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La France à l’OCDE

Présentation générale

L’OCDE, dont le siège est à Paris, vise à aider ses membres à promouvoir une croissance économique de long terme et à améliorer le niveau de vie des populations.

L’OCDE se concentre sur le volet réglementaire et quantitatif des politiques publiques. Elle n’octroie pas de financements, contrairement aux institutions financières internationales telles que la Banque Mondiale ou le Fonds Monétaire International.

L’OCDE compte aujourd’hui 35 membres, essentiellement des pays développés. Les travaux se déroulent au sein de 230 comités et groupes de travail qui attirent chaque année près de 40.000 experts issus, non seulement des différents pays membres, mais aussi de pays non-membres sur un nombre important de thèmes, notamment les prévisions économiques, la fiscalité, l’environnement, l’éducation ou la corruption.

L’OCDE remplit pour ses membres une triple fonction : productrice d’études et de statistiques ; espace d’échange et d’apprentissage ; instance de diffusion de normes et standards. L’OCDE est ainsi un instrument d’apprentissage multilatéral pour les nombreux experts nationaux, permettant de diffuser les concepts, les instruments et les normes de l’Organisation au sein des Etats membres et des Etats partenaires. Elle s’appuie sur une large palette d’instruments : conventions contraignantes, recommandations, lignes directrices ou mécanismes de revue par les pairs.

L’OCDE est également un acteur reconnu pour la définition des politiques d’aide au développement, à travers les travaux de son Comité d’Aide au Développement (CAD) qui réunit les 29 principaux bailleurs bilatéraux. Il élabore les définitions et modalités de suivi des politiques d’aide, recense les montants d’aide publique et les meilleures pratiques.

L’OCDE dans la gouvernance mondiale

L’OCDE, soucieuse de devenir le « secrétariat de la mondialisation », a su capitaliser sur sa transversalité et sa flexibilité pour s’adosser aux instances de la gouvernance mondiale. L’OCDE est l’une des sept organisations internationales qui collaborent de façon constante avec le G20 (rapports sur commandes adossés lors de sommets, utilisation des ressources de l’organisation pour des initiatives spécifiques.

Des structures ad hoc hébergées à l’OCDE ont également été créées à l’initiative de certains Etats membres, du G7/G8 (GAFI) ou avec l’appui du G20 (Forum mondial sur la transparence et l’échange d’informations en matière fiscale). Elles bénéficient de l’expertise de l’OCDE, d’un support logistique ainsi que des méthodes de travail éprouvées de l’organisation. Aujourd’hui, ces structures sont celles qui sont le plus sollicitées au niveau international, pour appuyer la décision publique, notamment dans les pays du G20.

Prenant acte du basculement progressif du centre de gravité de l’économie mondiale l’OCDE a en outre amorcé une ouverture aux pays émergents avec :

- des adhésions en cours : l’adhésion à l’OCDE implique de reprendre « l’acquis » politique, économique et technique en adhérant aux grandes conventions de l’OCDE et de partager des valeurs communes ;

- une réflexion sur les modalités d’association des « partenaires clés » de l’OCDE : Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Indonésie. Lancé en 2007, ce processus s’est traduit par une participation plus étroite des cinq pays aux travaux d’un vaste ensemble des comités de l’OCDE.

Mise à jour le 8 juin 2016


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