Des paléontologues, dont un belge, découvrent la plus ancienne baleine à fanons au Pérou

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Belgique | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie
12 mai 2017

Une équipe de paléontologues, dont Olivier Lambert de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, ont découvert au Pérou la plus ancienne baleine à fanons (mysticète) connue à ce jour. Le fossile, vieux de 36,4 millions d’années exhumé dans le bassin de Pisco, atteint quelque 4 mètres de long et témoigne du fait que les ancêtres des baleines à fanons modernes se nourrissaient, au moins en partie, par aspiration bien avant que leurs dents ne soient remplacées par des fanons, d’où son nom Mystacodon (mysticète denté), indique jeudi l’Institut royal dans un communiqué.

"Cette découverte remplit un vide important dans l’histoire du groupe. Et elle fournit des indices sur le mode de vie des premiers mysticètes", explique Olivier Lambert, co-auteur de l’étude. "Mystacodon avait encore des dents, comme les basilosauridés, un groupe de baleines éteintes à la gueule faite pour mordre et découper (elles chassaient probablement leurs proies d’une façon proche des orques modernes). Or, d’après nos observations, son crâne montre certaines adaptations à une alimentation par aspiration. Mystacodon représente donc une étape intermédiaire entre les ancêtres basilosauridés et les mysticètes modernes." Par ailleurs, l’abrasion des dents du spécimen découvert confirme cette hypothèse. Les analyses montrent en outre que les membres postérieurs des baleines se seraient résorbés plus récemment que ce qui avait été estimé jusqu’alors. "Pendant longtemps, notre compréhension de l’évolution des baleines a été entravée par le fait que la plupart des paléontologues cherchaient des fossiles dans des zones relativement proches, en Europe et en Amérique du Nord. Cependant, les étapes clés de l’évolution des baleines se sont produites du côté de l’Inde, du Pakistan, du Pérou et même de l’Antarctique", souligne encore le Belge. "Les fouilles dans ces régions ont permis la découverte de fossiles permettant une compréhension bien meilleure de l’origine et d’autres étapes critiques de l’histoire des cétacés."

Source  : Dépêche Belga du 12 mai 2017

Rédacteur(s) : Relayé par Joachim Huet, Attaché de coopération scientifique et universitaire (joachim.huet[a]diplomatie.gouv.fr) et Victorine Hugot, Chargée de mission (victorine.hugot[a]diplomatie.gouv.fr).

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