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Recherche pour le développement

La France et la recherche pour le développement

La politique française de recherche pour le développement

La mondialisation accroît l’interdépendance entre les Etats et accentue la vulnérabilité des Etats du Sud. La France et les Etats du Sud sont convaincus que l’accès à la science permet une meilleure croissance économique et un développement soutenable. Pour cette raison, la France développe des actions dans les pays du Sud afin de permettre un meilleur partage mondial des savoirs.

Ces actions sont fondées sur les trois piliers de la connaissance : formation, recherche et innovation, en étroite collaboration avec les Etats partenaires. Ces actions font partie intégrante de la diplomatie scientifique française, qui contribue au rayonnement de la recherche scientifique et au maintien de sa compétitivité.

Le monde est confronté à plusieurs défis, qui se font davantage ressentir au Sud. Huit Objectifs du Millénaire pour le Développement ont été définis en 2000 par l’Organisation des Nations unies, dont celui de réduire de moitié la pauvreté dans le monde en 2015. C’est pourquoi la France soutient la communauté scientifique des pays en développement afin qu’elle soit capable de relever les défis économiques, environnementaux, sociaux et culturels du développement.

L’action extérieure de la France en faveur de la recherche pour le développement est une partie indissociable del’Aide publique au développement (APD) française. L’ensemble des acteurs français impliqués dans la recherche pour le développement dépensent chaque année environ 350 millions d’euros, ce qui représente 4% de l’ensemble de l’APD. Ceci permet de lancer de nombreuses initiatives, dont la plupart sont mises en œuvre par des organismes spécialisés dans la recherche pour le développement.

La politique française de recherche au service du développement poursuit quatre principaux objectifs :

- favoriser la formation de jeunes chercheurs et chercheuses ainsi que leur intégration au sein d’équipes internationales ;

- promouvoir la mise en réseau des équipes Sud/Sud et Nord/Sud afin de renforcer les capacités, notamment d’innovation, des pays en développement et de diminuer la fracture scientifique ;

- renforcer l’expertise nationale des pays partenaires pour apporter des réponses aux attentes des décideurs politiques et renforcer le rôle des communautés scientifiques comme acteur de développement ;

- contribuer à la recherche de l’excellence scientifique en mettant en œuvre des initiatives concrètes sur le terrain pour assurer le développement des institutions de recherche et d’enseignement supérieur dans les pays les plus défavorisés.

Les actions de recherche au service du développement

Pour répondre à ces objectifs, le ministère des Affaires étrangères participe au financement des actions des organismes de recherche actifs dans le domaine de la recherche, notamment l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) dont il assure la cotutelle avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Dans le cadre de la mise en œuvre d’actions recherche au service du développement, le ministère des Affaires étrangères s’appuie également sur différents instruments, tels que :

- le fonds de solidarité prioritaire (FSP) a permis au cours de ces dernières années le financement d’une trentaine de programmes de recherche dans presque 60 pays. Ces projets ciblent des besoins prioritairesrépondant aux grands défis de la recherche pour le développement. Ils ont participé au renforcement des équipes et institutions de recherche scientifique du Sud et permis la mise en place de réseaux de recherche. (A titre d’exemple, le FSP mobilisateur PARRAF – Programme d’Appui à la Recherche en Réseau en Afrique)

- l’expertise technique internationale : dans le domaine de la recherche pour le développement, le ministère des Affaires étrangères finance une centaine d’experts techniques internationaux (ETI) assurant un appui institutionnel auprès des décideurs politiques ou des structures nationales et régionales de recherche, notamment dans les domaines de la santé et de l’agronomie. La coopération française privilégie une approche plus approfondie du terrain, sur un temps plus long, mieux adapté à la recherche scientifique.

- la France apporte son soutien à des plateformes de recherche africaines, par exemple le Centre International de Recherche Médicale de Franceville (CIRMF) au Gabon et au Niger le Centre de recherche médicale et sanitaire de Niamey (CERMES), membre du réseau international des Instituts Pasteur.

- les programmes bilatéraux permettent de financer la mobilité internationale des chercheurs et de favoriser l’émergence de nouveaux partenariats (par exemple le COFECUB avec le Brésil). Des partenariats scientifiques régionaux permettent de développer les capacités de recherche dans des zones géographiques regroupant plusieurs pays (par exemple en Asie dans le secteur de la biodiversité et des substances naturelles).

Les six grands défis de la recherche pour le développement

- Santé : pouvoir lutter contre les maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes ainsi que rares ou négligées

- Environnement, eau, climat et risques naturels : mieux comprendre la variabilité climatique, la dynamique des ressources en eau, prévenir les risques naturels et lutter contre la désertification

- Energies et transports : permettre à tous un accès, propre, à l’énergie

- Sociétés : mieux comprendre le processus de mondialisation et les dynamiques de populations actuelles

- Sécurité alimentaire, biodiversité : parvenir à une production alimentaire forte et durable

- Modélisation, mathématiques et technologies de l’information et de la communication : aider le Sud à développer ses propres modèles numériques

Pour en savoir plus :

Mise à jour : avril 2013

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