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La politique de promotion de la RSE au service du développement dotée d’une feuille de route

Celle-ci a été adoptée le 18 février 2013 – Extraits :

En cosignant la déclaration finale du Sommet des chefs d’Etat de la Francophonie par laquelle ses membres "s’engage[nt] à promouvoir la responsabilité sociale et environnementale des entreprises et (…) à adhérer aux instruments, normes et principes internationaux pertinents », le président de la République a signifié l’importance du sujet pour la France et la nécessité d’une coopération exigeante sur ce thème avec les pays en développement. (…) Axes d’action :

- A. Proposer à un certain nombre de gouvernements une coopération dans la construction de leurs normes nationales de RSE. A l’offre française de coopération en matière de gouvernance démocratique, doit être ajouté un volet « appui à la gouvernance RSE ». Chaque ambassade est invitée à identifier les besoins et à formuler l’offre correspondante. Celle-ci pourra en particulier intégrer les indicateurs formalisés par les agences multilatérales lors des travaux du G20 Développement, qui visent à identifier les investissements étrangers maximisant les retombées en termes d’emplois et de valeur ajoutée durable dans les pays à faible revenu.

- B. Accompagner les initiatives collectives d’entreprises et d’associations locales promouvant la RSE dans les pays en développement. (…) S’appuyer sur les meilleures pratiques des entreprises françaises et capitaliser sur les initiatives internationales telles le Pacte Mondial des Nations Unies. La préservation de l’environnement, les conditions de travail satisfaisantes et les retombées sociales et économiques de l’activité des entreprises doivent être mises en avant et encouragées, de même que la place faite au commerce équitable. (…)

- C. Accompagner les initiatives des acteurs français contribuant à la production de biens et services de base concourant à la lutte contre la pauvreté ou le changement climatique, et à la préservation de la sécurité alimentaire ou de la santé individuelle et collective. Les priorités sectorielles de la diplomatie économique française appuieront les actions de développement économique, les efforts de réduction des émissions de GES et d’adaptation au changement climatique, les systèmes agricole et agroalimentaire durables et les actions de prévention et de soin en matière de santé accessibles au plus grand nombre et aux plus démunis. Dans les secteurs de l’alimentation, de l’eau, de la santé et des télécommunications, des potentiels importants de coopération existent et sont susceptibles de valider des modèles économiques offrant des produits adaptés aux besoins prioritaires des plus pauvres. (…) Des initiatives concluantes en matière de services « à la base de la pyramide » peuvent influer positivement sur le modèle local de développement. (…)

La transversalité du thème de la RSE impose une organisation adaptée au service de l’offre de coopération de la France dans ce domaine. Une organisation interservices (SCAC, service économique, conseiller social, Institut Français) associant l’antenne de l’AFD et animant régulièrement des échanges avec les acteurs économiques privés français devrait voir le jour au sein de chaque ambassade où cela paraît pertinent. Elle devrait permettre d’identifier les actions de coopération technique, d’appui en recherche scientifique, les invitations et missions, ainsi que les moyens disponibles pour répondre avec efficacité aux besoins de développement du pays, mais aussi valoriser les entreprises françaises dans la composante sociale et environnementale de leur offre de biens et services.

Pour aller plus loin :

(Mise en ligne : 01.03.13)


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