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Questions-réponses sur le Sommet de l’OTAN à Chicago (18 et 19 avril 2012)

Questions générales

Un mois avant le Sommet, à quoi sert la réunion ministérielle de Bruxelles ?

La réunion des ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l’OTAN, qui se tiendra à Bruxelles les 18 et 19 avril, sera la dernière étape préparatoire avant le sommet qu’accueilleront les États-Unis à Chicago (20 et 21 mai prochains). La France sera représentée à cette session ministérielle par le Ministre de la défense, Gérard Longuet.

Les différents thèmes du sommet de Chicago y seront évoqués entre Alliés :

Il s’agit en priorité de la stratégie de l’OTAN en Afghanistan dans la mise en œuvre de la transition convenue au dernier sommet de l’OTAN, à Lisbonne, et dans le soutien aux forces de sécurité afghanes pour l’après 2014, notamment en matière de formation.

Il s’agit aussi, dans un contexte budgétaire contraint, de maintenir l’autonomie stratégique des Européens en les incitant à un effort de défense soutenu, dans le cadre de l’OTAN, mais aussi au sein de l’UE. Pour les Européens, l’enjeu est de renforcer leurs capacités de défense par des solutions innovantes de mutualisation et de partage.

Enfin, les Ministres étudieront le développement de la défense anti-missile de l’OTAN, avec l’objectif de déclarer une capacité intérimaire à Chicago. Ils examineront aussi la préparation de la revue de défense et de dissuasion de l’Alliance.

Les ministres des Affaires étrangères se réuniront en format contributeurs à la FIAS. Ils auront enfin une session de travail du Conseil OTAN Russie avec M. Lavrov

Qui participera au Sommet de Chicago ?

Le sommet réunit les 28 Alliés au niveau de leurs chefs d’État et de gouvernement.

Pour mémoire les 28 membres de l’OTAN sont : Albanie, Allemagne, Belgique, Bulgarie, Canada, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, États-Unis, France, Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Slovaquie, Slovénie, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Turquie.

Outre les réunions du Conseil de l’Atlantique Nord, plusieurs rencontres avec les partenaires de l’Alliance doivent avoir lieu : une réunion des Alliés avec les contributeurs à la Force internationale d’assistance et de sécurité en Afghanistan sera l’occasion d’évoquer avec eux l’avenir de ce pays. Il est aussi prévu une réunion avec certains des partenaires de l’Alliance, dont plusieurs pays arabes qui ont participé à l’opération en Libye, qui permettra également d’évoquer les enjeux de sécurité communs aux Alliés et à leurs partenaires. Enfin, une réunion des ministres des Affaires étrangères est prévue avec les pays candidats à l’adhésion à l’OTAN.

La France attache une grande importance à la présence de l’Union européenne à ces réunions au niveau du Président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et de la Haute Représentante, Catherine Ashton. Cette présence est naturelle, étant donné le caractère unique et essentiel que l’Alliance a reconnu dans le Concept stratégique à son partenariat avec l’UE, et le rôle que joue de plus en plus cette dernière en tant qu’acteur international.

Le Sommet se tiendra au lendemain de l’élection présidentielle : qui représentera la France ?
Le Sommet de Chicago se tiendra les 20 et 21 mai prochains. La France sera représentée par le Président de la République. Il sera accompagné des Ministres des Affaires étrangères et de la défense.

Qu’attend la France du sommet de Chicago ?

Le sommet de Chicago se tiendra dans un contexte particulier puisqu’il précède de quelques mois les élections aux États-Unis. Dans la foulée du sommet du G8 de Camp David, il fera vraisemblablement l’objet d’une forte attention politique et médiatique.

L’enjeu pour les autorités françaises issues des élections comme pour tous les Alliés sera de traiter dans la cohésion et le respect de chacun les enjeux stratégiques essentiels pour nous :

1- Il s’agit en priorité de la stratégie de l’OTAN en Afghanistan pour laquelle le sommet de Chicago sera décisif. Les autorités françaises présenteront aux Alliés l’évolution de notre présence militaire en Afghanistan.

2- Il s’agit aussi, dans un contexte budgétaire contraint, de maintenir l’autonomie stratégique des Européens en les incitant à un effort de défense soutenu, en coopération dans le cadre de l’OTAN, mais aussi au sein de l’UE.

3- Enfin, nous veillerons aux conditions dans lesquelles pourrait être déclarée une capacité intérimaire pour la défense anti-missile de l’OTAN. Nous veillerons également à ce que la revue de la posture de défense et de dissuasion de l’Alliance maintienne une posture nucléaire robuste, dans un contexte marqué par la persistance des menaces et des inquiétudes internationales, notamment en ce qui concerne l’Iran.

Au total, notre pays exercera son influence au sein de l’OTAN pour qu’elle continue de s’adapter à son environnement stratégique et qu’elle continue de se réformer pour répondre à sa mission essentielle, qui est de protéger et de défendre le territoire et la population de ses membres.

Afghanistan

Nous avons déjà commencé à retirer nos troupes d’Afghanistan, nos Alliés aussi : qu’attend-on de plus de la réunion de Chicago ?

Le sommet de Lisbonne a lancé, fin 2010,la stratégie de transition : celle-ci repose sur la formation des forces afghanes, pour permettre aux Afghans d’assurer eux-mêmes la sécurité et à nos forces de quitter l’Afghanistan.. Le sommet de Chicago précisera cette stratégie jusqu’à la fin de la période de transition (fin 2014). Pour la période qui suivra la transition, le sommet devra définir dans ses grandes lignes le rôle de l’OTAN après la fin de ses missions de combat. Nous devrons donc réfléchir au soutien, sous toutes ses formes,que nous apporterons après 2014 aux forces afghanes de sécurité.

Le Président Obama souhaite que l’OTAN continue de jouer un rôle en Afghanistan sur le long terme : est-ce que nous partageons cet objectif ?

Pour que l’Afghanistan ne redevienne pas un sanctuaire pour le terrorisme international, nous ne pouvons pas nous contenter de retirer nos forces qui combattent l’insurrection. Il faut nous assurer que les forces afghanes seront capables de le faire après notre départ. C’est pourquoi le maintien d’un nombre minimum de formateurs de l’OTAN sera nécessaire après la transition. Mais il faut être très clair : c’est aux forces afghanes qu’il reviendra de combattre les taliban à partir de la fin 2014 ;notre rôle se limitera à former et soutenir les forces afghanes.

Revue et défense anti-missile

- Une revue de posture de défense et de dissuasion est prévue pour le Sommet de Chicago. Est-elle de nature à remettre en cause le rôle de la dissuasion nucléaire ?

Dans le cadre des travaux qui ont préparé le Sommet de Chicago, nous avons veillé, en concertation étroite avec nos proches Alliés, à ce que la posture de l’Alliance, réaffirmé par le concept stratégique agréé au dernier sommet de Lisbonne, ne soit pas affaiblie, dans un environnement stratégique complexe, marqué par l’apparition de nouvelles menaces. Cette concertation étroite devrait permettre un résultat équilibré qui préserve nos intérêts tout en évitant que ce sujet ne donne lieu à des divisions entre les Alliés.

  • Comme c’est traditionnellement le cas dans les textes de l’Alliance depuis 1974, la revue de posture de défense et de dissuasion de l’Alliance prendra acte de l’indépendance de notre dissuasion et de la contribution de nos forces nucléaires stratégiques indépendantes à la sécurité de l’Alliance.
    Quelle est la position française sur la défense anti-missile ?

La France apporte sa contribution au développement de la défense anti-missile dans le cadre de l’OTAN. Nous contribuons pleinement aux travaux en cours et souhaitons qu’ils permettent la déclaration d’une capacité « intérimaire » pour ce dispositif. Nous avons veillé à ce que le dispositif soit développé dans le respect d’un certain nombre de principes et continuerons d’y veiller s’agissant de son évolution vers une pleine capacité opérationnelle, d’ici la fin de la décennie : contrôle politique des Nations, adaptation à l’évolution de la menace, ouverture à la coopération avec la Russie, encadrement du financement commun qui sera limité au commandement-contrôle et bien sûr caractère complémentaire et non substitutif à la dissuasion.

Partenariats

  • Quelle sera la représentation de la Russie ?

    Vladimir Poutine participera à la réunion du G8 aux Etats-Unis le 18 et 19 mai, et le Ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, pourrait participer à la réunion consacrée à l’Afghanistan avec les partenaires de l’OTAN réunis en format « FIAS ». Cette réunion sera l’occasion de saluer la contribution logistique de la Russie aux opérations de la FIAS.

La Russie est un partenaire essentiel pour l’OTAN, avec laquelle elle partage nombre d’intérêts en commun non seulement sur l’Afghanistan, mais également sur des enjeux tels que le terrorisme et la non prolifération. Nous regrettons que la coopération avec Moscou n’ait pu avancer davantage sur la défense anti-missile. Mais ce dossier n’épuise pas la question de la coopération OTAN-Russie qui se poursuit sur d’autres sujets.

- Les partenaires de l’Alliance ont joué un rôle important dans les opérations en Libye. Quel est l’impact de l’expérience libyenne sur les partenariats de l’OTAN ?

L’intervention de l’OTAN en Libye, à laquelle ont participé plusieurs pays arabes, et notamment le Maroc, la Jordanie, le Qatar et les Emirats Arabes Unis, a démontré l’utilité tant sur le plan politique qu’opérationnel des partenariats de l’OTAN avec le monde arabe. Ces cadres de partenariats, développés de longue date, ont en effet permis à l’Alliance de recevoir un appui crucial pour le succès de l’opération Protecteur Unifié.

« Smart Defence »

- Le Secrétaire général de l’OTAN plaide pour une "défense intelligente" : de quoi s’agit-il ?

En temps de crise, les pays de l’Alliance sont confrontés à un double défi : maintenir leurs capacités militaires tout en réduisant leurs dépenses, c’est-à-dire de « faire mieux avec moins ». C’est dans ce contexte que le Secrétaire général a lancé en février 2011 à la conférence du Munich l’initiative de « smart defence » ou « défense intelligente ». Cette initiative vise à renforcer les capacités clés de l’OTAN par une coopération militaire accrue entre nations, en tirant les leçons des dernières opérations alliées, dont la Libye. Concrètement, cela veut dire partager et mettre en commun des équipements militaires.

Dès le Sommet de Chicago, les Alliés devraient confirmer leur intention de participer à de nombreux projets multinationaux répondant à des lacunes identifiées, y compris dans le domaine du soutien, de la protection des forces, de la formation et de l’entraînement. Des projets à forte visibilité devraient également être mis en exergue, notamment dans le domaine du renseignement et de la surveillance (y compris autour d’une flotte de drones).

Les efforts entrepris à l’OTAN sont complémentaires de ceux de l’Union européenne, qui présentera à Chicago une initiative ambitieuse de mise en commun et partage d’équipements militaire, qui porte sur des besoins cruciaux comme les avions ravitailleurs ou le soutien médical. En effet, les équipements dont ont besoin nos armées n’ont pas d’étiquette : ce qui est fait à l’UE peut servir à l’OTAN, et réciproquement. En période de crise, tous les efforts sont bienvenus.

Nouvelles menaces

  • L’OTAN est une Alliance héritée de la Guerre Froide. Que peut-elle faire face à de nouvelles menaces comme les cyber-attaques ?

    Le concept stratégique adopté à Lisbonne a identifié les cyber-attaques, le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massives et de leurs vecteurs comme les trois grandes menaces émergentes auxquelles feront face les Nations de l’Alliance Atlantique dans les années à venir

    Face aux cyber-attaques, qui sont de plus en plus sophistiquées, l’Alliance doit en premier lieu être en mesure de protéger ses propres réseaux, et a un rôle essentiel à jouer pour assister les Alliés, s’ils le demandent, en cas d’attaques, ces derniers restants responsables de la sécurité de leurs propres réseaux et infrastructures.

Concrètement, suite à la décision prise à Lisbonne par les Chefs d’État et de gouvernement, l’OTAN met en place un dispositif centralisé de capacités de cyber défense afin de protéger les réseaux informatiques de l’OTAN. L’Alliance développe également des mécanismes de gestion des crises cyber. Parallèlement, les Nations se sont engagées à renforcer leurs capacités nationales pour consolider notre sécurité collective face à cette menace croissante.

Balkans

  • Vingt ans après la Bosnie, treize ans après le Kosovo, que fait l’OTAN dans les Balkans ?

    Déterminante dans le retour à la paix après les tragédies des années 1990, la présence de l’OTAN dans les Balkans a été considérablement réduite depuis, accompagnant la normalisation progressive de la situation dans la région. Dans le même temps, des Etats des Balkans - la Slovénie, la Croatie et l’Albanie - ont rejoint l’Alliance et participent désormais à la défense collective.

    Aujourd’hui, l’OTAN reste présente au Kosovo, où la KFOR contribue, aux côtés de la mission européenne pour l’état de droit EULEX, au maintien de la stabilité, et en Bosnie-Herzégovine, où le quartier général de l’OTAN à Sarajevo soutient la réforme de la défense bosnienne et où l’opération européenne Althéa bénéficie du soutien de l’OTAN dans le cadre des arrangements dits de "Berlin+".

Le rôle joué par l’OTAN dans cette région a vocation à se réduire encore, à mesure que les Balkans occidentaux progressent sur le chemin de la stabilité régionale et de l’intégration européenne.

Pivot vers l’Asie et gap transatlantique

  • L’effort de défense des Alliés, surtout européens, diminue, tandis que les États-Unis se tournent de plus en plus vers l’Asie. Quelles conséquences pour l’OTAN ?

    Les États-Unis ont annoncé en janvier le renforcement de leur présence dans la zone Asie-Pacifique. C’est aussi notre intérêt que nos Alliés américains s’impliquent dans cette région où se multiplient les enjeux. Dans le même temps, ils ont renouvelé leur engagement aux côtés des Européens. Cela se traduit, par exemple par la poursuite du déploiement du bouclier anti-missile au-dessus de l’Europe et le maintien de forces armées américaines sur le sol européen.

Cette situation exige des Européens qu’ils prennent des responsabilités accrues, dans le cadre de l’Union européenne comme au sein de l’Alliance.
A l’UE, vous le savez, nous encouragerons nos partenaires à s’engager dans la gestion de crises qui engagent nos valeurs et nos intérêts de sécurité. En ce moment, nous sommes en train de préparer le déploiement d’une mission d’assistance et de formation au Niger. Nous préparons également une mission de développement des capacités maritimes régionales dans la Corne de l’Afrique en complément de l’opération européenne Atalante dont la France a pris le commandement.
Les Européens doivent également prendre leurs responsabilités au sein de l’OTAN, comme en Libye, où l’action déterminée de la France et du Royaume-Uni a démontré que nos pays savent, quand il le faut, jouer les premiers rôles et emporter le succès.

Mais la Libye a aussi montré que, pour certaines capacités clés comme le ravitaillement en vol et le renseignement, la dépendance aux moyens américains reste forte. Cela doit inciter les Européens à accentuer leurs efforts, à l’OTAN comme au sein de l’Union européenne.


Réintégration

- Trois ans après son retour dans les structures intégrées de l’OTAN, la France est-elle devenue un Allié comme les autres ?

La France est membre de l’OTAN à part entière, indépendant et solidaire de ses alliés. Lors du sommet de Strasbourg-Kehl en avril 2009, la France a annoncé sa pleine participation à la structure militaire intégrée de l’Alliance, afin de mettre fin au décalage entre la position singulière de la France dans l’OTAN et l’ampleur de ses engagements aux côtés de ses alliés. Ce faisant, elle a renforcé sa capacité d’influence et d’initiative au sein de l’OTAN. Elle n’a pas pour autant pris place au sein du groupe de planification nucléaire, a maintenu une pleine autonomie de décision en matière nucléaire notamment, et continue à défendre ses conceptions et ses intérêts.

- On parle beaucoup des bénéfices de notre réintégration, moins de son coût : qu’en est-il ?

Le coût supplémentaire de notre réintégration reste modeste, dans la mesure où la France participait déjà à la quasi-totalité des budgets de l’OTAN avant 2009. Toutefois, nous avons dû régulariser notre situation, et participer à l’ensemble des budgets alliés, puisque nous participons désormais à toutes les activités de l’Alliance. Pour jouer pleinement notre rôle, nous avons aussi placé 750 officiers et sous-officiers français nouveaux au sein de la structure militaire intégrée de l’OTAN..

Mais nous espérons réduire ce montant, notamment grâce à la réforme en profondeur des structures de l’OTAN. En effet, héritée de la guerre froide, la lourde structure de l’Alliance devait être réduite. Nous en avions fait une condition de notre réintégration, et nous avons obtenu au Sommet de Lisbonne une réforme ambitieuse des structures, pour faire de l’OTAN un outil plus agile et mieux adapté aux enjeux de sécurité du XXIème siècle. Cette réforme permettra des économies supplémentaires pour l’Alliance et pour la France.

Iran/Syrie

- Que fait l’OTAN face à la menace iranienne ?

Ce n’est pas à l’OTAN que se traite la crise de prolifération iranienne, mais dans le cadre du E3+3 (France, Allemagne, Royaume-Uni, États-Unis, Russie et Chine),, qui ont repris, le 13 avril, les discussions avec l’Iran sur le dossier nucléaire. L’irruption de l’OTAN dans ce dossier serait contre-productive.

(Les E3+3 se sont à nouveau montrés unis dans leur détermination à mener un dialogue sérieux avec l’Iran avec l’objectif que ce pays réponde aux préoccupations de la communauté internationale concernant la nature de son programme et qu’il respecte intégralement ses obligations internationales.
Le principe d’une prochaine réunion a pu être agréé. Les discussions à venir seront importantes : l’Iran doit faire des gestes urgents et concrets pour établir la confiance, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et de l’AIEA concernant ce pays.
S’agissant des menaces iraniennes d’un blocage du détroit d’Ormuz, notre position est claire : le blocage du détroit constituerait une violation du droit international et les principaux Alliés présents dans le Golfe disposent déjà des moyens d’y répondre, sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir l’OTAN.

- Y a-t-il un rôle pour l’OTAN dans la crise syrienne ?

Les événements des 9 et 11 avril à la frontière syro-turque sont graves : les tirs syriens du côté turc de la frontière constituent une violation par la Syrie de la souveraineté turque. Nous témoignons à la Turquie notre solidarité d’Allié. Si les Turcs le demandent, il est légitime que les Alliés puissent avoir une discussion sur ces événements.

Nous partageons par ailleurs, avec la Turquie et parmi les Alliés, une même analyse de l’évolution de la situation en Syrie, et une même condamnation de l’évolution du régime syrien et de son bilan humain en morts (plus de 10.000 depuis le début de la crise), en blessés, en déplacés et en réfugiés (dont 25.000 environ au Sud de la Turquie).

Mais notre priorité est aujourd’hui de donner toutes ses chances au plan Annan, et de permettre le déploiement rapide d’une mission d’observateurs crédible des Nations unies. Nous jugerons naturellement les autorités syriennes à leurs actes, et devrons veiller à ce que leurs derniers signaux positifs ne soient pas une nouvelle manœuvre dilatoire. La question d’un rôle pour l’OTAN dans la crise syrienne ne se pose donc pas aujourd’hui.


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