Accès rapide :

L’action de la France au G8 et au G20

L’action de la France dans le cadre du G8

Créé à l’initiative de la France en 1975 pour faire face au premier choc pétrolier, le G8 est un groupe informel d’économies avancées qui se réunit une fois par an lors d’un Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. Il a essentiellement un rôle d’orientation et d’impulsion politiques.

Membres

Les membres du G8 sont la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, l’Allemagne, le Japon, l’Italie et le Canada. Composé de six membres à sa création en 1975, puis de sept avec le Canada en 1976, le groupe est devenu le G8 avec l’inclusion progressive de la Russie à partir de 1998. L’Union européenne (à l’époque la CEE) est associée depuis 1977. Les membres du G8 représentent environ 12 % de la population mondiale, 50% du PIB, et les deux tiers du commerce international.

Objectifs

Les membres du G8 s’efforcent d’identifier ensemble des mesures à prendre, là où leur action conjointe peut apporte une valeur ajoutée, sur les grandes questions touchant aux enjeux politiques de la sécurité et de la mondialisation. Sans personnalité juridique, ni secrétariat permanent, le G8 n’est pas une institution internationale et ne prend pas de mesures à caractère obligatoire.

Le G8 a été, au cours des trente dernières années, la principale enceinte d’orientation et d’impulsion au plan international dans des domaines de plus en larges au fil du temps : économie dès l’origine, mais aussi développement, paix et sécurité, environnement et changement climatique. Il a permis la mise en place d’un cadre collectif de régulation de la mondialisation.

Sa valeur ajoutée réside dans son efficacité, fondée sur son caractère direct et informel, la tradition de travail en commun et une volonté partagée par ses membres d’assumer leurs responsabilités.

Présidence

Le G8 est présidé à tour de rôle, du 1er janvier au 31 décembre d’une année donnée, par chacun des membres dans l’ordre suivant : France, États-Unis, Royaume-Uni, Russie, Allemagne, Japon, Italie et Canada. L’Union européenne participe également au G8 ; elle est représentée au Sommet par le Président du Conseil européen et le Président de la Commission européenne.

Le pays assumant la présidence organise et accueille le Sommet, et le prépare en convoquant en amont des réunions ministérielles, de hauts fonctionnaires et d’experts. La présidence est également responsable de la communication au nom du G8 et des relations avec les pays non membres du G8, les organisations internationales, les ONG et la société civile en général.

La France a présidé le G8 en 2011 pour la sixième fois. Par le passé, elle a accueilli les Sommets de Rambouillet en 1975, de Versailles en 1982, de Paris en 1989, de Lyon en 1996 et d’Evian en 2003. La présidence est occupée en 2013 par le Royaume-Uni. Le dernier Sommet s’est tenu à Lough Erne (Irlande du Nord) les 17 et 18 juin 2013.

Réunions ministérielles

La présidence organise également des réunions ministérielles, qui préparent le Sommet mais ont également leur propre ordre du jour et font l’objet de communiqués rendus publics.

Les Ministres des Affaires étrangères se réunissent une fois avant le Sommet et une deuxième fois en septembre à New York à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) pour discuter des questions de politique étrangère et de sécurité.

L’action de la France dans le cadre du G20

Enjeux

Le G20 est souvent présenté comme le « premier forum de coopération économique mondial ». Il a pour but de fournir des réponses durables à la crise financière et économique déclenchée en 2008, qui a motivé sa création. Les chefs d’Etat réunis en sommet annuel prennent des engagements de façon à ce que leurs politiques économiques nationales contribuent efficacement à la résorption de la crise mondiale.

Les grands enjeux pour assurer les conditions d’une croissance durable, forte et équilibrée sont les suivants :

  • refus du protectionnisme
  • retour à une trajectoire soutenable des dettes publiques
  • encouragement de la demande intérieure dans les pays dont la dette est soutenable
  • mise en place coordonnée de régulation et de supervision des marchés et établissements financiers dans les cadres législatifs des États membres
  • rééquilibrage de la gouvernance financière internationale dans le cadre des institutions de Bretton Woods et renforcement de leurs moyens.

Actions, positions et engagements de la France

La France a soutenu la création du G20 au niveau des chefs d’Etat en 2008 (il existait depuis 1998 au niveau des ministres des finances et des gouverneurs de Banques centrale), et en a exercé la présidence en 2011 (Sommet de Cannes). La France voit dans le G20 une enceinte de dialogue unique entre pays développés et grands pays émergents, propre à répondre aux grands défis économiques immédiats et à venir.

Au sein de l’enceinte, la France encourage une action diversifiée du G20, y compris dans des domaines non strictement économiques, comme le domaine social (task force pour l’emploi créée sous sa présidence), le domaine agricole (sécurité alimentaire et réponse au défi démographique en matière agricole), le domaine du développement et le dialogue du G20 avec les organisations régionales (UA, CEDEAO, ASEAN, APEC) et les Nations unies.

Dans le domaine financier, la France soutient l’action du G20 pour réguler et superviser les institutions financières (institutions d’importance systémique au niveau mondial et national, banques et assurances). Elle est également à l’initiative sur la lutte contre les juridictions non coopératives (« paradis fiscaux »), la régulation du système bancaire parallèle (institutions n’ayant pas le statut de banques mais servant d’intermédiaires financiers), la régulation des agences de notation et la lutte contre la volatilité des prix des matières premières (énergétiques et agricoles) ;

Liens utiles :

Mise à jour : 13.03.13


PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014