L’Allemagne au cœur de deux nouveaux réseaux scientifiques en sciences de la vie

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Allemagne | Biologie : médecine, santé, pharmacie, biotechnologie
19 mars 2017

Le réseau Mye-EUNITER réunit une centaine de chercheurs issus de 25 pays européens et se concentre sur l’étude des cellules myéloïdes suppressives (MDSC). Ces cellules immunitaires ont pour particularité d’aggraver certains troubles ou pathologies contre lesquels le système immunitaire est normalement la principale défense – par exemple, des infections ou des cancers. Le porte-parole du réseau est le Pr Sven Brandau, chef du département d’otorhinolaryngologie de l’hôpital universitaire d’Essen (LAND). On dénombre parmi les partenaires une dizaine de chercheurs français (Inserm, Institut Pasteur, National Center for Infectious Diseases Models and Innovative Therapies, Université de Nantes, CHU de Rennes, Institut national de la recherche agronomique).

Le réseau permettra notamment de comparer des données sur les MDSC dans le cas de pathologies diverses telles que le cancer, l’infection par le VIH/Sida, les hépatites ou le psoriasis. Les chercheurs utiliseront pour cela de nouvelles procédures standardisées afin que les données puissent être analysées dans des conditions uniformes. De nouvelles méthodes diagnostiques et thérapeutiques pourront ainsi être développées sur la base de ces résultats dans un futur proche. Rien qu’en 2017, de nouvelles études porteront sur le développement fautif de ces cellules immunitaires.

Un deuxième réseau a été lancé le 8 mars 2017 sur le campus de l’université Friedrich Schiller d’Iéna (FSU) durant un symposium qui a rassemblé une centaine d’experts européens. Baptisé EVBC (« European Virus Bioinformatics Center »), il mettra en relation bioinformaticiens et virologues dans le but de développer de nouvelles approches thérapeutiques contre les pathologies virales et d’appronfondir les connaissances sur la diversité des virus ainsi que leur diagnostic. Le réseau est coordonné par Franziska Hufsky de la FSU, sous la direction de Manja Marz, professeure de bioinformatique et criblage à haut débit à la FSU. Les partenaires viennent d’Allemagne, de France (Paris, Montpellier), du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de Suisse, d’Italie, d’Espagne, de Russie, d’Autriche et de Pologne.

En plus de la coopération scientifique, les chercheurs projettent également d’organiser des conférences et de diffuser des revues dans le domaine de la bioinformatique des virus, afin de lui donner davantage de visibilité internationale. Cela permettra de construire des ponts entre les chercheurs et l’industrie pharmaceutique, et de réduire ainsi le temps entre l’acquisition de nouvelles connaissances scientifiques et leur utilisation médicale.

Les chercheurs espèrent en particulier identifier de nouveaux virus et créer une base de données exhaustive et uniforme. De plus, les chercheurs veulent explorer plus en détail les populations de virus et leurs interactions avec les organismes hôtes. Les résultats obtenus permettront de développer de nouvelles méthodes de diagnostic, de nouveaux vaccins et médicaments antiviraux pouvant être utilisé pour lutter contre un vaste éventail de pathologies virales, à la manière des antibiotiques pour les infections bactériennes.


Plus d’informations :

Sources :

Rédactrice : Laura Voisin, laura.voisin[at]diplomatie.gouv.fr – www.science-allemagne.fr

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