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L’action de la France au G8 et au G20

L’action de la France dans le cadre du G20

Objectifs

Le G20 se réunit au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement depuis la crise financière de 2008, dont il a contribué à la gestion et à la résolution. Au-delà de la gestion immédiate de la crise, le G20 s’est imposé comme une enceinte de discussion informelle et de pilotage de l’économie mondiale et des questions globales.

Le G20 se réunit au niveau des chefs d’Etat à l’occasion d’un sommet annuel organisé au second semestre. Des sommets extraordinaires peuvent être convoqués par la présidence si l’actualité l’exige. Le G20 se réunit par ailleurs au niveau ministériel pour évoquer les principaux dossiers internationaux relevant d’un champ ministériel donné. Les réunions des chefs d’Etats aussi bien que celles des ministres se concluent par un communiqué qui souligne les principaux points d’accord des pays du G20.

Membres

Le G20 est souvent présenté comme le « premier forum de coopération économique mondial ». Il réunit 19 pays ainsi que l’Union Européenne, et accueille des représentants du FMI et de la Banque Mondiale.

Présidence

Le G20 existe depuis 1998 au niveau des ministres des finances et des gouverneurs de Banques centrales. En 2008, la France a soutenu la réunion du G20 au niveau des chefs d’Etat et en a exercé la présidence en 2011 (Sommet de Cannes). La France voit dans le G20 une enceinte de dialogue unique entre pays développés et grands pays émergents, propre à répondre aux défis économiques immédiats et futurs.

Actions, positions et engagements de la France

Au sein de l’enceinte, la France encourage une action diversifiée du G20, y compris dans des domaines non strictement économiques, comme le domaine social (task force pour l’emploi créée sous sa présidence), le domaine agricole (sécurité alimentaire et réponse au défi démographique en matière agricole), le domaine du développement et la promotion des Objectifs du Développement Durable (ODD) et le dialogue du G20 avec les organisations régionales (UA, CEDEAO, ASEAN, APEC) et les Nations Unies.

Dans le domaine économique, la France soutient les efforts du G20 visant à écarter le protectionnisme en matière commerciale, à favoriser une trajectoire soutenable dans la gestion des dettes publiques, à encourager la demande intérieure dans les pays dont la dette est soutenable, à mettre en place une régulation et une supervision renforcées et mieux coordonnées des marchés et établissements financiers dans les cadres législatifs des États membres et à rééquilibrer la gouvernance financière internationale dans le cadre des institutions de Bretton Woods.

Dans le domaine financier et fiscal, plus spécifiquement, la France soutient l’action du G20 visant à réguler et à superviser les institutions financières (institutions d’importance systémique au niveau mondial et national, banques et assurances). Elle est également à l’initiative sur la lutte contre les juridictions non coopératives (« paradis fiscaux »), la régulation du système bancaire parallèle (institutions n’ayant pas le statut de banques mais servant d’intermédiaires financiers), la régulation des agences de notation et la lutte contre la volatilité des prix des matières premières (énergétiques et agricoles).

Réunions ministérielles

La présidence du G20 organise des réunions ministérielles, qui préparent les sujets qui feront l’objet du communiqué du Sommet. Ces instances ont toutefois un ordre du jour autonome et donnent lieu à des communiqués rendus publics.

L’action de la France dans le cadre du G7

Objectifs

Créé à l’initiative de la France en 1975 pour faire face au premier choc pétrolier, le G7 est un groupe informel d’économies avancées qui se réunit une fois par an lors d’un Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. Il a essentiellement un rôle d’orientation et d’impulsion politiques.

Les membres du G7 s’efforcent d’identifier ensemble des mesures à prendre, là où leur action conjointe peut apporter une valeur ajoutée, sur les grandes questions touchant aux enjeux politiques de la sécurité et de la mondialisation. Le G7 n’est pas une institution internationale et ne prend pas de mesures à caractère obligatoire.
Le G7/G8 a été, au cours des quarante dernières années, la principale enceinte d’orientation et d’impulsion au plan international dans des domaines de plus en larges au fil du temps : économie dès l’origine, mais aussi développement, paix et sécurité, environnement et changement climatique. Il a permis la mise en place d’un cadre collectif de régulation de la mondialisation.

Sa valeur ajoutée réside dans son efficacité, fondée sur son caractère direct et informel, la tradition de travail en commun et une volonté partagée par ses membres d’assumer leurs responsabilités. Les engagements souscrits dans le domaine du développement font l’objet depuis 2010 d’un exercice annuel de « redevabilité ».

Membres

Les membres du G7 sont la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon, l’Italie et le Canada. Composé de six membres à sa création en 1975, puis de sept avec le Canada en 1976, le groupe est devenu le G8 avec l’inclusion progressive de la Russie à partir de 1998. Dans le contexte de la crise russo-ukrainienne, les membres du G7 ont décidé en mars 2014 de suspendre les travaux du G8 alors sous présidence russe. Le sommet de Bruxelles (4-5 juin 2014) a confirmé la reprise de l’ensemble des travaux du G8 sous un format G7. L’Allemagne, qui devait succéder à la Russie en 2015, a pris la présidence du G7 à l’issue de ce Sommet. L’Union européenne (à l’époque la CEE) est associée depuis 1977. Les membres du G7 représentent environ 10 % de la population mondiale, 55% du PIB et 65% du commerce international.

Présidence

Le G7 est présidé à tour de rôle, du 1er janvier au 31 décembre d’une année donnée, par chacun des membres dans l’ordre suivant : France, États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, Italie et Canada. L’Union européenne participe également au G7 ; elle est représentée au Sommet par le Président du Conseil européen et le Président de la Commission européenne.

Le pays assumant la présidence organise et accueille le Sommet, et le prépare en convoquant en amont des réunions ministérielles, de hauts fonctionnaires et d’experts. La présidence est également responsable de la communication au nom du G7 et des relations avec les pays non membres du G7, les organisations internationales, les ONG et la société civile en général.

La France a présidé le G8 en 2011 pour la sixième fois (sommet de Deauville). Par le passé, elle a accueilli les Sommets de Rambouillet en 1975, de Versailles en 1982, de Paris en 1989, de Lyon en 1996 et d’Evian en 2003.

La présidence du G7 est occupée en 2015 par l’Allemagne. Le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement s’est tenu à Elmau, en Bavière, les 7-8 juin 2015.

Réunions ministérielles

La présidence organise également des réunions ministérielles, qui préparent le Sommet mais ont également leur propre ordre du jour et font l’objet de communiqués rendus publics.

Les Ministres des Affaires étrangères se réunissent une fois avant le Sommet et une deuxième fois en septembre à New York à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) pour discuter des questions de politique étrangère et de sécurité.

Liens utiles :

- Site de l’université de Toronto, centre d’information sur le G20

Mise à jour : 09.11.15


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