La mobilité des étudiants internationaux diplômés est fortement déterminé par le sentiment d’appartenance à une communauté/un territoire

Canada

Brève
Canada | Sciences Humaines et sociales
16 mai 2017

Selon une étude de l’Université de Colombie Britannique (UBC), la façon dont les étudiants universitaires internationaux définissent leur ‘’chez soi’’ influence de manière significative leur mobilité géographique post-graduation.

Alors que de nombreuses études se concentrent sur le choix universitaire des étudiants internationaux, Cary Wu, doctorant au département de sociologie de l’Université de Colombie-Britannique (UBC), a focalisé sa recherche sur la mobilité géographique des étudiants internationaux après leur graduation.
Loin de se limiter à un choix entre ‘’rester’’ ou ‘’rentrer’’, l’entretien de 232 étudiants internationaux venant de plus de 50 pays a permis de classer leur vision du ‘’chez-soi’’ dans 4 grandes catégories : hôte, ancestrale, cosmopolite ou nébuleuse ; visions qui influencent directement le choix des étudiants gradués.

  • Hôte : Les étudiants considèrent leur lieu d’étude comme leur ‘’nouveau foyer’’.
  • Ancestrale : Les étudiants ont déclaré vouloir rentrer chez eux en partie en raison de liens sociaux et familiaux mais aussi à cause de barrières linguistique et culturelle.
  • Cosmopolite : Ceux-ci sont ouverts à toutes les propositions et semblent pouvoir s’adapter n’importe où.
  • Nébuleuse : le reste des étudiants semblent déracinés, souffre d’une confusion d’identité et s’avère dans l’incapacité de définir ce ‘’chez soi’’.

Les étudiants s’identifiant dans la catégorie ‘’hôte’’ planifient de rester et ceux de la catégorie ‘’ancestrale’’ déclarent vouloir rentrer. Les étudiants ayant le sentiment d’appartenance aux conceptions ‘’cosmopolites’’ et ‘’nébuleuses’’ du ‘‘chez soi’’, la majorité d’entre eux, ont des plans de mobilité géographique plus ouverts.

« Notre étude montre que les étudiants internationaux ne sont pas un groupe monolithique », déclare la professeure de sociologie de UBC, Rima Wilkes, coauteure et superviseure de Cary Wu. « Il existe autant de vision du ‘’chez soi’’ que d’individu. Il y a beaucoup à apprendre de cela ». Cette compréhension, en particulier dans un contexte de compétition mondiale, permettra peut-être de retenir les plus talentueux d’entre eux.

Source :
Communiqué de presse du 16 février 2017 de l’Université de Colombie Britannique

Rédacteurs :
Anthony LAHAYE – Assistant de l’Attaché de Coopération Scientifique et Universitaire à Vancouver ; Fabien AGENES – Attaché de Coopération Scientifique et Universitaire - science.attache.vancouver chez gmail.com

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