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La France à l’OCDE

Présentation générale

L’OCDE, dont le siège est à Paris, se fixe pour but d’apporter une aide à ses membres en vue d’une croissance économique de long terme et de l’amélioration du niveau de vie des populations. Contrairement aux institutions financières internationales telles que la Banque Mondiale ou le Fonds Monétaire International, l’OCDE n’octroie pas de financements.

L’OCDE compte aujourd’hui 34 membres, essentiellement des pays développés, et regroupe plus de 200 comités et groupes de travail qui attirent chaque année près de 40.000 experts issus non seulement des différents pays membres mais aussi de pays non-membres sur un nombre important de thèmes.

L’OCDE remplit pour ses membres une triple fonction : productrice d’études et de statistiques ; espace d’échange et d’apprentissage ; instance de diffusion de normes et standards. L’OCDE est ainsi un instrument d’apprentissage multilatéral pour les nombreux experts nationaux, permettant de diffuser les concepts, les instruments et les normes de l’Organisation au sein des Etats membres et des Etats partenaires. Elle s’appuie sur une large palette d’instruments d’action (conventions contraignantes, instruments de droit mou (« soft law ») comme les recommandations ou lignes directrices, mécanismes de revue par les pairs, conseils), au service d’une analyse des politiques structurelles des Etats et d’une approche transversale des problématiques de la mondialisation.

L’OCDE est également un acteur reconnu pour la définition des politiques d’aide au développement, à travers les travaux de son Comité d’Aide au Développement (CAD) qui réunit les 24 principaux bailleurs bilatéraux. Il élabore les définitions et modalités de suivi des politiques d’aide, recense les montants d’aide publique et les meilleures pratiques.

L’OCDE dans la gouvernance mondiale

L’OCDE, soucieuse de devenir le « secrétariat de la mondialisation », a su capitaliser sur sa transversalité et sa flexibilité pour s’adosser aux instances plus informelles de la gouvernance mondiale. L’OCDE est l’une des sept organisations internationales qui collaborent de façon constante avec le G20 (rapports commandés et remis aux sommets, utilisation des ressources de l’organisation pour des initiatives ad hoc). Depuis une vingtaine d’années, l’OCDE a également développé des formes de travail alternatives à sa traditionnelle structuration en directions et en comités. Des structures ad hoc, à l’initiative de certains Etats membres, du G7/G8 (GAFI) ou avec l’appui du G20 (Forum mondial sur la transparence et l’échange d’informations en matière fiscale) ont été créées, pour des durées limitées, renouvelées régulièrement et hébergées à l’OCDE. Elles bénéficient de l’expertise de l’OCDE, d’un support logistique ainsi que des méthodes de travail éprouvées de l’organisation. Aujourd’hui, ces structures sont celles qui sont le plus sollicitées au niveau international, comme aide à l’orientation et à la décision politique, notamment par les pays du G20 et celles qui sont les plus ouvertes aux pays non-membres, en particulier les économies émergentes.

Prenant acte du basculement progressif du centre de gravité de l’économie mondiale l’OCDE a en outre amorcé une ouverture aux pays émergents avec :

  • le processus d’adhésion de la Russie, débuté en 2007, qui pourrait se conclure en 2014. La France soutient cette adhésion tout en suivant avec vigilance le processus de négociations : l’adhésion à l’OCDE impliquera non seulement de reprendre « l’acquis » politique, économique et technique en adhérant aux grandes conventions de l’OCDE, mais également de partager des valeurs communes ;
  • la poursuite de la réflexion sur les modalités d’association des « Partenaires clés » de l’OCDE (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Indonésie). Lancé en 2007, ce processus s’est traduit par une participation plus étroite des cinq pays aux travaux d’un vaste ensemble de comités de l’OCDE. La participation des partenaires clés n’a cependant pas été aussi importante qu’escomptée et l’enjeu est aujourd’hui d’accroître l’attractivité de l’Organisation tout en responsabilisant davantage ses partenaires (présence plus active au sein des comités, convergence à terme vers un socle de normes promues par l’OCDE).

Mise à jour : 13.03.13


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