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Les relations OTAN-Russie

Le Sommet OTAN-Russie en marge du Sommet de Lisbonne (novembre 2010) avait permis d’initier une dynamique positive des relations OTAN-Russie, dans le contexte tant de la relance de la relation américano-russe que des efforts français et allemands pour amener Moscou à une attitude plus coopérative. La France a aussi été à l’origine de la création de la relation OTAN-Russie.

Cette nouvelle dynamique a cependant trouvé ses limites dès 2011 dans un contexte électoral russe marqué par une rhétorique très agressive envers l’Alliance. Vladimir Poutine, depuis sa réélection, a indiqué qu’il était disposé à travailler avec l’OTAN, sans pour autant participer au Sommet de Chicago en mai 2012, en raison de divergences sur le dossier de la défense antimissile. Après un an de vacance du poste, la Russie a désigné un nouvel ambassadeur auprès de l’OTAN, A. Grouchko, arrivé fin novembre 2012.

La coopération OTAN-Russie dans le domaine de la défense anti-missile balistique annoncée lors du sommet de Lisbonne en novembre 2010, n’a pas réellement démarré, les positions des acteurs s’étant figées autour de lignes rouges incompatibles. La Russie maintient depuis le milieu de l’année 2011 des exigences inacceptables pour les Alliés concernant les modalités de la coopération sur la défense anti-missile (demande de garanties juridiquement contraignantes, et d’une répartition par secteurs). On ne peut exclure toutefois que Russes et Américains aient intérêt à trouver un terrain d’entente. De nouvelles propositions pourraient arriver courant 2013 après la mise en place de la nouvelle équipe américaine.

Cependant, la coopération OTAN-Russie ne se résume pas à la défense anti-missile. Elle a déjà porté ses fruits dans plusieurs autres domaines :

- Afghanistan : la Russie fait preuve d’une attitude globalement constructive sur l’Afghanistan, notamment en matière de lutte antidrogue, d’équipement et de formation des forces de sécurité afghanes. La lutte contre le trafic de stupéfiants est une priorité pour la Russie dans la région. Par ailleurs, la Russie se montre globalement coopérative sur le dossier du transit. C’est en tout cas un partenaire incontournable, quelles que soient les options finalement privilégiées pour le retrait des matériels d’Afghanistan. La coopération avec la Russie en Afghanistan revêt d’autant plus d’importance dans le contexte du retrait de la FIAS (Force international d’assistance et de sécurité).

- Lutte contre le terrorisme : l’Initiative sur l’espace aérien en coopération (Cooperative Airspace Initiative, CAI) est un succès. Lancée en 2002 dans le contexte de l’après-11 septembre, et devenue opérationnelle fin 2011, elle établit un mécanisme d’alerte avancée dans le cas d’activités aériennes suspectes, et notamment les menaces terroristes, à travers des échanges de données radar, des lignes de communication dédiées et des procédures communes agréées. On peut mentionner d’autres projets en cours, comme le programme STANDEX qui vise à nous doter d’outils pour la détection d’engins explosifs dans les transports en commun, dont les premiers essais seront réalisés dans le métro parisien en mai 2013.

- La session ministérielle informelle de décembre 2012 a notamment été centrée sur l’Afghanistan afin de mettre en valeur un axe de convergence entre l’OTAN et la Russie.

Pour en savoir plus :

Mise à jour : janvier 2013


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