Davantage d’étudiants font leur rentrée en deuxième année de licence

Irlande

Irlande | Politiques de recherche, technologiques et universitaires
10 mai 2017

85% des étudiants de première année accèdent à la deuxième année de leurs programmes d’études, malgré des disparités toujours existantes entre les domaines d’études et le groupe social dont les étudiants sont issus.

La Higher Education Authority (HEA), Agence nationale irlandaise responsable de l’enseignement supérieur, a publié un rapport sur le taux de réussite des étudiants. Cette étude met en avant que 85% des étudiants rentrent en deuxième année, avec une amélioration certaine constatée dans le domaine des sciences informatiques.
Ce rapport intitulé A Study of Progression in Irish Higher Education, a été publié le 27 avril dernier. Il se focalise sur la progression de la cohorte des étudiants qui étaient en première année d’étude (année universitaire 2013/2014) et en deuxième année d’étude en 2014/2015.

85% des étudiants à temps plein, en Licence (undergraduate) et inscrits pour la première fois dans l’enseignement supérieur en 2013/2014 ont pu s’inscrire en deuxième année d’étude en 2014/2015. Ce taux montre une progression favorable comparé aux années précédentes (84% en 2010/2011). Ceci est une preuve de la ténacité du secteur qui a réussi à accueillir un nombre toujours plus important d’étudiants alors que des restrictions budgétaires et du personnel non négligeables ont eu lieu ces dernières années. Cependant, alors que presque 34 000 étudiants rentrent en deuxième année, 6 200 étudiants n’arrivent pas à réussir leur première année.

Les taux de progression varient en fonction du niveau d’études allant de 74% et 73% pour les niveaux 6 et 7 à 89%, 84% et 94% pour les niveaux 8 respectivement en universités, instituts de technologie et colleges.
L’étude pointe également les différences entre les catégories socio-professionnelles. Le plus bas taux de non-progression se situe chez les étudiants qui proviennent de familles d’agriculteurs (9%). Aussi, les femmes ont plus de chances de progresser dans leurs études que les hommes.
Des améliorations ont été observées dans le domaine des sciences informatiques depuis l’année dernière avec une progression qui passe de 80% à 84%, avec une augmentation encore plus prononcée dans les instituts de technologie (85% à 88%). Le domaine des études en médecine a le taux de non-progression le plus bas (3%).

Dr. Graham Love, président de la HEA, s’est félicité de ces améliorations dans le domaine des sciences informatiques : « les fonds supplémentaires alloués pour le maintien des initiatives dans les études en mathématiques, le tutorat et mentorat pour les étudiants en première années d’informatique, ont eu un impact positif et a ainsi contribué à ces améliorations. »
Le rapport confirme qu’il y a un lien significatif entre les points engrangés avant les études supérieures (points calculés sur base du CAO, équivalent du baccalauréat) et les taux de progression au sein de l’enseignement supérieur. Tandis que le taux de progression a progressé en général de 85%, il va jusqu’à 93% pour les étudiants qui ont obtenu entre 555 et 600 points au CAO. Des analyses plus poussées ont montré que les étudiants en instituts de technologie ont moins de chances de progresser en comparaison aux étudiants en université. En revanche, dès que les points obtenus au CAO sont pris en compte, l’écart diminue drastiquement.

Dr. Love affirme que « même si les chiffres sont stables au fil du temps, les faibles taux de progression dans les disciplines tels que la construction, l’informatique ou l’ingénierie restent un problème qui doit être remédié dans les années à venir. Ces domaines-ci sont en pénurie de diplômés ».

Sources :

Rédaction : Guillaume Ravier – courriel : guillaume.ravier[a]diplomatie.gouv.fr

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