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« La France dans les échanges internationaux » - Présentation des chiffres 2015 du commerce extérieur de biens et services par Matthias Fekl (5 février 2016)

Le secrétaire d’État chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger Matthias Fekl a présenté pour la première fois de manière simultanée les chiffres annuels du commerce extérieur de biens (Douanes) et des services (Banque de France).

Cette communication permet de dresser un portrait complet de la situation de la France dans les échanges internationaux en 2015. En adoptant la présentation officielle en vigueur dans les principaux pays développés (Etats-Unis, Allemagne, Royaume-Uni, etc.), le gouvernement favorise ainsi une meilleure prise en compte de l’insertion de la France dans les échanges internationaux.

Principaux chiffres clés

  • Déficit des échanges de biens et services de la France réduit à -9,4 Md€ en 2015, soit son plus bas niveau depuis 10 ans. (Point haut : -41 Md€ en 2011)
  • Solide excédent dans les services : 13,8 Md€. Ce dernier se réduit toutefois par rapport à 2014 principalement du fait du repli de l’excédent dans les services aux entreprises et les transports et voyages.
  • Excédent lié aux activités de négoce en progression : 24,9 Md€ en 2015 après 21 Md€ en 2014.
  • Déficit commercial de la France se réduit de plus de 20% entre 2014 et 2015 pour atteindre -45,7 Md€. 4e année consécutive de réduction.
  • Dynamisme retrouvé des exportations de biens et services : +4,5% en valeur par rapport à 2014 et +5,9% en volume.
  • Augmentation importante du nombre d’entreprises exportatrices en 2015 qui passe de 121 000 à 125 000 (soit +3,1%). C’est notamment le fait d’un afflux de nouveaux exportateurs, particulièrement dans le secteur des services et du commerce. Plus haut niveau depuis 2003.
  • Pour la première fois depuis 8 ans, le solde de la balance courante de la France devrait être quasiment à l’équilibre en 2015.
  • En ce qui concerne les biens, les exportations françaises (+4,3%) progressent plus vite que le commerce mondial (+2,6%), freiné par le ralentissement dans les émergents.
  • La part de marché de la France est stabilisée à 3,1% au niveau mondial.

En termes géographiques, la croissance des exportations françaises est principalement soutenue cette année par les économies avancées, notamment l’Union européenne et les États-Unis. Parmi les économies émergentes, ce sont la Turquie et la Chine qui ont le plus contribué à la hausse de nos exportations, en dépit du ralentissement des importations chinoises en 2015.

  • Image Diaporama - Photo : F. de La Mure / MAEDI

    Photo : F. de La Mure / MAEDI

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    Photo : F. de La Mure / MAEDI

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    Photo : F. de La Mure / MAEDI

Lors de la présentation Matthias Fekl a déclaré :

« Malgré le ralentissement du commerce mondial en 2015, la France a su profiter d’une conjonction de facteurs positifs. La dynamique des exportations démontre la capacité des entreprises françaises à rester compétitives dans un environnement international incertain. Dans ce contexte, l’orientation géographique de nos exports et notre spécialisation sectorielle ont joué en notre faveur, grâce à la reprise de l’activité dans les économies avancées, notamment en zone euro, qui demeure notre premier marché, ainsi qu’au dynamisme de nos exportations dans le secteur des transports et du luxe notamment. Si nous constatons une dégradation du solde commercial hors énergie, la poussée de nos importations, qui est l’une des principales causes de cette dégradation, traduit largement la reprise de l’activité en France. Au niveau des services, la France confirme sa place de grand pays exportateur avec un solide excédent. Autre enseignement : le solde des transactions courantes devrait être pour la première quasiment à l’équilibre depuis huit ans. C’est un facteur de stabilité et de soutenabilité extérieure pour notre économie.

Je me réjouis de constater qu’en 2015, le nombre des entreprises exportatrices a retrouvé son plus haut niveau depuis 2003 avec 125 000 entreprises exportatrices. Dès ma nomination, j’ai fixé comme priorité l’augmentation du nombre d’entreprises exportatrices en France, et notamment des PME/ETI. C’est donc un signal très positif et une réussite collective, portée notamment par l’engagement de l’ensemble des acteurs présents au sein du Conseil stratégique de l’export et dans les régions. En 2016, l’effort d’adaptation et de rationalisation du dispositif français de soutien à l’exportation se poursuivra : d’ici 2017, 3000 PME bénéficieront du parcours simplifié à l’export ; le guichet unique douanier, dématérialisé à 95%, est désormais opérationnel ; 9 500 VIE seront en poste à la fin 2016 contre 9000 en 2015 avec un objectif de 10 000 en 2017. Le programme d’accompagnement personnalisé de 1000 PME/ETI de croissance, mis en œuvre par des conseillers en affaires internationales issus de BpiFrance, Business France et de la Coface, a dépassé ses objectifs en prenant en charge dès 2015 1100 entreprises. Je poursuivrai mon « tour de France des PME », qui m’a conduit à effectuer 42 déplacements cette année, pour travailler main dans la main avec toutes les grandes régions, dont les compétences renforcées et la connaissance du terrain contribuent au redressement de notre commerce extérieur. Le 15 février, avec le lancement du portail France-International, les entreprises bénéficieront d’un point d’entrée unique pour faciliter leur accès aux outils de soutien et d’accompagnement disponibles. Parallèlement, la stratégie sectorielle, autour des familles prioritaires à l’export, permettra d’accompagner encore davantage d’entreprises dans nos secteurs clés, et de renforcer l’accès aux marchés dans les pays tiers. »


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