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Le ministère des Affaires étrangères poursuit son aide aux missions archéologiques françaises dans le monde (10 janvier 2014)

Le ministère des Affaires étrangères a réuni la Commission consultative des recherches archéologiques à l’étranger du 5 au 11 décembre 2013. Lancée en 1945, sous les auspices du général de Gaulle et de Henri Seyrig, cette instance, composée d’experts issus des établissements d’excellence dans le domaine de l’archéologie (Institut de France, Collège de France, CNRS, Musée du Louvre, Deutsche Archäologische Institut, Musée d’ethnographie de Genève, etc.) apporte, depuis près de 70 ans, son expertise scientifique aux projets de missions scientifiques français.

Cette année, la Commission a examiné 187 demandes d’allocation de recherche. Ce chiffre, en hausse par rapport à l’année précédente, prouve à la fois la vitalité des recherches archéologiques françaises à l’étranger et le prestige dont bénéficie ce dispositif sans égal dans le monde. Le ministère des Affaires étrangères, sur l’avis des membres de la commission, a validé 137 missions (36 en Afrique-Arabie, 35 en Asie-Océanie, 32 en Europe-Maghreb, 19 en Orient et 15 en Amérique).

Les domaines suivants ont été privilégiés :

- la recherche et l’innovation, notamment dans l’usage des nouvelles technologies, comme l’analyse des ADN en Sibérie, l’archéométallurgie au Pérou ou encore l’étude des pigments au Caucase ;

- les grandes découvertes civilisationnelles, à l’instar des fouilles menées sur le site d’Ulug Dépé (Turkménistan) qui ont mises à jour l’existence d’un emplacement de relais commercial conjuguée à une administration politique hiérarchisée ;

- la promotion professionnelle de jeunes chercheurs, au moyen d’un appel d’offre spécifique sur l’Asie et d’une aide à la publication des jeunes chefs de missions.

L’évaluation des projets a également tenu compte de deux exigences :

- ouvrir de nouvelles missions, initiative qui a permis de lancer onze nouveaux projets (deux au Liban et un en Namibie, au Soudan, en Grèce, en Italie, en Turquie, en Jordanie, en Mongolie, en Indonésie et dans le Bassin de l’Indus) ;

- prendre en considération les situations politiques  : la Commission a ainsi autorisé la délocalisation de programmes lorsque la situation l’exigeait en créant un programme régional Syrie-Jordanie (Hauran) et en transférant le syrien (Nasriye) vers le Liban (Enfeh). Elle a également validé la reprise de deux missions archéologiques en Iran (Chiraz, Garm Roud) où le redémarrage d’activités communes dans les domaines connexes de l’archéologie et du patrimoine paraît opportun des lors que les conditions le permettront.

En bénéficiant du label de la Commission des recherches archéologiques à l’étranger, ces missions acquièrent une légitimité scientifique auprès de nos partenaires et s’affirment comme un véritable relais de coopération et de rayonnement.

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