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La gravitation controlée par l’homme

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Belgique | Science de la terre, de l’univers et de l’environnement : énergie, transports, espace, environnement
8 mars 2017

De la science-fiction bientôt réalité ?

Produire et détecter des champs gravitationnels à volonté à partir de champs magnétiques, les contrôler pour les étudier, les manipuler pour produire de nouvelles technologies, … C’est osé mais c’est ce que propose le Professeur André Füzfa de l’Université de Namur dans un article publié dans la prestigieuses revue scientifique "Physical Review D". une proposition qui, si elle est suivie, pourrait bien révolutionner la physique et bousculer la théorie de la relativité d’Einstein.

Actuellement, les scientifiques étudient les champs gravitationnels de manière passive, c’est-à-dire qu’ils observent et tentent de comprendre les champs gravitationnels existants et produits par des masses d’inertie importantes, telles que les étoiles ou la terre, sans pouvoir les manipuler comme on le fait avec des champs magnétiques, par exemple. Une frustration… qui a amené le professeur André Füzfa à oser une approche révolutionnaire : créer à volonté des champs gravitationnels à partir de champs magnétiques parfaitement maîtrisés et observer comment ces champs magnétiques peuvent courber l’espace-temps.

Dans son article, le professeur propose, démonstration mathématique à l’appui, un dispositif qui permettrait de créer des champs gravitationnels faibles, mais détectables à partir de deux électroaimants supraconducteurs de quelques mètres de diamètre. Un dispositif qui repose sur des technologies bien maîtrisées, par exemple au CERN ou pour le réacteur ITER.

Cette expérience nécessiterait des moyens importants mais, si elle était réalisée, elle permettrait de tester la théorie de la relativité générale d’Einstein. Couronnée de succès, elle constituerait surtout une étape majeure dans le domaine de la physique : la capacité de produire, de détecter et, ultimement, de contrôler les champs gravitationnels. L’Homme pourrait alors reproduire l’interaction gravitationnelle, à l’instar des trois autres interactions fondamentales (interactions électromagnétiques et nucléaires forte et faible). La gravitation rentrerait alors dans une nouvelle ère expérimentale et industrielle.

Une avancée fondamentale qui, jusqu’à présent, relevait de la science-fiction, mais qui, demain, pourrait déboucher sur de nombreuses applications, par exemple dans le domaine des télécommunications par ondes gravitationnelles. Imaginez… des communications à l’autre bout de la terre sans passer par des relais satellites ou terrestres !

Informations et contacts presse :
André Füzfa, Professeur de Mathématiques
andre.fuzfa[a]unamur.be / +32 81 72 49 32

Service Communication de l’UNamur :
Antoinette Minet
antoinette.minet chez unamur.be / +32 81 72 58 23

Rédacteur(s) : Relayé par Joachim Huet, Attaché de coopération scientifique et universitaire (joachim.huet[a]diplomatie.gouv.fr), Victorine Hugot, Chargée de mission (victorine.hugot[a]diplomatie.gouv.fr) et Elise Lefèvre, stagiaire Chargée de mission universitaire (elise.lefevre[a]diplomatie.gouv.fr).

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