Bulletin d’actualité Espace n°17-01

États-Unis

Brève
États-Unis | Science de la terre, de l’univers et de l’environnement : énergie, transports, espace, environnement | Sciences de l’ingénieur : aéronautique, mécanique, électronique, génie civil
26 janvier 2017

POLITIQUE
Bilan spatial de la présidence Obama
Spacenews, 6 janvier 2017
L’administration Obama a publié un certain nombre de notes (exit memos) présentant les avancées les plus significatives obtenues en huit années par l’équipe du président sortant, ainsi que des recommandations pour les années à venir.
La note rédigée par l’OSTP (White House Office of Science and Technology Policy) place le domaine spatial (« Appui au secteur spatial privé en plein essor et augmentation des capacités pour voyager vers Mars  ») au dixième rang d’une liste des dix accomplissements majeurs de l’administration Obama dans le domaine de la science et de la technologie. La note met en exergue vingt domaines clefs, répartis selon cinq types de « frontières » (frontières personnelles, locales, nationales, mondiales et interplanétaires). Les domaines mis en avant dans le domaine spatial sont :

  • l’extension des opérations liées à la station spatiale internationale jusqu’en 2024, le développement de véhicules commerciaux de desserte de celle-ci pour le fret et les progrès réalisés dans le développement de véhicules de transport d’astronautes ;
  • le soutien à l’initiative A Journey to Mars et aux marchés spatiaux commerciaux, notamment pour ce qui concerne le développement continu de technologies avancées en matière de soutien à la vie et à la propulsion solaire électrique, la collaboration avec le secteur privé dans le domaine des habitats en espace lointain et le lancement d’initiatives destinées à permettre au secteur priver d’amarrer leurs modules à la station spatiale internationale ;
  • les progrès accomplis dans le domaine des sciences de l’espace par la NASA, la NSF et le département de l’Energie, avec en particulier le laboratoire spatial Kepler, le véhicule martien Curiosity, la mission New Horizons vers Pluton, le télescope spatial James Webb, le Large Millimeter Array d’Atacama et le Large Synoptic Survey Telescope  ;
  • les améliorations en termes de prédiction et de préparation en lien avec les dangers spatiaux, en particulier les géocroiseurs et la météorologie de l’espace ;
  • la maitrise de la révolution des petits satellites.

Publication par la Maison Blanche d’une stratégie de réponse à la menace induite par les astéroïdes
Space.com, 5 janvier 2017
Parabolic Arc, 3 janvier 2017
Space Policy Onlline, 3 janvier 2017

L’administration Obama a publié début janvier un rapport, la National Near Earth Object Preparedness Strategy, destiné à améliorer la préparation des Etats-Unis aux dangers potentiels présentés par les comètes et astéroïdes (Near Earth Objects - NEO). L’étude, préparée par un groupe de travail inter-agences sous l’autorité du Conseil national pour la Science et la Technologie (NSTC), lequel dépend du Bureau de la Maison Blanche pour les politiques de Science et Technologie (OSTP), définit sept objectifs stratégiques :

  • améliorer la détection, les capacités de détection, de suivi et de caractérisation des NEO ;
  • développer des méthodes de déviation et de rupture (Deflection and Disruption) des NEO ;
  • améliorer la modélisation, la prédiction et l’intégration des informations ;
  • mettre au point des procédures d’urgence ;
  • établir des réponses en cas d’impact ainsi que des procédures de recouvrement ;
  • favoriser et soutenir la coopération internationale ;
  • établir des protocoles de coopération et de coordination ainsi que des seuils d’intervention.
    Le rapport indique en outre qu’un plan d’action destiné à la mise en place de ces stratégies devrait bientôt être publié, suivi de mises à jours tous les trois ans. Il ajoute que la mise en place complète de ces objectifs nécessite l’implication d’un réseau mondial incluant agences américaines, organisations intergouvernementales et non gouvernementales, secteurs académique et industriel, ainsi que médias et organisations à but non lucratif.

Plaidoyer en faveur du développement de l’économie lunaire du représentant Jin Bridenstine, annoncé favori pour le poste d’administrateur de la NASA
Parabolic Arc, 2 janvier 2017
Parabolic Arc, 2 janvier 2017

Alors que la NASA se concentre aujourd’hui sur l’envoi d’astronautes sur Mars au cours de la décennie 2030, le représentant Jim Bridenstine (républicain, Oklahoma) a publié un article sur son blog, Why the moon matters, dans lequel il exhorte les Etats-Unis à se concentrer sur les avantages stratégiques et économiques que pourrait offrir l’exploitation de la lune, « lieu d’apprentissage, d’entraînement et de développement des techniques et technologies nécessaires à l’utilisation in situ des ressources et à une présence humaine de long terme sur Mars ». L’utilisation des oxydes lunaires pourraient en outre permettre l’impression 3D in situ pour le développement d’opérations lunaire, et les métaux platineux de haute valeur extraits pourraient être utilisés sur Terre. Rappelant que, contrairement aux Etats-Unis, la Chine possède aujourd’hui des atterrisseurs et des véhicules sur la surface de la lune – ce qui pourrait potentiellement faire de la Chine la première nation à explorer la face cachée de la lune et à placer des robots à ses pôles – l’enjeu du développement d’une économie lunaire pourrait, selon Jim Bridenstine, conduire à une modification de l’équilibre économique des puissances sur Terre.
Jim Bridenstine, qui se serait entretenu avec le vice-président Mike Pence, apparait comme favori pour le poste d’administrateur de la NASA sous la nouvelle administration. Partisan des programmes d’exploration habitée ainsi que des initiatives spatiales commerciales, ce choix pourrait contribuer à dépasser les désaccords observés au sein de l’équipe de transition en matière de politique spatiale. L’éventuelle nomination du représentant au poste de secrétaire à l’U.S. Air Force apparaît désormais moins probable.
Pour mémoire, Jim Bridenstine avait déjà écrit article en novembre dernier, This is our Sputnik moment.
Articles connexes précédemment publié : Bulletin d’Actualité Espace n°16-24 et Bulletin d’Actualité Espace n°16-25.

SÉCURITÉ ET DÉFENSE
Allégement de la réglementation en matière de contrôle d’exportation de satellite
Spacenews, 12 janvier 2017
http://www.space.commerce.gov/new-rules-refine-satellite-export-controls/, 10 janvier 2017

Le département d’Etat a mis à jour sa réglementation en matière d’exportation de satellites entrant dans le cadre de la réglementation américaine sur le trafic d’armes au niveau international (International Traffic in Arms Regulations - ITAR). Cette révision, appelée de ses vœux par l’industrie spatiale commerciale avec le soutien du Département du Commerce et entrée en vigueur le 15 janvier dernier, vient modifier une révision antérieure datant de mai 2014. Cette dernière avait notamment retiré différents systèmes spatiaux de la liste des munitions américaines (U.S. Munitions List - USML), laquelle dépend de la réglementation ITAR.
La nouvelle révision inclut les changements suivants :

  • augmentation du seuil d’ouverture pour le contrôle des satellites et des composants de télédétection : alors que la révision de mai 2014 maintenait les systèmes optiques présentant une ouverture supérieure à 0,35 m sur la liste USML, la nouvelle révision augmente le seuil d’ouverture à 0,5 m, les systèmes présentant une ouverture inférieure étant désormais transférés sur la liste de contrôle du commerce (Commerce Control List), un système de contrôle à l’exportation moins restrictif géré par le Département du Commerce. L’industrie espérait cependant l’établissement d’un seuil d’ouverture à 1,1m ;
  • suppression des contrôles basés sur le caractère « habité » ou non d’un système : alors que la règlementation de mai 2014 laissait les véhicules habitables à propulsion sous l’autorité de l’USML, sans que d’autres types de technologies ne soient pris en comptes, la nouvelle révision ne fait aucune mention du vol habité parmi les technologies spatiales devant rester sur l’USML. Certains systèmes pourraient toutefois présenter d’autres technologies gérées par l’USML et donc rester soumis à la réglementation ITAR ;
  • redéfinition de certains contrôles selon les capacités techniques plutôt que selon l’utilisation finale du satellite ;
  • retrait et remplacement de certains critères confus concernant la propulsion intégrée et le contrôle d’attitude ;
  • ajout de seuils concernant le contrôle des systèmes de propulsion électrique ;
  • clarification de certaines ambiguïtés.
    Il est à noter que le télescope spatial James Webb (JWST) de la NASA relève désormais de la liste USML à la liste de contrôle du commerce, le Département d’Etat ayant conclu que les caractéristiques du télescope ne justifiaient pas qu’il tombe sous la réglementation ITAR. JWST devra donc simplement obtenir une licence d’exportation avant d’être transféré en Guyane française pour son lancement en 2018 par une Ariane 5.
    Article connexe précédemment publié : Bulletin d’Actualité Espace n°16-22.

Lancement d’une l’étude sur les futurs besoins de l’armée américaine en matière de communications par satellite
Satnews, 10 janvier 2017
L’étude d’une durée d’un an, Wideband Analysis of Alternatives (AoA), dont le début était initialement prévu pour l’automne dernier, a débuté début janvier. L’AoA devrait notamment permettre de déterminer ce pourrait prendre la suite du dernier satellite du programme Wideband Global Satcom, WGS-10, dont le lancement est prévu pour 2019 (construction de satellites WGS supplémentaires, achat de services de communications à des sociétés privées, …).

Les 660 jours en orbite de l’avion spatial X-37B de l’Air Force
Space.com, 10 janvier 2017
L’avion spatial X-37B de l’Air Force, dont les activités classifiées concerneraient les essais et le développement de technologies de véhicules réutilisables, a passé 600 jours en orbite autour de la Terre depuis son décollage le 20 mai 201, pour la quatrième mission du programme Orbital Test Vehicle (OTV-4), dont la durée est elle-aussi classifiée.
Pour mémoire, la première mission OTV a débuté en avril 2010. La troisième avait établi un record de durée d’une mission dans l’espace, avec 675 jours passés en orbite. Aujourd’hui la flotte d’X-37B comporterait deux avions, la mission OTV-4 constituant le deuxième vol du second avion de l’Air Force.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’Actualité Espace n°16-22.

LANCEURS ET LANCEMENTS
Retour en vol réussi pour le Falcon 9 de SpaceX
Space Policy Online, 14 janvier 2017
Spacenews, 14 janvier 2017
Parabolic Arc, 16 janvier 2017

Le lanceur Flacon 9 de SpaceX, jusqu’alors immobilisé depuis l’explosion au sol du 1er septembre dernier, a effectué son retour en vol le 14 janvier. Le premier étage du lanceur a ensuite atterri avec succès sur une des barges de la société au large des côtes californiennes, marquant la première récupération d’un étage après un lancement effectué depuis la côte ouest (base Vandenberg de l’Air Force), chacune des récupérations précédentes ayant jusqu’ici été effectuée depuis la côte est.
Il s’agit du premier des sept lancements effectués par SpaceX pour Iridium (cf. Infra), pour un coût total évalué entre 450 M$ et 500 M$. Le prochain lancement de la constellation, avec également un lanceur de SpaceX, est prévu pour avril – après validation des essais des dix premiers satellites en orbite -, les lancements suivant étant attendus tous les deux mois, afin que la constellation soit en place au début de l’année 2018.
La date du prochain vol du Falcon 9 serait pévue le 30 janvier (EchoStar 23).
Articles connexes précédemment publié : Bulletin d’Actualité Espace n°16-26 et Bulletin d’Actualité Espace n°16-22.

STATION SPATIALE INTERNATIONALE ET VOL HABITÉ EN ORBITE BASSE
Préoccupation en matière de sécurité pour les futurs vols habités de SpaceX
Spacenews, 13 janvier 2017
En écho aux préoccupations exprimées en décembre dernier par l’International Space Station Advisory Committee, un groupe consultatif de la NASA, l’Aerospace Safety Advisory Panel, dans son rapport annuel publié le 11 janvier, soulève la question de la sécurité en lien avec l’approche prévue par SpaceX pour le remplissage des réservoirs pour ses futurs vols habités (approche dite « load and go » avec remplissage effectué après l’embarquement des astronautes).

Quatre vols supplémentaires pour l’ISS attribués à Boeing et SpaceX
Spaceflight Insider, 6 janvier 2017
Parabolic Arc, 18 janvier 2017

La NASA a porté de deux à six le nombre de commandes de vol à Boeing (CST-100 Starliner) et SpaceX (version habitée de la capsule Dragon) pour le transport d’astronautes vers et depuis l’ISS dans le cadre du programme Commercial Crew Transportation Capability. Ces contrats pourront être mis en œuvre après certification des véhicules de transport avec passagers. Chaque vol devrait permettre le transport de jusqu’à quatre astronautes et d’environ 100 kg de fret.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’Actualité Espace n°16-28.

Prochaine mission d’approvisionnement de l’ISS prévu pour mars
Space.com, 11 janvier 2017
La prochaine mission d’approvisionnement en fret de l’ISS, OA-7 - la septième des dix missions d’approvisionnement du contrat passé entre la NASA et Orbital ATK -, est prévue pour le 16 mars prochain via une capsule Cygnus lancée par une Atlas V d’United Launch Alliance, depuis la base de l’Air Force de Cap Canaveral.
Les vols suivants de la capsule Cygnus devraient être effectués par la fusée Antares d’Orbital ATK - laquelle a repris ses vols en octobre dernier après un accident survenu deux ans auparavant - depuis la base de la société, située à Wallops Island en Virginie.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’Actualité Espace n°16-23.

OBSERVATION DE LA TERRE
Des données issues de petits satellites privés pour la NASA
Spacenews, 11 janvier 2017
La NASA s’apprête à acheter des données à des sociétés privées de petits satellites dans le domaine des sciences de la Terre, plus particulièrement de la radio occultations GPS et de l’imagerie multi-spectrale de moyenne résolution.
La demande d’informations lancée en juillet dernier aux sociétés impliquées dans ce domaine, afin notamment d’évaluer leur intérêt dans ce programme ainsi que la valeur des données fournies, ont finalement donné lieu à la Small Satellite Constellations Initiative, un nouveau programme pour lequel la requête budgétaire de la NASA pour l’année fiscale 2017 – non encore approuvée par le Congrès - inclut 30 M$ destinés à favoriser le développement et l’utilisation de petits satellites destinés aux sciences de la Terre, y compris pour l’achat de données provenant de constellations de satellites commerciaux.
Pour mémoire, d’autres agences ont également entrepris des programmes pilotes concernant l’achat de données issues des petits satellites du secteur privé (attribution par la NOAA de deux contrats concernant des données de radio occultation GPS et par la National Geospatial Intelligence Agency à Planet pour des données d’imagerie en septembre dernier).

Vers l’acquisition de Terra Bella d’Alphabet par Planet ?
Satnews, 10 janvier 2017
Parabolic Arc, 10 janvier 2017
SpaceNews, 12 janvier 2017

La société Alphabet, créée lors de la restructuration de Google en 2015, chercherait à vendre ses activités satellitaires d’observation de la Terre (Terra Bella), à la société Planet (anciennement Planet Labs).
Articles connexes précédemment publié : Bulletin d’Actualité Espace n°16-21 et Bulletin d’Actualité Espace n°16-17.

TÉLÉCOMMUNICATIONS

Début de la mise en orbite de la constellation Iridium Next
Space Policy Online, 14 janvier 2017
Spacenews, 14 janvier 2017
Parabolic Arc, 16 janvier 2017

Le lancement des dix premiers satellites de la constellation de communication Iridium NEXT, a été effectué avec succès par un lanceur Falcon 9 (Cf. supra) le 14 janvier vers une orbite temporaire située à 625 km où ils seront testés avant d’être envoyés vers leur orbite opérationnelle, à 780 km d’altitude.
Iridium Next, qui totalisera 70 satellites en orbite terrestre basse, devrait à terme remplacer la constellation Iridium de première génération actuelle (66 satellites), laquelle est aujourd’hui la seule constellation commerciale fournissant une couverture mondiale.
Une fois entièrement déployée, Iridium Next devrait fournir une nouvelle capacité multi-services à large bande, Iridium CertusSM. Elle devrait également embarquer une charge utile d’Aireon destinée à des services de surveillance globale des avions en temps réel.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace 16-27.

La société japonaise Softbank entre dans OneWeb à hauteur de 1Md$
CNBC, 29 décembre 2016
Reuters, 19 décembre 2016

Oneweb est parvenu à lever 1,2 Md$ pour son projet de méga-constellation, dont 1 Md$ proviennent de la société de télécommunications japonaise SoftBank. Une rencontre entre le directeur de la Softbank et le président élu Donald Trump aurait joué un rôle majeur dans cette décision, qui devrait permettre à OneWeb de créer 3 000 emplois très qualifiés sur le territoire américain.
Le lancement des dix premiers satellites de la constellation, intégrés à Toulouse pour le compte de la société OneWeb Satellites (créée début 2015) est prévu pour le début de l’année 2018. Les vingt lancements qui suivront jusqu’en 2019 devraient emporter chacun 32 satellites, dont la masse unitaire est inférieure à 150 kg.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’actualité Espace 16-20.

MÉTÉOROLOGIE
Weather Research and Forecasting Innovation Act
Site internet de la Chambre des représentants, 9 janvier 2017
La chambre des Représentants a voté à l’unanimité le Weather Research and Forecasting Innovation Act (H.R. 353). Ce texte, produit d’un effort bipartisan, définit les orientations selon lesquelles la NOAA est appelée à concentrer ses efforts :

  • hiérarchiser la recherche sur les données météorologiques de prochaine génération, leur modélisation et leur traitement informatique ;
  • mettre l’accent sur le développement de prévisions plus exactes et la production d’avertissements à plus long terme pour les épisodes météorologiques à fort impact ;
  • soutenir une politique volontariste de transfert de technologie de la recherche météorologique vers les activités opérationnelles ;
  • mettre sur pied des programmes dédiés afin d’allonger le préavis des avertissements, et améliorer les prévisions pour les tornades et les ouragans ;
  • développer un plan destiné à utiliser les expériences de simulation des systèmes d’observation et les technologies innovantes afin de permettre aux Etats-Unis de regagner le premier plan en termes de modélisation et de prévisions météorologiques ;
  • recourir aux nouvelles options en termes de fourniture de données et de services pour la météorologie ;
  • améliorer la coordination entre les différents acteurs fédéraux gouvernementaux.
    Le texte étend également le programme pilote de recours à des données commerciales mis en place récemment dans le cadre duquel la NOAA a passé deux contrats commerciaux pour la fourniture de données de radio-occultation (Spire et GeoOptics).
    Pour entrer en vigueur, ce texte devra durant l’actuelle législature être adopté en des termes identiques avant d’être promulgué par la présidence (détail sur le texte et son avancement). A noter que le texte du même nom voté par le sénat début décembre 2016 est caduc.

Contrat passé à Atlas par la NOAA dans le cadre de la mission COSMIC 2
Via Satellite, 3 janvier 2017
La NOAA a passé un contrat d’un an à Atlas Space Operations par lequel cette dernière s’engage à installer et intégrer une station de suivi (Remote Tracking Station - RTS) au Ghana pour soutenir la NOAA dans le cadre du lancement et les opérations en orbite de la constellation Observing System for Meteorology, Ionosphere and Climate (COSMIC 2). Celle-ci, composée de douze satellites, devrait prendre la relève de la constellation COSMIC 1 destinée à la collecte de données de radio occultation pour l’analyse et la prédiction des ouragans. Le contrat inclut également des options pour quatre années supplémentaires optionnelles ainsi que des stations au sol additionnelles dans des endroits isolés du Pacifique Sud et de l’Océan Indien.
Le lancement de la mission COSMIC 2, laquelle est le fruit d’une collaboration entre la NOAA, l’US Air Force et l’agence spatiale taïwanaise (National Space Organization of Taiwan) est prévu pour septembre 2017.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’Actualité Espace n°16-20.

Glissement du lancement du satellite JPSS-1 de la NOAA
Satnews Daily, 5 janvier 2017
Le lancement du premier des deux satellites du système Joint Polar Satellite System (JPSS) de la NOAA, initialement prévu pour le mois de mars prochain, est désormais reporté au quatrième quart de l’année fiscale 2017, soit entre juillet et septembre prochain, en raison de problèmes apparus sur l’instrument Advanced Technology Microwave Sounder (ATMS) du satellite ainsi que sur le système au sol, lequel devrait également être utilisé pour l’utilisation d’autres satellites météorologiques de la NOAA placés en orbite polaire.
Pour mémoire, le lancement avait déjà été retardé de janvier à mars 2017 pour les mêmes raisons.

EXPLORATION ET SCIENCES DE L’UNIVERS

Sélection des missions Lucy et Psyche d’exploration d’astéroïdes
Spacenews, 4 janvier 2017
La NASA a sélectionné les deux prochaines missions (ayant chacune un plafond fixé à 450 M$) de la dernière phase du programme de sciences planétaires Discovery.
Lucy, dont le lancement est prévu pour 2021 devrait atteindre un premier astéroïde en 2025 avant d’explorer six astéroïdes troyens entre 2027 et 2033.
La mission Psyche, dont le lancement est prévu pour 2023, prévoit après des survols de la Terre (2024) et de Mars (2025) pour assistance gravitationnelle, d’atteindre en 2030 l’astéroïde Psyche, constitué de métal.
La NASA prévoit désormais de sélectionner les nouvelles missions du programme Discovery tous les trois ans, conformément aux recommandations faites par l’étude décennale des sciences planétaires de 2011.
Vidéo de présentation des deux missions par la NASA.

Sélection par la NASA d’une mission d’étude des trous noirs (Small Explorer)
Spacenews, 4 janvier 2017
La NASA a sélectionné le satellite Imaging X-ray Polarimetry Explorer (IXPE, lancement en fin d’année 2020) pour effectuer la prochaine mission entrant dans le cadre du programme Small Explorer, destiné à des missions de sciences spatiales à faible coût (125 M$ hors coût du lancement). IXPE, qui devrait embarquer trois télescopes conçus pour mesurer la polarisation des rayons X, se destine à l’étude des phénomènes astrophysiques, et plus particulièrement des trous noirs. Ball Aerospace est chargé de la construction, l’agence spatiale italienne (ASI) devant fournir des détecteurs de rayons X sensibles à la polarisation. Le coût total de l’IXPE, hors coût de lancement et d’opérations, s’élève à 188 M$.
La NASA avait par ailleurs annoncé en décembre dernier que conformément aux recommandations du Decadal Survey, elle lancerait quatre appel à proposions dans le cadre du programme Explorer entre 2012 et 2021. La NASA a également publié en septembre dernier une offre de participation pour une mission Medium Explorer (coût maximal de 250 M$, hors coût de lancement), le choix des finalistes étant prévu mi-2017, celui du finaliste début 2019, et le lancement début 2019. La NASA prévoit également de nouvelles consultations pour des missions entrant dans le cadre des programmes Small Explorer et Medium Explorer, respectivement et 2019 et 2021.

Moon Express obtient le financement souhaité
Spacenews, 13 janvier 2017
Moon Express a annoncé avoir achevé un tour de financement de 20 M$, ce qui porte à 45 M$ le montant à ce jour obtenu par la société et lui donne l’assise financière nécessaire pour poursuivre son projet de remporter le Google Lunar Prize. Le véhicule MX-1E développé par Moon Express devrait emporter plusieurs instruments scientifiques et commerciaux fournis par différentes entités. La société se concentre actuellement sur les systèmes propulsifs du satellite permettant de le conduire de l’orbite basse (lancement avec le lanceur Electron de la société Rocket Lab) jusqu’à la lune et ce avant la fin de l’année 2017, condition sine qua non pour remporter la compétition Google Lunar Prize dotée d’un montant de 20 M$.
Article connexe précédemment publié : Bulletin d’Actualité Espace n°16-24.

TECHNOLOGIE

Tyvak Nanosatellite Systems sélectionné par la NASA pour une démonstration technologique de cubesats
Parabolic Arc, 11 janvier 2017
Dans le cadre du projet Pathfinder Technology Demonstrator (PTD), la NASA a sélectionné Tyvak Nanosatellite Systems d’Irvine en Californie pour la fourniture de plusieurs cubesats destinés à des missions de démonstration de technologies dans le cadre de partenariats publics-privés (nouveaux systèmes de propulsion pour les petits satellites, systèmes de contrôle amélioré du pointage, systèmes de communication pour la transmission de données). Tyvak sera ainsi chargé de construire un cubesat de six unités (6U) équipé de panneaux solaires fournissant une puissance moyenne en orbite basse d’au moins 45 Watt, avec une option incluant jusqu’à 4 cubesats supplémentaires.
Le projet PTD entre dans le cadre du programme Small Spacecraft Technology géré par le centre de recherche Ames de la NASA (Californie), en collaboration avec le centre de recherche Glenn (Ohio), pour le compte du Space Technology Mission Directorate (Washington).

PLAN DU SITE