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L’archéologie française à l’étranger : un moteur pour le développement de formations et partenariats (16 décembre 2016)

L’inscription de l’activité archéologique dans la longue durée et l’avancement de certaines méthodes d’investigation en France font des missions françaises à l’étranger de véritables références à l’échelle mondiale. La reconnaissance de cette expertise française à l’étranger est la source de partenariats solides et fructueux, puisqu’elle contribue à la formation d’une nouvelle génération de chercheurs très prometteurs, dans le monde entier.

La formation et le transfert de connaissances au cœur de partenariats renouvelés

Les missions archéologiques françaises jouent pleinement leur rôle de formation à la recherche, sur le terrain comme dans les laboratoires. En 2016, ce sont en effet plus de 800 doctorants et post-doctorants qui ont été impliqués dans les missions, dont plus du tiers provenaient du pays hôte, sans compter les étudiants de niveau licence ou master, également très nombreux sur les chantiers de fouilles. Ce sont aussi près de 350 bourses de stage ou doctorales qui ont été attribuées, dont la moitié à destination d’étudiants locaux.

Cette dimension internationale de la recherche dépend avant tout des archéologues qui lancent régulièrement de nouveaux projets de coopération. Les ambassades françaises à l’étranger, relais du MAEDI, appuient ces initiatives et permettent le renouvellement des contacts avec les universités sur place. L’action de l’ambassade permet que les responsables des missions françaises à Djibouti, pour ne citer que cet exemple, soient chargés de dispenser des cours à l’université de la capitale.

Le MAEDI permet que, chaque année, plusieurs dizaines de chercheurs étrangers soient accueillis dans des établissements français pour perfectionner leur approche méthodologique dans le cadre de divers programmes de formation, voire pour y réaliser l’ensemble de leur thèse. En 2016, le ministère a mis en place un programme inédit : 15 doctorants des cinq continents se sont vus octroyer une bourse pour venir effectuer un stage d’un mois dans les meilleurs laboratoires français.

Diffuser le savoir, une opportunité pour la coopération

La diffusion et la valorisation de ce savoir très riche sont fondamentales, et c’est pourquoi les missions archéologiques françaises sont à l’origine de connexions fortes avec les institutions culturelles et scientifiques dans les pays hôtes. Les membres des missions participent à de nombreux colloques tant nationaux qu’internationaux et contribuent ainsi à la reconnaissance et à la diffusion de la recherche française.

La demande des pays hôtes est parfois à l’origine de ces partenariats. La France est par exemple le seul pays étranger à disposer d’une équipe de recherche en Corée du Nord (Mission archéologique à Kaesŏng, dirigée par E. Chabanol), suite à la sollicitation de la National Authority for the Protection of Cultural Heritage (NAPCH). Cela a débouché sur un programme de formation pour deux chercheurs nord-coréens sur un autre chantier coordonné par le MAEDI, mais également sur une importante exposition au Musée folklorique de Corée (2014).

Les activités de ces missions suscitent ainsi une importante coopération muséale qui permet d’intéresser un large public à cette discipline. Nombreux sont les musées de sites qui naissent au cours des campagnes de fouille, comme c’est le cas cette année au Soudan, sur le site de l’Île de Saï, dont la fouille a été reprise par Vincent Francigny. La construction de ce musée adossé à la maison de fouille a pu être entreprise avec le soutien de la Section française de la direction des antiquités du Soudan (SFDAS) et des Qatar Museum Authorities (QMA). Il permettra de mettre en valeur les très riches collections héritées de cette mission française débutée en 1954, qui a contribué à l’enracinement d’une forte tradition archéologique au Soudan.

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Mise à jour : décembre 2016

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