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Diplomatie économique

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Brève

Découvrez la diplomatie économique sur le terrain en Ethiopie, dans l’émission "Intelligence économique" de France 24 (12 avril 2013)

Découvrez dans l’émission "Intelligence économique" sur France 24 animée par le journaliste Ali Laïdi, ce qu’est concrètement la diplomatie économique. Vous pourrez y voir l’action concrète du réseau diplomatique français sur le terrain dans le domaine économique.

Faire de la diplomatie économique une priorité - Plan d’action pour le Quai d’Orsay

Le redressement économique est la priorité de la France. Il passe notamment par l’international. Dans un monde globalisé, la redistribution des cartes de la puissance repose en effet en grande partie sur le critère économique. La France doit appréhender cette diplomatie économique comme un facteur essentiel d’influence et de croissance. Le ministère des Affaires Etrangères doit y contribuer de façon décisive. La diplomatie économique devient donc une priorité majeure du Quai d’Orsay.

Notre diplomatie économique, qui est aussi écologique, poursuivra deux objectifs complémentaires :
- soutenir nos entreprises sur les marchés extérieurs ;
- attirer vers notre pays des investissements étrangers créateurs d’emplois.

La promotion de nos intérêts économiques constitue déjà l’une des missions du ministère des Affaires étrangères, tant en Administration centrale que dans notre réseau d’ambassades. Chacun reconnaît la disponibilité de celles-ci et de leurs services lorsqu’ils sont sollicités. Mais notre diplomatie, mobilisée par des préoccupations traditionnelles et par la multiplication des crises, n’a pas toujours pu adapter ses objectifs, ses moyens et son organisation pour faire de l’enjeu économique une priorité. Elle n’a pas encore assez le « réflexe économique ».

Notre dispositif de soutien extérieur est en effet morcelé, trop peu lisible pour les entreprises - surtout les PME et les Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) - et pas toujours assez efficient : nos ambassadeurs, le réseau des conseillers économiques, l’agence Ubifrance pour le développement international des entreprises, la COFACE pour les garanties, l’AFII pour les investissements étrangers, OSEO pour l’innovation, les Chambres de commerce, le réseau des conseillers du commerce extérieur s’attachent à remplir le mieux possible leurs missions mais les synergies entre ces différents outils ne sont pas pleinement établies. Nous devons être davantage tournés vers les gisements de croissance (‘BRICS’ notamment) et vers le démarchage à l’étranger des groupes et personnes susceptibles d’investir en France.

On note aussi que le plus souvent les grands contrats sont mieux suivis que le commerce courant et les grandes entreprises que les PME/ETI –qui devront bénéficier dès l’an prochain de l’action internationale de la Banque Publique d’Investissement (BPI). Les initiatives régionales ne sont pas assez coordonnées. La question centrale des liens entre le maintien, voire le développement, de la base territoriale française des entreprises et leur présence à l’étranger n’est pas toujours suffisamment cernée. Enfin, l’enjeu des investissements étrangers sur le sol national est parfois sous-estimé et au plan européen le principe de réciprocité dans les échanges entre l’Union et le reste du monde reste trop peu défendu.

Certes, l’action de l’administration ne remplace pas celle des entreprises elles-mêmes, et de nombreux autres départements ministériels que celui des Affaires étrangères sont concernés par cette action.

Certes, notre compétitivité dépend de plusieurs facteurs, il faut l’aborder sans tabous (cf. le rapport de Louis Gallois). Mais, compte tenu de l’importance et de l’urgence de redresser notre économie, en particulier notre balance commerciale, un plan spécifique d’action est indispensable pour le Quai d’Orsay, en liaison avec les autres administrations compétentes.

La diplomatie économique et écologique a été le thème central de la « Conférence des Ambassadeurs » ouverte le 27 août par le Président de la République et réunie au ministère des Affaires étrangères.

Le ministre a présenté un plan d’action pour la diplomatie économique qui comporte neuf propositions, qui sont en cours de mise en œuvre :

1. Faire du soutien de nos entreprises à l’international (en particulier les PME et ETI) et de la promotion de la « destination France » pour les investissements étrangers, une instruction prioritaire et permanente de notre réseau diplomatique.

2. Créer au Quai d’Orsay une Direction spécifiquement dédiée au soutien aux entreprises (grands groupes mais aussi PME et ETI) et aux affaires économiques.

3. Positionner l’ambassadeur à la tête de l’« équipe France de l’export », en rassemblant sous sa tutelle l’ensemble des structures publiques d’appui aux entreprises à l’international, et en les simplifiant lorsque nécessaire. Un Conseil économique sera mis en place autour de chaque ambassadeur dans nos principaux postes.

4. Mettre en place, au sein de chaque poste diplomatique traitant d’enjeux règlementaires ou normatifs (notamment au niveau de l’Union européenne et particulièrement dans la négociation des accords commerciaux bilatéraux et multilatéraux), des procédures simples permettant aux entreprises d’exposer en amont et dans le cours des négociations, leurs attentes, leurs préoccupations et leurs intérêts. Dans les négociations européennes et internationales, le principe de réciprocité sera systématiquement défendu.

5. Renforcer la dimension économique dans les visites et entretiens ministériels.

6. Développer les liens entre nos outils d’influence (formation des étudiants étrangers, bourses, réseau scolaire à l’étranger, Institut Français, etc.) et la promotion de nos intérêts économiques.

7. Désigner, pour quelques pays, des personnalités de stature internationale afin d’y accompagner notre diplomatie.

8. Renforcer la dimension économique dans la formation de nos diplomates et encourager les profils disposant d’une compétence économique, notamment dans les domaines de l’export, des problèmes spécifiques aux PME, de l’innovation.

9. Ouvrir davantage le Quai d’Orsay aux entreprises et développer le dialogue régulier avec les partenaires économiques et sociaux (journée annuelle « portes ouvertes du Quai d’Orsay », messages aux entreprises dans le cadre des points de presse, diffusion des informations économiques sur les sites Internet et les réseaux sociaux du ministère…).

Mise en ligne : 14.02.13

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