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Conditionner les propriétés des aimants moléculaires pour révolutionner les sciences informatiques

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Irlande | Sciences et technologies de l’information et de la communication : TIC, télécoms, micro-nanotechnologies, informatique
9 mars 2017

Une équipe de chercheurs de Trinity College Dublin serait sur la bonne voie pour résoudre le problème posé par les aimants moléculaires, aux propriétés instables et révolutionnerait ainsi les sciences informatiques.

Augmenter par 1 000 la capacité d’un disque dur et à terme révolutionner le calcul ? C’est ce que le professeur Stefano Sanvito, directeur de l’Institut Crann à Trinity College Dublin et chercheur au sein du centre AMBER financé par l’agence Science Foundation Ireland, pense avoir réussi à trouver, et ce grâce aux aimants moléculaires.

Les aimants moléculaires sont de minuscules molécules, comprenant souvent seulement une poignée d’atomes qui possèdent les mêmes propriétés que les aimants conventionnels comme le fer. En utilisant les aimants moléculaires comme des bits dans les disques durs, il serait possible d’augmenter la capacité du disque par 1 000. Un disque dur standard de 3,5 pouces pourrait ainsi contenir plus de 1 000 000 gigabits de données : les aimants moléculaires peuvent en effet être contenus à une intensité très élevée.
Imaginons un disque dur composé de molécules magnétiques. A moins d’être refroidi à -200°C, il perdrait toutes ses données. Le problème est de faire fonctionner ces molécules à température ambiante. Les chercheurs jusqu’à présent s’intéressaient plutôt aux propriétés magnétiques alors que, selon le professeur Sanvito, quand un aimant est petit, ses propriétés magnétiques se dégradent rapidement avec la température. Il est possible d’améliorer drastiquement les aimants magnétiques en faisant des molécules les plus rigides possibles.

Cette découverte offre un réel potentiel pour les technologies quantiques et pourrait révolutionner les sciences informatiques en permettant que des calculs plus longs et complexes, comme la recherche dans les bases de données, soient réalisées à une vitesse incroyablement plus rapide. Cette découverte a été publiée dans le prestigieux journal Nature Communications. L’équipe du projet est constituée de l’équipe d’AMBER et de l’équipe de la professeur Roberta Sessoli de l’Université de Firenze, en Italie.

Sources :

Rédaction : Louise Aupetit – courriel : louise.aupetit[a]diplomatie.gouv.fr

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