grand nombre de candidatures reçues a été enregistré à University College Cork (UCC) où les candidatures d’étudiants non-européens se chiffrent à 40%. University College Dublin (UCD) et Trinity College Dublin (TCD) ont également enregistré des augmentations importantes.
Cette tendance, qui va de pair avec l’augmentation de la population jeune en Irlande, pose la question de la capacité d’absorption des universités et de la place disponible pour les étudiants irlandais en leur sein.
Au début de l’été, le président de UCD, Dr. Andrew Deeks, a clairement souligné que cette question devenait très problématique, à moins que le gouvernement ne fasse un geste financier auprès des institutions et leur permette d’accueillir cette vague d’étudiants supplémentaires.

La Irish Universities Association (IUA) a également averti que le système d’enseignement supérieur allait saturer si des ressources supplémentaires ne lui était pas allouées. Selon M. Ned Costelloe, directeur de la IUA, « remédier à la question de capacité d’accueil des étudiants est devenue extrêmement urgente. Cela affectera le recrutement des étudiants nationaux et internationaux ».
Les étudiants non-européens ayant postulé au sein des universités irlandaises viennent principalement d’Inde, de Chine, des États-Unis et du Canada. Ces candidatures se concentrent essentiellement au niveau master et doctorat. Le recrutement des étudiants internationaux est important pour les universités irlandaises pour une question monétaire puisqu’ils paient des frais de scolarité plus élevés que les étudiants européens.

Le président de UCC, Dr. Patrick O’Shea, a parlé quant à lui d’un secteur sous-pression. Selon lui, les étudiants irlandais n’ont pas à en pâtir : « nous n’admettrons pas les étudiants internationaux au détriment des étudiants irlandais, seulement pour une question d’argent. Cette situation est l’opportunité de se focaliser sur la qualité de l’enseignement et de construire les compétences du système ».
Pour le président de Trinity, Dr. Patrick Prendergast, il semblerait que le Brexit joue un rôle majeur dans le choix que font les étudiants internationaux pour venir étudier en Irlande.
De manière analogue, les universités britanniques ont enregistré une baisse dans le nombre de candidatures d’étudiants internationaux, à l’instar des universités étasuniennes. Ces derniers mois, les différents gouvernements ont essayé de rendre leur système d’enseignement supérieur plus attractif auprès des étudiants internationaux. En Irlande, par exemple, les étudiants indiens peuvent désormais rester sur le territoire irlandais deux ans après leurs études.

La pression sur la capacité d’absorption des universités va probablement jouer sur le choix des étudiants irlandais qui préféreront rester en Irlande pour étudier plutôt que d’aller s’installer en Grande-Bretagne. Les derniers chiffres ont montré une baisse de 18% du nombre d’étudiants irlandais qui ont postulé en Grande-Bretagne.

Source :
"Brexit sparks surge in foreign applicants for Irish universities » – The Irish Times, août 2017 : https://www.irishtimes.com/news/education/brexit-sparks-surge-in-foreign-applicants-for-irish-universities-1.3173982
Rédaction : Guillaume Ravier – courriel : guillaume.ravier[a]diplomatie.gouv.fr

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