Nouvelle fonction pour une protéine impliquée dans la réparation cellulaire

Corée du Sud

Brève
Corée du Sud | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie
19 avril 2017

Des biologistes du centre d’intégrité génomique, de l’institut des sciences fondamentales (IBS) ont découvert une nouvelle fonction à une protéine impliquée dans le mécanisme de réparation cellulaire.

Cette protéine, appelée SHPRH, permet de réparer les erreurs produites pendant la réplication de l’ADN et serait également impliquée dans la production de ribosomes, les « usines à protéines » des cellules.
Cette fonction dépend de l’état de nutrition de la cellule (présence de nutriments dans le milieu). Cette recherche a été publiée dans le Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Les chercheurs de l’IBS ont remarqué que certaines protéines impliquées dans la réparation cellulaire étaient produites en grande quantité par la cellule même quand il n’y avait pas d’erreurs à corriger dans l’ADN, ce qui montre qu’elles possèdent un autre rôle. C’est le cas de SHPRH.

SHPRH est présente dans le noyau cellulaire, plus précisément dans le nucléole, siège de production des ribosomes. Des groupements de protéines SHPRH (foci) ont été observés dans la cellule après croissance dans un même milieu nutritif pendant plusieurs jours, c’est-à-dire au moment où la quantité de nutriments était réduite. Les chercheurs ont ainsi eu l’idée de tester le comportement de SHPRH en cas de « famine cellulaire », ou privation de nutriments. Seulement 2h après avoir retiré les nutriments du milieu, des groupements de SHPRH sont apparus. Une fois les nutriments remis dans le milieu, les groupements ont disparu.

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Aperçu de la cellule à l’état normal et en privation de nutriments - Crédits IBS
Localisation des proteines SHPRH dans le noyau.
SHPRH (en vert) localisés dans le noyau (bleu), au sein du nucléus (en rouge).
Des groupements de SHPRH apparaissent quand la cellules est en manque de nutriments.

Les biologistes de l’IBS ont analysé le rôle de SHPRH dans la synthèse ribosomique et ont confirmé que la deuxième fonction de la protéine était liée à la synthèse des ARNr (ribosomiques). Les protéines de réparation de l’ADN sont souvent impliquées dans des phénomènes de croissance.
Des problèmes dans la genèse de ribosomes peuvent entrainer des problèmes métaboliques graves, tels que le vieillissement des cellules, l’anémie ou des cancers. L’analyse de cette protéine peut donc être importante pour mieux comprendre des mécanismes liés à certaines maladies.

Quand la cellule manque de nutriments, elle ralentit sa consommation d’énergie et réduit entre autre la production de ribosomes. Les protéines SHPRH se concentrent alors et restent à l’état latent, dissociées de l’ADN ribosomique, en attendant d’être activées. En présence de nutriments, les protéines se séparent, s’activent et la production de ribosomes reprend rapidement.
Les chercheurs continuent leurs recherches pour connaitre le rôle exacte de ces protéines et les mécanismes liés à ces phénomènes.

Sources :
https://www.ibs.re.kr/cop/bbs/BBSMSTR_000000000738/selectBoardArticle.do?nttId=14505

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